Jean Martinon

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Jean Martinon
Naissance
Lyon 6e arrondissement
Décès (à 66 ans)
Neuilly sur Seine
Activité principale Chef d'orchestre
Activités annexes Compositeur

Jean Martinon, né à Lyon 6e le et mort à Neuilly-sur-Seine le , est un chef d'orchestre et compositeur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Martinon entre au conservatoire de Lyon à l'âge de 13 ans. Trois ans plus tard, il quitte sa ville natale pour entrer au Conservatoire de Paris. Il y travaille la technique du violon avec Jules Boucherit, la composition avec Albert Roussel et Vincent d'Indy, et la direction d'orchestre avec Roger Désormière et Charles Münch.

En 1934, il est violon solo à la Radio et commence une série de tournées en province et à l'étranger.

Prisonnier de guerre pendant deux ans, interné dans un stalag, il y compose plusieurs œuvres : Psaume 136 ou Chant des Captifs ; Musique d'exil, Sonatine nº 3 pour piano, Sonatine nº 4 pour trio d'anches, et plusieurs œuvres chorales.

À son retour de captivité, il compose la musique du film Forces occultes (propagande de Vichy, 1943), production NOVA, réalisé par Paul Riche[N 1] avec pour acteurs principaux Maurice Rémy, Gisèle Parry, Marcel Vibert et Bovério[1].

Après la guerre, Martinon part en Irlande et est nommé premier chef de l'orchestre symphonique de la radio de Dublin (1947-1950). Il compose sa Symphonie nº 3 en 1948. Il dirige également les orchestres Colonne, Pasdeloup, et la Société des Concerts du Conservatoire (comme suppléant de Charles Münch). Au retour de ses tournées de concerts, il réside, comme quelques autres musiciens dont Pierre Monteux, à la cité Montmartre-aux-artistes, au 189 rue Ordener dans le quartier des Grandes-Carrières du 18e arrondissement[2],[3].

De 1946 à 1948, il est chef associé de l'orchestre philharmonique de Londres. Il écrit l'opéra Hécube (1946), le ballet Ambohimanga ou la cité bleue, plusieurs pièces pour piano, etc.

De 1951 à 1958, il est président et chef d'orchestre des Concerts Lamoureux, à Paris, puis directeur artistique de l'orchestre philharmonique d'Israël (1957-1959). Il compose en 1952, un oratorio, Le Lis de Saron ou le Cantique des Cantiques.

En 1959, il est nommé au poste de directeur général de la musique à Düsseldorf (poste prestigieux occupé, au XIXe siècle, par Schumann et Mendelssohn).

Puis sa carrière le mène aux États-Unis, où, en 1963, il devient directeur musical de l'orchestre symphonique de Chicago, qui, pour son 55e anniversaire, lui commande sa Symphonie nº 4 « Altitudes » (1965). En 1967, il reçoit la médaille Gustav Mahler pour ses interprétations des œuvres symphoniques du compositeur.

De retour à Paris, il devient directeur de l'Orchestre national de France, poste qu'il occupe pendant six ans. En janvier 1974, il devient chef permanent de l'orchestre de la Résidence de La Haye.

Dans le monde entier, Jean Martinon a joué le rôle d'ambassadeur de la musique française, à laquelle il a consacré l'essentiel d'une discographie abondante : il a notamment enregistré toutes les œuvres pour orchestre de Ravel (avec plusieurs inédits), et de Debussy, l'ensemble des symphonies de Saint-Saëns (dont deux symphonies de jeunesse exhumées pour la circonstance), ainsi que diverses composition de Berlioz, Dukas, Roussel et Ibert.

Principales œuvres[modifier | modifier le code]

Musique instrumentale[modifier | modifier le code]

  • Sonatines pour piano
  • Sonate pour violon seul
  • Suite nocturne, pour violon et piano
  • 2 duos pour violon et piano
  • Rhapsodie, pour piano et alto (1972)
  • 2 trios pour cordes
  • Sonatines pour trio d'anches
  • Quatuor à cordes
  • Quatuor à vent

Musique orchestrale[modifier | modifier le code]

  • Symphonie no 1 (1936)
  • Symphonie no 2 (1944)
  • Symphonie no 3 Irlandaise (1948)
  • Symphonie no 4 Altitudes (1966)
  • Hymne à la vie, pour orchestre d'ondes Martenot (1944)
  • Introduction et Toccata (1960)
  • Concerto grosso pour violon et orchestre (1942)
  • Concerto pour flûte (1971)
  • Concerto pour orchestre de chambre
  • Symphoniette (1935)
  • Concerto lyrique pour quatuor à cordes et petit orchestre (1944)
  • Symphonies de voyages (1957)
  • Vigentuor no 1 pour orchestre de chambre (1969)

Opéra[modifier | modifier le code]

  • Hécube (1956)
  • Ambohimanga, opéra-ballet

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Catalogue des œuvres extrait du Dictionnaire de la musique, Les Hommes et leurs œuvres, Marc Honegger, éd. Bordas, vol. 2, p. 795

Notes[modifier | modifier le code]

  1. De son vrai nom Jean Mamy.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Générique du film Forces occultes sur Dailymotion.
  2. « Un entretien avec… Jean Martinon », Le Guide du concert, 28 janvier 1949 sur monmart.org.
  3. « Liste des artistes ayant vécu ou travaillé à Montmartre-aux-artistes » sur montmartre-aux-artistes.org.

Liens externes[modifier | modifier le code]