Jean Baptiste Barbanègre

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Jean Baptiste Barbanègre
Jean Barbanègre
Jean Baptiste Barbanègre

Naissance
Pontacq (Basses-Pyrénées)
Décès (à 31 ans)
bataille d'Iéna
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Cavalerie
Grade Colonel
Années de service 1793-1806
Distinctions Officier de la Légion d'honneur
Famille Frère du général Joseph Barbanègre

Jean Baptiste Barbanègre, né le à Pontacq (Basses-Pyrénées), mort le à la bataille d'Iéna, est un colonel français de la Révolution et de l’Empire.

Frère du général baron Joseph Barbanègre (1772-1830).

États de service[modifier | modifier le code]

Il entre en service le 8 mars 1793, comme volontaire dans le 22e régiment de chasseurs à cheval, et il devient maréchal des logis le 15 du même mois, puis sous-lieutenant le 17 septembre suivant.

Il fait les campagnes de l’an II à l’an V, aux armées des Pyrénées, et d’Italie. Il se distingue le 14 mai 1796, à la prise de Crémone, où il est grièvement blessé. Le 9 mai 1797, il passe lieutenant dans les guides du général en chef Bonaparte, et l’année suivante, il fait partie de l’armée d’Orient. Il prend part à tous les combats qui illustrèrent nos armes sur tous les champs de bataille d’Égypte et de Syrie, et il reçoit son brevet de capitaine le 12 octobre 1798.

De retour en France, il est affecté le 3 janvier 1800, dans les grenadiers à cheval de la Garde consulaire, et le 14 juin 1800, il participe à la Bataille de Marengo, ou sa conduite distinguée et son éclatante bravoure sont récompensées par un sabre d’honneur, que lui décerne le Premier Consul le 22 juillet 1800. Le 23 septembre 1800, il devient aide de camp du général Bessières, et il est nommé chef d’escadron le 13 octobre 1802. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le 11 décembre 1803, et officier de l’ordre le 14 juin 1804.

Il fait la campagne de 1805, en Autriche. Il combat avec la plus grande intrépidité à la bataille d’Austerlitz le 2 décembre 1805, ce qui lui vaut le grade de colonel le 27 décembre 1805, et le commandement du 9e régiment de hussards.

En 1806, il fait la campagne de Prusse, où il a, à plusieurs reprises l’occasion de signaler sa vaillance. Le 14 octobre 1806, à la bataille d'Iéna, il se couvre de gloire à la tête de son régiment et périt sur le champ de bataille.

Sources[modifier | modifier le code]

  • A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Tome 1, Bureau de l’administration, , 654 p. (lire en ligne), p. 552.
  • Frédéric Masson, Cavalier de Napoléon, Paris, Société d’éditions littéraires et artistiques, , p. 357.
  • Revue de Pau et du Béarn, numéro 24, , p. 149.
  • Thierry Rouillard et Stéphane Le Couëdic, Bulletins de la Grande-Armée, Campagne d'Austerlitz, 1805, Paris, La vouivre, , p. 147.
  • Carnet de la sabretache : revue d’histoire militaire rétrospective, volume 1 à 10, Berger-Levrault, Nancy, , p. 6.
  • (en) « French Hussar Regiments and the Colonels who Led Them: 1792 to 1815: Eberle to Exelmans »
  • Danielle Quintin et Bernard Quintin, Dictionnaires des colonels de Napoléon, S.P.M., (ISBN 2901952178)