Joseph Barbanègre

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Joseph Barbanègre
Joseph Barbanègre

Naissance
Pontacq (Béarn)
Décès (à 58 ans)
Paris, inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 28)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Faits d'armes Austerlitz
Bataille d'Iéna
Bataille d'Eylau
Bataille d'Eckmühl
Bataille de Ratisbonne
Bataille de Wagram
Siège de Huningue
Distinctions Baron d'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 19e colonne.

Joseph Barbanègre, né le à Pontacq (Béarn), mort le à Paris, est un général de brigade du Premier Empire et baron de l'Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

La Révolution et le Consulat[modifier | modifier le code]

D’abord marin, puis capitaine dans le 5e bataillon de volontaires des Basses-Pyrénées, en 1794, avec lequel il fait campagne à l’armée des Pyrénées-Orientales. À la suite d’une grave blessure il est réformé en 1796 et ne reprend son service actif que le avec le grade de capitaine. Le , il est nommé chef de bataillon dans la Garde consulaire.

Carrière sous le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Colonel du 48e régiment d’infanterie de ligne le , il se distingue lors de la bataille d'Austerlitz et est fait commandant de la Légion d'honneur le . Lors des campagnes de Prusse et de Pologne de 1806 et 1807, il se fait remarquer aux batailles d’Iéna et d’Eylau. En 1808 il devient baron de l'Empire, participe à toutes les campagnes de la Grande Armée et après avoir contribué puissamment au gain des batailles d’Eckmühl, de Ratisbonne, et de Wagram il est promu général de brigade le .

En 1812, il prend part à campagne de Russie et se couvre de gloire à Krasnoïe et au passage du Niémen. Ayant reçu une grave blessure, il est forcé de s’arrêter à Stettin qu’il défend vaillamment et ne rend cette ville le , qu’après neuf mois de siège. Prisonnier de guerre lors de la capitulation de la ville, il ne rentre en France qu’en . Durant la Première Restauration, il est nommé inspecteur adjoint d’infanterie.

Les Cent-Jours et le siège de Huningue[modifier | modifier le code]

Sortie de la garnison de Huningue, 1815, huile sur toile d’Édouard Detaille.

Lors des Cent-Jours, l’Empereur lui confie le commandement du département du Loiret puis l’envoie le à Huningue qu’il défend contre les Autrichiens. Pendant deux mois et avec seulement 135 hommes valides, il résiste à l’armée de l’archiduc Jean, forte de plus de 20 000 hommes. La place ne capitule que le après l’abdication de Napoléon Ier, et après 12 jours de tranchée ouverte. Il obtient tous les honneurs de la guerre[1].

Lors de la Seconde Restauration, en raison de son ralliement à Napoléon, il est laissé en disponibilité et meurt à Paris le . Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise dans le quartier réservé aux maréchaux et généraux de l’Empire.

Hommages[modifier | modifier le code]

À Pontacq, village où il est né, une rue a été baptisée de son nom et une statue a été érigée en son honneur sur la place de la mairie. Il existe des rues en l’honneur du général Barbanègre, notamment à Paris XIXe, Auch, Huningue, Pau et Mulhouse.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason Joseph Barbanègre (1772-1812).svg Armes du baron Barbanègre et de l’Empire (décret du , lettres patentes du (Quartier général impérial de Schönbrunn))

D’azur au dextrochère d’or, brassardé du même, mouvant du flanc sénestre, et tenant trois drapeaux d’argent : franc quartier des barons tirés de l’armée.[2],[3],[4]

Livrées : les couleurs de l’écu[5].

Général Barbanègre
Statue du général Joseph Barbanègre devant l’hôtel de ville de Pontacq.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il n'avait dans cette dernière place qu'une centaine d'artilleurs, cinq gendarmes, une quarantaine de soldats de différents régiments, une vingtaine de douaniers, quelques militaires retraités et environ 150 gardes nationaux. Il résista deux mois, du 27 juin au 27 août, aux efforts de 30 000 Autrichiens, soutenus par les Suisses, qu'il châtia en bombardant deux fois la ville de Bâle ; lorsqu'il sortit de la ville, après une capitulation honorable, il n'avait pas avec lui 50 hommes valides. « Que de belles actions, a dit Napoléon, ont été se perdre dans la confusion de nos désastres ou même dans la multiplicité de celles que nous avons produites ! » et il mettait au premier rang l'extraordinaire et singulière défense d'Huningue par l'intrépide Barbanègre.
  2. Source : www.heraldique-europeenne.org.
  3. La noblesse d'Empire sur http://thierry.pouliquen.free.fr.
  4. Tout sur l'héraldique : dessin de blasons et d'armoiries sur toutsurlheraldique.blogspot.com.
  5. PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]