Kœur-la-Petite
| Kœur-la-Petite | |
Mairie de Kœur-la-Petite. | |
Héraldique |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Meuse |
| Arrondissement | Commercy |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Sammiellois |
| Maire Mandat |
Éric Gilson 2020-2026 |
| Code postal | 55300 |
| Code commune | 55264 |
| Démographie | |
| Population municipale |
256 hab. (2023 |
| Densité | 13 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 51′ 20″ nord, 5° 29′ 45″ est |
| Altitude | Min. 217 m Max. 361 m |
| Superficie | 20,33 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Saint-Mihiel (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Dieue-sur-Meuse |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
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Kœur-la-Petite est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.
Géographie
[modifier | modifier le code]-
Carte de la commune.
-
Entrée
de Kœur-la-Petite.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins versants de la Meuse et de la Seine au sein respectivement du bassin Rhin-Meuse et du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le canal de l'Est Branche-Nord et la Meuse[1],[Carte 1].
Le canal de l'Est Branche-Nord, d'une longueur de 141 km, est un chenal et un cours d'eau naturel navigable qui relie Givet à Troussey, où il rejoint le canal de la Marne au Rhin[2].
La Meuse, d'une longueur de 486 km dans sa partie française, est un fleuve européen qui prend sa source en France, dans la commune du Châtelet-sur-Meuse, à 409 mètres d'altitude, et se jette dans la mer du Nord après un cours long d'approximativement 950 kilomètres traversant la France, la Belgique et les Pays-Bas[3].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang des Moines (0,6 ha)[Carte 1],[4].
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[7] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[8]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 009 mm, avec 13,8 jours de précipitations en janvier et 9,6 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Erneville-aux-Bois à 14 km à vol d'oiseau[11], est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 021,5 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −24,2 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Kœur-la-Petite est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Mihiel, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[15]. Cette aire, qui regroupe 17 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (70,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (70,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (70,9 %), terres arables (21,9 %), prairies (5,7 %), zones urbanisées (1,1 %), zones agricoles hétérogènes (0,4 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Corires (Xe siècle) ; Per Nuclearios ? (Xe siècle) ; Coria-Parva, Corridum (1106) ; Utraque Corea (1229) ; Keure-la-Petite (1413) ; Petite-Keure (1571) ; Kevres-la-Petite (1642) ; Petit-Quievre (1656) ; Petit-Kœur (1700) ; Khœurs-la-Petite, Khorei (1749)[19] ; Koeurs la Petite (1793)[20].
Coria « coudrier », du latin corylus « noisetier », qui devient dans les parlers d'oïl coudre, couedre, coeure[21]. Kœur est dans son appellation actuelle le « lieu du noisetier »[22].
Histoire
[modifier | modifier le code]Le village, de l'ancien Barrois mouvant, est situé sur la rive gauche de la Meuse, longtemps annexe de Koeur la Grande, est mentionné pour la première fois en 1106 par le pape Pascal IT qui, en confirmant les biens de l'abbaye de Saint-Mihiel, y ajouta Koeur la Petite « PARVA CORTA». En patois : La piote Koïre.
Les habitants se sont appelés les «Boirotiers», les «Kheurault» les «Coïeraux » Aujourd'hui, on les nomme les «Koeuriots».
On lit dans les archives de Lorraine que la terre des KOEURS fut donnée en 1409 à Jean d'Armeneville. Cette terre changea très souvent de seigneurs : les « des Armoisses, les « d'Avillers, les « de Ville », l'évêque de Verdun, les ducs de Lorraine en furent les principaux possesseurs.
Il y avait au village, un château fort qui servit de résidence à plusieurs personnages illustres :
- René d'Anjou, roi de Sicile et duc de Bar, y habitait en 1436. Il fit bâtir, sur une hauteur voisine, une église avec une chapelle dit-on magnifique.
- Sa fille, l'illustre Marguerite de Lorraine, reine d'Angleterre, l'habita de 1464 à 1471 avec son fils, le prince de Galles.
- Le duc Henri de Lorraine, évêque de Verdun au XVIIe siècle s'y rendait fréquemment. Le prince François de Lorraine, lui aussi évêque de Verdun, s'y retira en 1626. C'est de là qu'il fulmina un monitoire, qu'il fit afficher à Verdun, contre ceux qui s'emparaient des biens de l'église, en démolissant l'abbaye de Saint-Vanne pour bâtir la citadelle.
- Le roi de France, Louis XIII, y avait son quartier général pendant le siège de Saint-Mihiel, en 1635.
Quelques célébrités sont nées à Koeur la Petite :
- Marguerite d'Anjou, épouse du roi d'Angleterre, Henri VI, est née vers 1420.
- Le prince Charles de Lorraine, évêque de Verdun et ensuite Jésuite, y a vu le jour le .
La terre des KOEURS fut érigée en prévôté par lettres-patentes, du duc Charles III de Lorraine, en 1596, en faveur de Catherine de Lorraine, duchesse de Mercoeur, avec établissement de foires et de marchés. Le duc Léopold érigea cette seigneurie en marquisat le , en faveur de François Barrois, baron de Manonville. Les armes des KOEURS étaient : d'azur, au lion d'or, à la fasce d'argent brochant sur le tout.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25].
En 2023, la commune comptait 256 habitants[Note 4], en évolution de −10,18 % par rapport à 2017 (Meuse : −3,68 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église Saint-Remi de Kœur-la-Petite de type romano-gothique.
- Lavoir et gayoir de temps ancien.
- Fontaine.
- Les façades et toitures subsistantes des anciennes dépendances d'un château XVIIIe siècle démoli à la Révolution font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1990[27].
-
Église Saint-Remi.
-
Fontaine.
-
Gayoir et croix.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Marguerite d'Anjou (1429-1482), épouse du roi Henri VI d'Angleterre, vécut quelques années en exil à Kœur-la-Petite durant la guerre des Deux-Roses, avec son fils Édouard de Westminster, prince de Galles.
- Michel Sardou y habita également lorsqu'il fut mis en nourrice chez Marie Jeanne Rousselet, alors qu'il n'avait que 6 ans. Il lui a d'ailleurs dédié une chanson, « Marie ma belle », en 1994.
Héraldique, logotype et devise
[modifier | modifier le code]| Blason | D'azur au lion d'or, à la fasce d'argent brochant sur le tout[19]. |
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|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Kœur-la-Petite sur le site de l'Institut géographique national
- Histoire des Kœurs dans Notice de la Lorraine
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- « Réseau hydrographique de Kœur-la-Petite » sur Géoportail (consulté le 9 juin 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Fiche communale de Kœur-la-Petite », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « le canal de l'Est (Branche Nord) »
- ↑ Sandre, « la Meuse »
- ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Kœur-la-Petite et Erneville-aux-Bois », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Erneville aux Bois_sapc », sur la commune d'Erneville-aux-Bois - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Erneville aux Bois_sapc », sur la commune d'Erneville-aux-Bois - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune de Kœur-la-Petite ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Saint-Mihiel », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- Félix Liénard, Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique du département de la Meuse, vol. 1, Paris, Impr. nationale, , p. 120.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Formations pré-celtiques, celtiques, romanes, Genève, Droz, , p. 336.
- ↑ Michèle Benoît et Claude Michel, Noms de lieux du Département de la Meuse, Éditions régionalismes, , p. 74.
- ↑ « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Château 18ème », notice no PA00106692, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
