Jacques Dyssord

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Jacques Dyssord
Jacques DYSSORD 1938.jpg
Portrait de Jacques Dyssord.
Biographie
Naissance
Décès
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VillejuifVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Jacques Dyssord, né le à Oloron-Sainte-Marie[1] et mort le à Villejuif, est un poète et écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Édouard Jacques Marie Joseph Moreau de Bellaing naît en 1880 à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), petite ville du Béarn. Il est le deuxième enfant d’une famille ancienne originaire du Hainaut (Valenciennes). Après des études à Toulouse chez les Jésuites, il obtient une licence de droit. Son père espère une carrière militaire pour son fils, mais le jeune Édouard préfère l’écriture[2]. Il décide d’aller au bout de sa passion et part s’installer à Paris malgré l’opposition familiale.

Il adopte comme nom d'auteur « Jacques Dyssord » et en 1909 il publie son premier recueil de poèmes " Le Dernier Chant de l’Intermezzo ". Les milieux littéraires remarquent alors ce jeune noctambule épris de liberté, c’est le succès. Il fréquente Guillaume Apollinaire, Tristan Derème, Jules Supervielle et se lie d'amitiés avec Francis Carco, André Billy, André Salmon, Laurent Tailhade, Jérôme, Jean Tharaud et Paul-Jean Toulet.

Son œuvre est décrite par Robert Sabatier de l'Académie Goncourt — qui le qualifie de Poète fantaisiste — dans son Histoire de la Poésie Française - La poésie du XXe siècle parue aux Éditions Albin Michel en 1982 : « ... Ces livres se caractérisent par la sensibilité, la souffrance voilées par l'ironie, la fantaisie, le ricanement désespéré devant la mort qui envahit toute son œuvre. Le poète se fait d'une pertinente impertinence et va de l'affrontement hautain à l'arlequinade rococo, quasi cubiste. On n'est pas toujours éloigné de l'art d'Apollinaire, de Cocteau ou de Salmon […] ».

Il est tour à tour poète, romancier, journaliste, essayiste, auteur de pièces de théâtre. Travailleur infatigable, son Béarn natal, sa vie de bohème, ses voyages à l’étranger (Autriche, Tunisie, Grande-Bretagne) ainsi que des personnages historiques l’inspirent.

Il écrit des chroniques, des nouvelles et des critiques littéraires, dans de nombreux journaux et revues, sous les pseudonymes de Jacques Dyssord mais aussi de Lazarille et de Jean Cardesse.

Il fait partie de la Société des gens de lettres (1929) et de l’Académie des lettres pyrénéennes.

Sa rencontre avec Marguerite Clot dite Margot va lui apporter la stabilité. Il adopte le fils de la jeune femme, William, qui mourra tragiquement au camp de Mauthausen en 1944 à l’âge de 32 ans.

Sous l'Occupation, Jacques Dyssord participe à la presse collaborationniste de Paris, en particulier La France au Travail, de Jean Drault et L'Appel de Pierre Costantini. À l'automne 1940, il fait ainsi paraître dans le premier nommé une série d'articles intitulés Baudruches, dans lesquels il étrille les mauvais maîtres de la littérature française, accusés selon lui d'avoir moralement contribué à la défaite de mai-juin 1940. Pour ces raisons, il figure à l'automne 1944 sur la liste des écrivains interdits par le Comité national des écrivains. Jacques Dyssord se retire de la vie littéraire après la guerre et décède en 1952 à Villejuif.

J.Dyssord a habité au 288 rue de Vaugirard à Paris.

Une rue dans sa ville natale d'Oloron-Sainte-Marie et une stèle au Square des Poètes avenue de la porte d'Auteuil Paris 16e lui rendent hommage.

Publications[modifier | modifier le code]

Stèle posée sur la pelouse au Jardin des Poètes
  • Le Dernier Chant de l'Intermezzo - (1909 / Grasset) - Recueil de poèmes.
  • L’Espionnage allemand à l’œuvre - (1915 / Éditions et Librairie)
  • Les Allemands peints par eux-mêmes - (1917 / Éditions et Librairie) de André Tudesq et Jacques Dyssord.
  • La Paroisse du moulin rouge - (1923 / Albin Michel)
  • Tropes - (1924 / Champion) - Recueil de maximes.
  • La Confrérie de la dernière heure - (1924 / Les Éditions du Monde Moderne) - Essai sur le journalisme.
  • Charlie chasseur - (1924 et 1934 / Grasset) - Roman picaresque pour les enfants de quarante ans.
  • Les Faisans, - (1926 / La Nouvelle Revue Critique)
  • Joe ou la découverte du vieux monde - (1927 / La Nouvelle Revue Critique)
  • On Frappe à la porte - (1928 / Grasset) - Recueil de poèmes.
  • L’Aventure de Paul-Jean Toulet, gentilhomme de lettres - (1928 / Grasset)- Biographie de son ami Paul-Jean Toulet (1867-1920) romancier, poète.
  • L’Amour tel qu’on le parle - (1930, 1932 et 1933 / La Nouvelle Revue Critique)
  • Mimes d’Hérondas - (1930 / Denoël et Steele) - Traduits en langage populaire par Jacques Dyssord avec 19 gouaches de Carlo Rim.
  • Steinlein et la rue par Georges Auriol. St Lazare par Jacques Dyssord - (1930 / Eugène Rey)
  • La Vie Amoureuse de la Dame aux camélias - (1930 / E. Flammarion) Vie romancée - Alphonsine Plessis dite Marie Duplessis (1824-47) courtisane.
  • Londres secret - (1932 / Éditions de la Madeleine) - Récit vécu. Une excursion dans les bas-fonds de Londres.
  • Ninon de Lenclos, courtisane et «honnête homme» - (1936 / Éditions Nationales)- Vie romancée - Anne Lenclos (1620-1705), femme de lettres.
  • Les Dés sont jetés - (1938 / Grasset) - Recueil de poèmes.
  • Le Diable en ménage - (1938 / Éditions Littéraires de France) Illustrations de Maurice Van Moppès.
  • Le plus grand amour du chevalier de Boufflers - (1938 / Éditions de France)- Vie romancée - Chevalier Stanislas de Boufflers (1738-1815).
  • Le Cardinal de Retz, conspirateur né - (1938 / Éditions Sorlot) Vie romancée - Jean-François Paul de Gondi (1613-1679), homme politique et écrivain.
  • Les Belles amies de Monsieur de Talleyrand - (1942 / Éditions Colbert)- Vie romancée - Charles-Maurice deTalleyrand-Périgord (1754-1838).
  • Un Conquistador moderne le Comte de Raousset-Boulbon - (1943 / Éditions Sorlot)- Vie romancée - Comte de Raousset Boulbon (1817-1854).
  • Les Belles amies de Talleyrand - (2001 / Nouvelles Éditions Latines) - Réédition du livre de 1942. - Vie romancée - Charles-Maurice deTalleyrand-Périgord (1754-1838).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]