Kokura

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Kokura-shi
小倉市
Administration
Pays Drapeau du Japon Japon
Région Kyūshū
Préfecture Fukuoka
Démographie
Population 305 423 hab.
Densité 1 463 hab./km2
Géographie
Coordonnées 33° 52′ nord, 130° 52′ est
Superficie 20 872 ha = 208,72 km2
Localisation

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Kokura-shi

Kokura (小倉市, Kokura-shi?) était, jusqu'en 1963, le nom d'une ville située sur l'île de Kyūshū au Japon, à proximité de Honshū. En 1963, Kokura fut scindée en deux arrondissements Kokurakita-ku (Kokura-nord) et Kokuraminami-ku (Kokura-sud) pour être intégrée, avec Yahata, Tobata, Moji et Wakamatsu, au sein de la nouvelle ville de Kitakyūshū. La population des deux arrondissements de Kokura est d'environ 400 000 habitants. Kokura est toujours le nom de la gare JR située sur la ligne de Kagoshima. Le shinkansen s'y arrête.

Personnages importants[modifier | modifier le code]

Festival[modifier | modifier le code]

Le festival de Gion à Kokura est appelé « Gion de tambours » et il est dédié à la célébration d'un héros local, Muhomatsu.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Kokura est connue pour avoir échappé à la destruction atomique durant la Seconde Guerre mondiale. Après Hiroshima, Kokura devait être la deuxième ville bombardée et fut préservée des bombardements classiques pendant plusieurs mois à cet effet. Elle avait été choisie à cause de son puissant arsenal fabriquant de l’artillerie et des armes légères dont le fusil Arisaka Type 99[1]. Le , elle était sélectionnée comme solution de repli si une mauvaise visibilité sur Hiroshima empéchait le bombardement. Le , la bombe Fat Man lui était destinée mais les conditions météorologiques et la fumée du au bombardement de Yahata obligèrent le major Charles Sweeney et l'équipage du Bock's Car à détourner leur chemin afin d'être en mesure de bombarder de visu[2],[3].. Après trois survols de Kokura, ils se dirigèrent vers Nagasaki, centre industriel le plus proche, où ils larguèrent la bombe atomique[4].

Le 29 juillet 2014, Satoru Miyashiro, un ancien ouvrier de la société des aciéries Yawata - aujourd'hui Nippon Steel & Sumitomo Metal - révèle qu'à cette époque, il aurait brûlé du goudron en compagnie de plusieurs collègues afin de créer un nuage de fumée au-dessus de la ville de Kokura. L'objectif de cette opération aurait été de protéger la ville contre un survol d'éventuels bombardiers qui auraient pu y larguer une bombe comme celle tombée à Hiroshima le 6 août 1945[5].

Voir aussi et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Markings on Japanese Arisaka Rifles and Bayonets of World War II », sur http://oldmilitarymarkings.com/, (consulté le 13 décembre 2017).
  2. (en) The Atomic Heritage Foundation, « The Bombings of Hiroshima and Nagasaki », sur Atomic Heritage Foundation (en), (consulté le 13 décembre 2017).
  3. (en) Ted Daley, Apocalypse Never : Forging the Path to a Nuclear Weapon-Free World, vol. Rutgers University Press, , 312 p. (ISBN 978-0813546612), p. 240.
  4. (en) Nicholas D. Kristof, « Kokura, Japan: Bypassed by A-Bomb », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  5. (en) « The luck of Kokura », sur Restricted Data: The Nuclear Secrecy Blog (consulté le 27 septembre 2017)