François Caron (explorateur)

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François Caron, né vers 1600 à Bruxelles et mort le près de Lisbonne[1], est un explorateur du XVIIe siècle. Huguenot originaire des Pays-Bas méridionaux, il se réfugie en République des Sept Pays-Bas-Unis avant d'entrer au service de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Il est le premier Français connu à avoir visité le Japon. En 1664, Caron devient à la demande de Colbert directeur général de la Compagnie française des Indes orientales.

Carrière[modifier | modifier le code]

Débuts et arrivé au Japon[modifier | modifier le code]

Caron était un apprenti cuisinier (ou selon d’autres sources un apprenti marchand) à bord du vaisseau hollandais Schiedam qui faisait route vers le Japon, lorsqu'il débarqua dans l'archipel en 1619. Il n’est pas le premier exemple de contact Franco-japonais puisqu'il avait été précédé en 1615 par l’escale du samouraï Tsunenaga Hasekura à Saint-Tropez.

Progression de carrière au Japon[modifier | modifier le code]

une carte du Japon dans l'ouvrage de François Caron's Rechte beschryvinge van het machtigh koninghrijck van Iappan (Une véritable description du puissant royaume du Japon).

En 1626, Caron travaillait comme assistant à Hirado et est promu le 9 avril 1633 au rang de maître marchand, faisant de lui le second, hiérarchiquement, de la compagnie au Japon. En 1636, il écrit, en néerlandais, une description du Japon, qui sera publiée en 1648 et traduite en allemand, en anglais et en français. Le 12 février 1639, il succéda à Nicolaes Couckebacker et devint le directeur général de la succursale japonaise de la société. En 1640, les locaux de la compagnie déménagèrent de Hirado à Dejima (Nagasaki).

Caron resta plus de vingt ans au Japon, apprit le japonais et épousa une Japonaise qui lui donna six enfants

Au service des Pays-Bas[modifier | modifier le code]

En 1641, son contrat avec la compagnie expira et il se rendit à Batavia (l’ancien nom de Jakarta) pour attendre son transfert en Europe. Il fut nommé membre du Conseil des Indes orientales.

Le 13 décembre 1641, Caron revient en Europe en tant que commandant de la flotte marine. Bien que payé 1 500 glides pour ses services (une somme assez importante pour l’époque), il repart pour l’Asie en 1643 à bord de l’Olifant. En septembre 1643, il dirige une armée de 1 700 hommes à Ceylan contre les Portugais.

Son épouse japonaise étant décédée, il se remarie en 1644 avec Constantia Boudaen.

Caron fut nommé gouverneur de Formose (l’ancien nom de Taïwan) jusqu’en 1646. Il restructure la production du riz, du soufre et de l’indigo et contrôle le commerce avec les pirates chinois.

Il retourne à Batavia en 1646 et en 1647 est nommé directeur général.

Au service de la France[modifier | modifier le code]

En 1651, Caron doit se rendre aux Pays-Bas pour répondre à des accusations de commerce privé mais se défend bien et peut quitter honorablement la compagnie.

En 1664, Caron reçut une offre de Colbert pour devenir le directeur général de la Compagnie française des Indes orientales qu’il accepte. Ceci est perçu comme un acte de trahison de la part des Hollandais qui le bannissent de leurs Provinces.

En 1665, il navigue jusqu’à Madagascar et fonde un poste de commerce à Surat en Inde. Il est assisté de l'abbé Carré, « oreille » de Colbert, avec qui il s'entend mal. En 1672, il aide les Français à s’installer à Ceylan.

Il meurt 5 avril 1673, dans le naufrage de son navire dans la bouche du Tage alors qu’il revient en Europe[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Caron écrit en néerlandais : Rechte beschryvinge van het machtigh koninghrijck van Iappan, bestaande in verscheyde vragen, betreffende desselfs regiering, coophandel, maniere van leven, strenge justitie etc., écrit en 1636, publié en 1648. Une traduction anglaise est publiée à Londres en 1671 sous le titre A True Description of the Mighty Kingdoms of Japan and Siam.
  • Le Puissant royaume du Japon. La description de François Caron (1636). Présentation, traduction et notes de Jacques et Marianne Proust, Chandeigne, 2003.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

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