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Jacob Rees-Mogg

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Jacob Rees-Mogg
Illustration.
Portrait officiel de Jacob Rees-Mogg en 2022.
Fonctions
Député britannique

(14 ans et 24 jours)
Élection 6 mai 2010
Réélection 7 mai 2015
8 juin 2017
12 décembre 2019
Circonscription North East Somerset
Législature 55e, 56e, 57e et 58e
Groupe politique Conservateur
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Circonscription supprimée
Secrétaire d'État britannique aux Affaires, à l'Énergie et à la Stratégie industrielle

(1 mois et 19 jours)
Premier ministre Liz Truss
Gouvernement Truss
Prédécesseur Kwasi Kwarteng
Successeur Grant Shapps
Ministre d'État chargé des opportunités liées au Brexit et de l'efficacité gouvernementale

(6 mois et 29 jours)
Premier ministre Boris Johnson
Gouvernement Johnson II
Prédécesseur Baron Agnew d'Oulton (Efficacité et Transformation)
Successeur Poste supprimé
Leader de la Chambre des communes
Lord président du Conseil

(2 ans, 6 mois et 15 jours)
Monarque Élisabeth II
Premier ministre Boris Johnson
Gouvernement Johnson I et II
Prédécesseur Mel Stride
Successeur Mark Spencer
Biographie
Nom de naissance Jacob William Rees-Mogg
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Hammersmith (Londres, Royaume-Uni)
Nationalité Britannique
Parti politique Parti conservateur
Père William, baron Rees-Mogg
Fratrie Annunziata Rees-Mogg (sœur)
Diplômé de Trinity College d'Oxford (MA)
Profession Financier
Religion Catholicisme
Site web jacobreesmogg.com

Image illustrative de l’article Jacob Rees-Mogg

Jacob Rees-Mogg, né le à Hammersmith (Londres), est un homme politique britannique, membre du Parti conservateur.

Il est secrétaire d'État aux Affaires, à l'Énergie et à la Stratégie industrielle du au , jour de sa démission à la suite de la nomination du nouveau Premier ministre Rishi Sunak[1].

Situation personnelle

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Fils de William Rees-Mogg (créé en 1999 baron à vie et mort en 2012)[2], Jacob Rees-Mogg étudie au collège d'Eton, puis l'histoire à Trinity College, à Oxford, où il est président de l'Association conservatrice de l'université.

Frère aîné de la journaliste eurosceptique et députée européenne Annunziata Rees-Mogg, il est marié depuis 2007 avec Helena, fille de Somerset de Chair (député de South West Norfolk de 1935 à 1945 et lui-même fils de l'amiral Dudley de Chair) et de lady Juliet Tadgell.

Catholique, il assiste à la messe selon la liturgie traditionnelle (en latin) et est père de six enfants. Il a grandi dans un château et en achète lui-même un, à Bath[3].

Il travaille à la Cité de Londres, jusqu'en 2007 chez Lloyd George Management. Par la suite, il co-fonde Somerset Capital Management, amassant une fortune de 100 millions de livres[3]. Son nom apparaît dans les Paradise Papers en 2017, en tant que propriétaire de sociétés basées dans les paradis fiscaux des îles Caïmans et de Singapour[4].

Parcours politique

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Lors des élections générales de 2010, il est élu député dans la circonscription de North East Somerset[5]. Il est réélu en 2015, 2017 et 2019.

À la Chambre des communes, il est décrit comme l'avocat des coupes budgétaires et un adversaire au mariage homosexuel[6]. Thatchérien, il est également climatosceptique, opposé à l'avortement et critique à l'égard des aides aux pays en développement[3].

Jacob Rees-Mogg est un eurosceptique influent[7]. Favorable au retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne, il est nommé en janvier 2018 à la tête des 60 à 80 députés conservateurs partisans d'une sortie nette de l'Union européenne, l'European Research Group (en)[3]. Il est pressenti pour devenir Premier ministre ou chancelier de l'Échiquier de Boris Johnson au cas où la faction eurosceptique arriverait à renverser la chef de gouvernement Theresa May[3], après une campagne en ligne d'activistes conservateurs intitulée « Moggmentum »[8].

Le , il demande une motion de censure contre Theresa May après la révélation du projet d'accord entre le Royaume-Uni et l'UE sur le Brexit[9]. Il appelle par ailleurs les eurodéputés britanniques, au cas où le Royaume-Uni devrait participer aux élections européennes du , « à être aussi difficiles que possible en mett[ant] leur veto à toute augmentation de budget, s'oppos[ant] à la supposée armée européenne et [en] bloqu[ant] les projets intégrationnistes de M. Macron »[10].

Après que Theresa May ait annoncé en sa démission de ses rôles de Première ministre et de chef du Parti conservateur, Rees-Mogg fait partie des principaux soutiens de la candidature de Boris Johnson pour lui succéder[11]. Après l'élection de Johnson à la direction du parti et sa nomination comme Premier ministre, Jacob Rees-Mogg est nommé leader de la Chambre des communes et lord président du Conseil le dans le nouveau gouvernement[12].

Après l'incendie de la tour Grenfell, ses commentaires sur la catastrophe causent des remous, ce qui l'amène à s'excuser : « Je détesterais que mes commentaires causent de la détresse aux habitants de Grenfell, s'ils n'ont pas été clairs »[13].

