Château de Penne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Château de Penne
image illustrative de l’article Château de Penne
Période ou style Moyen Âge
Type Château fort
Début construction XIIe siècle
Fin construction XIVe siècle
Propriétaire actuel Axel et Sophie Letellier
Protection Logo monument historique Classé MH (1902)[1]
Site web http://www.chateaudepenne.com/
Coordonnées 44° 04′ 42″ nord, 1° 43′ 38″ est
Pays Drapeau de la France France
Région historique Occitanie
Département Tarn
Commune Penne

Géolocalisation sur la carte : Tarn

(Voir situation sur carte : Tarn)
Château de Penne

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Penne
Vue des ruines

Le château de Penne est un château fort du XIIe siècle situé sur la commune de Penne dans le Tarn en Occitanie. Le château s'est dressé dès l'époque mérovingienne. Sa situation exceptionnelle lui a permis de jouer un rôle de premier plan dans l'histoire du Quercy. Lors de la croisade des Albigeois, il est l'enjeu de guerres sanglantes entre le seigneur de Penne, rallié à l'hérésie cathare et les partisans de Simon IV de Montfort. Plus tard, pendant la guerre de Cent Ans, Anglais et routiers s'emparent tour à tour de la forteresse. Tombé en ruine durant 450 ans, il est actuellement en cours de restauration.

Historique[modifier | modifier le code]

En 825, il existe une mention du château à Penne lors d'une visite du roi d'Aquitaine, Pépin, dans la vallée. En 1096, le premier seigneur connu, Geoffroi, se croise à la suite de Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse[2].

En 1109, Penne est érigé en fief par le vicomte d'Albi à qui les seigneurs d'Albi rendent hommage. Vers 1140, les Templiers ont des biens dans la châtellenie de Penne. Plusieurs d'entre eux résident alors dans la paroisse de Sainte Marie Madeleine des Albis (où fut découverte la grotte de la Madeleine des Albis en 1952), sur la rive droite de l'Aveyron. Rien n'atteste que le château fut une possession templière, mais il est sûr que les seigneurs le possédant étaient liés au Temple, car celui-ci protégeait le chemin de la vallée menant à Montricoux.

Le castrum est conquis, vers 1176, par les comtes de Toulouse sur les Trencavel[3].

En 1208, Simon de Montfort est chargé d'éradiquer l'hérésie cathare. En 1223, durant la croisade des albigeois, Amaury de Montfort se rend maître du château. Il est repris par les hérétiques peu de temps après[2].

En 1229, lors de la signature du traité de Meaux, le comte du Toulouse est prié de remettre le château au pouvoir royal. En 1243, un nouveau traité réclame encore Penne à Raymond VII. Mais Olivier et Bernard de Penne ne s'inclinent pas face au pouvoir. Ils se soumettent finalement à Alphonse de Poitiers, devenu comte de Toulouse, qui confirme les privilèges des habitants de Penne. Il fait aménager le château et fait déménager les archives de son comté. En 1271, à sa mort, Penne est réuni au domaine de la Couronne[2].

En 1365, un capitaine gascon du nom de Mongat, agissant pour les anglais, prend Penne. En 1374, Penne est repris par les Français. En 1384, les anglais reprennent le village et le conservent jusqu'en 1451. Le château est démantelé en 1586[4], et laissé à l'abandon pendant 420 ans, jusqu'à l'acquisition au début des années 80 par Me Breuil, avocat, puis en 2006 par un architecte, Axel Letellier.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bâti sur un piton biscornu naturellement taillé à l'abrupt dont il épouse strictement les contours, le château est perché à plus de 120 mètres au-dessus du méandre de l'Aveyron. Penne est bâti sur la partie septentrionale de la forêt de la Grésigne, à une heure au nord de Toulouse.

Architecture[modifier | modifier le code]

Chemin menant au château

Une basse-cour est située sur le côté sud du château. On peut encore observer un châtelet au sud-ouest, bien conservé avec ses deux tours. La première, circulaire, date du XIIIe siècle et la seconde, plus grosse, date du XIVe siècle. Le châtelet a inspiré la porte Narbonnaise de l'enceinte de Carcassonne. Il est défendu par une tour d'éperon et une tour circulaire. Le châtelet renferme deux joyaux médiévaux, un assommoir de trois mètres par trois et au rez-de-chaussée de la tour ronde, une salle d'archères à la maçonnerie presque intacte. Le donjon, qui domine l'ensemble des constructions, est entouré d'une enceinte irrégulière percée d'archères. De nos jours, il subsiste quelques restes de l'enceinte fortifiée[5]. Le bati représente 3500 m².

Les ruines du château de Penne ont été classées monument historique le 2 mai 1902[1].

Programme de restauration[modifier | modifier le code]

Axel Letellier, architecte de formation, a racheté le château en 2006.

De 2009 à 2011, un programme de restauration est en cours à l'initiative du nouveau propriétaire[6]. Les différentes phases annuelles de travaux représentent un budget de 80 000 euros. La région et le département participent à hauteur de 15 % chacun dans le financement[7].

Le château a rouvert au public en juin 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]