Karl Bodmer

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Karl Bodmer
Photograph of Karl Bodmer (1877).jpg

Karl Bodmer, photoglyptie anonyme publiée en 1877 dans Galerie contemporaine, littéraire, artistique,
Washington, bibliothèque du Congrès.

Naissance
Décès
(à 84 ans)
Barbizon
Nationalité
Activités
Mouvement
Distinction
Chevalier de la Légion d'honneur

Karl Bodmer, également connu comme Johann Carl Bodmer ou Jean-Charles Bodmer, né à Zurich le et mort à Barbizon[1] le , est un peintre, illustrateur et photographe français d'origine suisse.

Il est le père du peintre Rodolphe Bodmer (1853-1923).

Biographie[modifier | modifier le code]

Pehriska-Ruhpa. Guerrier Mœnnitarri costumé pour la Danse du Chien (1840-1843), lithographie d'après Karl Bodmer, Washington, bibliothèque du Congrès.

De 1832 à 1834, Karl Bodmer accompagne le prince Maximilian zu Wied-Neuwied en Amérique du Nord. Les membres de l'expédition embarquent à Rotterdam sur le voilier « Janus » le pour une expédition qui doit durer 28 mois. Au long de ces mois, ils vont longer les rives de l'Ohio, du Missouri et du Mississippi. Karl Bodmer peint de nombreuses aquarelles qui façonneront l'image que les Européens se feront des Amérindiens. Les lithographies de Bodmer, éditées par les Éditions Arthus-Bertrand à Paris, sont toujours une source d'informations importantes pour les actuels amérindiens désireux de retrouver des traces de leur passé. Il laisse un extraordinaire témoignage sur les costumes, les armes, les outils et les mœurs des autochtones nord-américains. Au retour, embarqués à New York le , les membres de l'expédition arrivent au Havre le avec, entre autres, quatre ours grizzly en cage.

Après deux années passées en Rhénanie, il s'installe à Paris en 1836 et expose aux Salons. À cette occasion, il se lie d'amitié avec Théodore Rousseau et Jean-François Millet. Il les rejoint à Barbizon en 1849 et commence à peindre à l'huile. Il réalise alors un grand nombre de dessins et de toiles sur le thème de la forêt de Fontainebleau, ce qui fait qu'on le rattache souvent aux peintres de l'École de Barbizon.

Il fait paraître de nombreuses gravures dans les périodiques de l'époque sur le même thème. À la fin de sa vie, il pratique aussi la photographie[2].

Il s'installe dans une maison au no 38[3] de la Grande Rue du village de Barbizon[4].

Il connaît une reconnaissance officielle de son vivant en France et rencontre le roi Louis-Philippe dès 1839. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1877.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Maximilian Alexander Phil Wied-Neuwied, Voyage dans l’intérieur de l’Amérique du Nord exécuté pendant les années 1832, 1833 et 1834, planches de Karl Bodmer, édition Arthus Bertrand, 1840-1843.
  • Maximilian Alexander Phil Wied-Neuwied, Voyage dans L'intérieur de L'Amérique du Nord pendant les années 1832-1834, planches de Karl Bodmer, Éditions Taschen, 2001.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Puis inhumé à Chailly-en-Bière.
  2. Bernard Marbot et Daniel Challe, Les photographes de Barbizon, la forêt de Fontainebleau, Paris, Hoëbeke/Bibliothèque nationale, 1991, 90 p. Voir un résumé de l'ouvrage sur le Site de l'exposition Gustave Le Gray de la BNF
  3. Plaque sur la maison.
  4. Devenue l'actuel hôtel des Charmettes, au no 40 de la Grande Rue.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]