Jacob Blanquet de la Haye

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Jacob Blanquet de la Haye
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Commandement

Jacob Blanquet de la Haye est un amiral français actif dans l'océan Indien à la fin du XVIIe siècle. Déclaré vice-roi des Indes, il est à l'origine de l'une des prises de possession solennelles de l'île de La Réunion, le .

Origine et Famille[modifier | modifier le code]

Né en 1621, au château de Mainvilliers, (Loiret) fils de Jean Blanquet, et d'Anne Rouault[1]. Issu d'une famille de petite noblesse, il est dit, Seigneur de la Haye, Baron de Loury. Armes : "de gueules à l' aigle éployée d'or, armée de sable"[2]

Officier de l'armée de terre[modifier | modifier le code]

Il fit ses premiers grades sous le gouvernement du cardinal Mazarin. Il était capitaine dans un régiment de cavalerie, quand en 1644, il est nommé mestre de camp en second du régiment de la Fère. En 1656, il obtient le commandement du château d'Aimeries ; en 1661, il est fait mestre de camp en chef du régiment de la Fère. Commandant, le 27 août 1657, puis Gouverneur de Saint-Venant, (Pas-de-Calais) le 2 septembre 1660.

Propriétaire du château de Loury, qu'il acheta en 1663[3].

Amiral, vice-roi des Indes[modifier | modifier le code]

Il est en 1669 chargé du commandement de l'escadre de Perse et le 4 décembre reçoit les instructions de Jean-Baptiste Colbert à ce sujet ; il est alors nommé gouverneur et lieutenant-général pour le roi en l'île Dauphine et dans toutes les Indes par lettre de provision du . Il sera accompagné, par François Caron, directeur général de la Compagnie française des Indes orientales, pris à bord, à Surate, (Inde) le 6 janvier 1672.

Prise de Trincomalée (Ceylan, actuellement Sri-Lanka)[modifier | modifier le code]

Gravure représentant Râjasimha II Roi de Ceylan, dans l'ouvrage de Robert Knox.

Prise d'un fort aux Hollandais et occupation de "l'île du Soleil" (actuellement Sober Island), dans la baie de Trincomalée en 1672. Français pendant 3 mois. Cette tentative d'ouvrir un comptoir à Trincomalée échoua par le manque de soutien du roi de Kandy, Râjasimha II. La flotte hollandaise commandée par Rijcklof van Goens finit par encercler et affamer les Français, qui partiront vers le sud de l'Inde.

Prise de San-Thomé (Inde)[modifier | modifier le code]

Basilique de San-Thomé (Chennai, Tamil Nadu, Inde)

Prise de San-Thomé ancienne ville portugaise, sur la côte du Coromandel (Inde) a Adul Hasan Qutb Shah, roi de Golconde, le 25 juillet 1672, et reddition de celle-ci, le 6 septembre 1674.

Retour en France[modifier | modifier le code]

Après les déboires de l'Escadre de Perse, il fut bien accueilli par Louis XIV, à son retour en 1675, il prit part à la fin de la guerre de Hollande.

Le 11 mai 1676, il assista au siège de Bouchain (Pas-de-Calais)

En juillet 1676, il accompagna le Maréchal d'Humières, et 15 000 hommes, comprenant Vauban, et Louvois, au siège d'Aire (Aire-sur-la-lys, Pas-de-Calais)

Prise du château de Bouillon[modifier | modifier le code]

Il rejoignit au mois de septembre 1676, le maréchal de Créquy sur la Meuse. L'évêque de Liège, Maximilien-Henri de Bavière, ayant pris parti contre la France, Louis XIV, décide d'occuper militairement le château de Bouillon (Belgique) Blanquet de la Haye participa à la prise dudit château, en octobre 1676. Cette place sera donnée à Godefroy Maurice de La Tour d'Auvergne, qui portait déjà le titre de duc de Bouillon.

Château de Bouillon (Belgique)
Plan ancien de la ville fortifée et du château de Bouillon (Belgique)
Bouillon (Belgique) : Le vieux pont sur la Semois et le château-fort (Xe–XVIe siècles)

Puis il participa à celui de Marche-en-Famenne (Belgique) Le château et ses murs défensifs sont démantelés à la fin du XVIIe siècle sur les ordres de Louis XIV de France.

Il participa à la levée du siège de Deux-Ponts (Allemagne) tenu par Galas, général des impériaux.

Il fut nommé commandant de la place de Thionville. Il rallie de nouveau Créquy, qui manœuvre pour détruire les troupes lorraines.

Décès[modifier | modifier le code]

M. de la Haye, maréchal de camp, blessé à mort, le 29 juin 1677, à l’attaque d'un convoi qui allait à l’armée du duc Charles de Lorraine campée près d'Ennery (Moselle) Il expira à Thionville le lendemain,[4] [5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lemarois.com/jlm/data/b21feydeau.html consulté le 10 avril 2016
  2. Chanoine HUBERT, et C de VASSAL : Généalogie des principales famille de l'Orléannais. Orléans (1862) p. 51
  3. A. D 45, cote N° 3 E 23218 - 20 août 1664
  4. Guillaume Ferdinand TEISSIER : Histoire de Thionville. Metz (1828) p. 145
  5. Galerie des batailles du château de Versailles

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pinard : Chronologie Historique Militaire.
  • Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles : Dictionnaire historique et biographique des généraux français: depuis le ..
  • http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-loiret-chateau-a-loury-chateau-de-loury.html, consulté le 10 avril 2016
  • P. Clément : Lettres de Colbert, Tome 3, 2e Partie, p. 461-470
  • Général Suzane : Historique du régiment de Fère. Histoire de l'infanterie française (1876) tome 4, p. 194-203.
  • Sober Island (Trincomalee) http://soberislandresort.lk/history.html, consulté le 12 mai 2016.
  • Joseph Barre : Histoire générale d'Allemagne
  • QUINCY : Histoire militaire de Louis XIV, suivie de réflexions et de maximes sur l'art de la guerre, 8 vol, in 4, Paris (1726)