À l'occasion d'un remaniement ministériel le , il devient ministre d'État chargé des opportunités du Brexit et l'efficacité du gouvernement au sein du Bureau du Cabinet[14].

Après que Boris Johnson ait annoncé sa démission en , Rees-Mogg apporte son soutien à la candidature de Liz Truss pour l'élection du nouveau chef conservateur[15]. Après sa victoire, Truss nomme Ress-Mogg au poste de secrétaire d'État aux Affaires, à l'Énergie et à la Stratégie industrielle quand elle forme son gouvernement le [16]. Opposé aux mesures visant à préserver l’environnement, Jacob Rees-Mogg estime que l'intensité maximale des tremblements autorisée lors des essais de fracturation hydraulique était « trop faible » (ils sont limités à une magnitude de 0,5)[17], soutient ardemment les énergies fossiles et « souhaite exploiter jusqu’à la dernière goutte le pétrole de la Mer du Nord parce que cela n’a pas de conséquence pour le climat » et relancer l'industrie du charbon[18].

Quand Liz Truss annonce sa démission le , quelques semaines seulement après sa prise de fonction, Jacob Rees-Mogg apporte son soutien à une candidature de Boris Johnson à l'élection d'un nouveau chef conservateur[19]. Après que Johnson ait finalement exclu de se représenter et que Rishi Sunak ait été élu sans opposition, Rees-Mogg n'est pas reconduit dans le nouveau gouvernement formé le [20]. Il se fait ensuite critique à l'égard du premier ministre Sunak, l'accusant de ne pas tenir ses promesses[21].

Aux élections générales de 2024, désastreuses pour le parti Tory, il fait partie des figures du parti emportées, ne récoltant que 15420 suffrages contre 20739 à son adversaire travailliste Dan Norris qu'il félicite (Reform UK, les Lib-Dem et les Verts en obtenant respectivement 7424, 3878 et 3222)[22].

Résultats électoraux à la Chambre des communes

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Élection Circonscription Parti Voix % Résultats
Générales de 1997 Central Fife Conservateur 3 669 9,0 Échec
Générales de 2001 The Wrekin Conservateur 15 945 38,4 Échec
Générales de 2010 North East Somerset Conservateur 21 130 41,3 Élu
Générales de 2015 North East Somerset Conservateur 25 439 49,8 Élu
Générales de 2017 North East Somerset Conservateur 28 992 53,6 Élu
Générales de 2019 North East Somerset Conservateur 28 360 50,4 Élu
Générales de 2024 North East Somerset et Hanham Conservateur 15 420 30,4 Battu

Distinction honorifique

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Notes et références

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  1. (en) « UK business secretary Rees-Mogg has resigned », (consulté le )
  2. (en) Famille Rees-Mogg : www.burkespeerage.com
  3. a b c d et e Florentin Collomp, « Jacob Rees-Mogg, un "Brexiter" aux portes de Downing Street », Le Figaro, samedi 10 / dimanche 11 février 2018, page 7.
  4. (en) « The Brexiters who put their money offshore », sur the Guardian, .
  5. (en) Jacob Rees-Mogg : www.parliament.uk.
  6. « Royaume-Uni: Jacob Rees-Mogg, le Corbyn des conservateurs? », sur causeur.fr, .
  7. (en) « Jacob Rees-Mogg says Tories should allow UKIP to win seats », sur huffingtonpost.co.uk, .
  8. (en) « ‘Moggmentum’ behind Rees-Mogg stirs activists at Tory conference », The Guardian, 4 octobre 2017.
  9. (en) Brexit: Jacbo Rees-Mogg hints at May in a no confidence letter, sur www.bbc.coc.uk, 15 novembre 2018.
  10. Le Monde avec AFP, « Theresa May demande un report du Brexit jusqu’au 30 juin », sur Le Monde.fr, (consulté le ).
  11. (en) « Tory leadership race: The runners and riders vying to replace Theresa May », sur Sky News, (consulté le )
  12. (en) « Who’s who in Boris Johnson’s first cabinet », sur The Guardian, (consulté le )
  13. (en) « Rees-Mogg sorry for saying Grenfell victims lacked common sense », The Guardian, 5 novembre 2019.
  14. (en) « Jacob Rees-Mogg made Brexit opportunities minister as PM reshuffles team », sur BBC News, (consulté le )
  15. (en) « Jacob Rees-Mogg and Nadine Dorries back Liz Truss for Tory leadership », sur The Guardian, (consulté le )
  16. (en) « Liz Truss new cabinet in full: who is in and who is out? », sur The Guardian, (consulté le )
  17. « Royaume-Uni. Avec l’élection de Liz Truss, le retour des antiécologistes se dessine », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  18. « Elizabeth II laisse son fils Charles avec le nouveau gouvernement Truss loin de partager ses convictions environnementales », sur www.novethic.fr
  19. (en) « Boris Johnson 'clearly' going to stand to be PM, backer Jacob Rees-Mogg says », sur BBC News, (consulté le )
  20. « Royaume-Uni : Rishi Sunak entouré par un gouvernement ancré à droite », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  21. « Au Royaume-Uni, le premier ministre, Rishi Sunak, sous la pression de l’aile droite des conservateurs », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  22. (en) « Former Brexit minister Jacob Rees-Mogg loses North East Somerset seat to Labour », sur The Independent, (consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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