Jules Fraisseix

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Jules Fraisseix
Fonctions
Député de la Haute-Vienne
Sénateur de la Haute-Vienne
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Peyrat-le-Château
Date de décès (à 80 ans)
Lieu de décès Eymoutiers
Nationalité Française
Parti politique Parti communiste français
Profession médecin

Jules Fraisseix, né le à Peyrat-le-Château (Haute-Vienne) et mort le à Eymoutiers (Haute-Vienne), est un médecin, homme politique français et résistant.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jules Fraisseix[1] fait ses études de médecine à Paris ; il effectue son internat à l'asile de Clermont-de-l'Oise. Son doctorat porte sur le Goître exophtalmique et la tétanie. Après la soutenance de cette thèse en 1900, il s'installe comme médecin de campagne à Eymoutiers dont il sera plus tard maire pendant vingt-sept ans. Rapidement, il milite et prend part à la vie politique locale au sein de la SFIO avant la scission de Tours, avec comme ami le grand tribun Jules Guesde, puis ensuite du Parti communiste en ayant très bien connu Marcel Cachin venu une première fois à Eymoutiers en 1904. Il est bientôt conseiller municipal, maire, député de la Haute-Vienne en 1928. Destitué de ses fonctions de maire et de conseiller général en 1939 par le gouvernement Edouard Daladier après la signature du Pacte germano-soviétique le 23 Août 1939, il est inquiété pendant l'Occupation, et entreprend la nécessité de rebatir une organisation illégale. Malgré tout il sera arrêté avec d'autres camarades et jeté en prison à Limoges. Le docteur Fraisseix, à la suite d'une hémorragie est transporté en clinique, puis libéré. L'administration le soupçonne de collaborer avec la résistance, et le préfet de la Haute Vienne, l'amiral Bard, lui fait parvenir le billet suivant. "Il n'est pas question pour vous de travailler. Vous êtes en convalescence; quand vous serez guéri, nous aviserons à ce que nous devons faire de vous". Par un décret du 17 juillet au 30 août 1940, le gouvernement demande d'éliminer des services publics, tous les éléments succeptibles de paralyser ou gêner leur fonctionnement. Pendant 19 mois, le docteur Fraisseix sera privé de ressources en échappant de justesse le 6 avril 1944 à l'arrestation. Faute de l'avoir trouvé à son domicile, les Allemands pilleront sa maison, puis la ferons sauter à la dynamite, détruisant ainsi, non seulement le mobilier mais aussi les souvenirs les plus chers accumulés par ce militant qui avait voué sa vie à la cause du peuple. Il lui faudra se réfugier dans la clandestinité de village en village. A cette occasion il coupera sa barbe. Il dira plus tard que "cette mutilation fut une des grandes contrariétés de ma vie". Après la Libération, il redevient maire d'Eymoutiers et est élu Conseiller de la République communiste (sénateur). Il publie ses mémoires en 1946. Une avenue porte son nom à Eymoutiers.

Détail des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux : (Eymoutiers)
conseiller municipal (SFIO) 
  • seul élu de sa liste (1908-1914)
  • maire : SFIO (1919-21) puis PCF (1921-1939), destitué (1939)
  • à nouveau maire : 1945-1952

(Conseiller général)

1910-1921 (SFIO) puis PCF (1921-39), destitué / 1945-1952

Mandats parlementaires
1928-1932 
Député de la Haute-Vienne
8 décembre 1946 - 7 novembre 1948 
Sénateur de la Haute-Vienne

Œuvres[modifier | modifier le code]

Docteur Fraisseix, Au Long de ma route. Propos anecdotiques d'un militant limousin, (préface de Marcel Cachin) Limoges, 1946.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jules Fraisseix, Propos anecdotiques d'un militant limousin., Limoges,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]