Basilique Saint-Thomas de Chennai

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Basilique Saint-Thomas
Une église néo-gothique toute blanche (les toits de tuiles oranges du bâtiment sont rendus très peu visibles par l’architecture), peu haute (deux niveaux) et peu large mais assez longue, avec une tour à base carrée adjacente surmontée d’une flèche à base octogonale.
Vue générale de la basilique.
Présentation
Nom local Santhome basilica
Culte catholicisme
Type cathédrale, basilique, sanctuaire national
Rattachement archidiocèse de Madras-Mylapore
Début de la construction 1893
Style dominant néo-gothique
Site web santhomechurch.com
Géographie
Pays Drapeau de l'Inde Inde
État Tamil Nadu
Ville Chennai
Coordonnées 13° 02′ 01″ nord, 80° 16′ 40″ est
Géolocalisation sur la carte : Tamil Nadu
(Voir situation sur carte : Tamil Nadu)
Basilique Saint-Thomas
Géolocalisation sur la carte : Inde
(Voir situation sur carte : Inde)
Basilique Saint-Thomas

La basilique Saint-Thomas est une église sise en bord de mer (sur le golfe du Bengale) dans le quartier de Mylapore à Chennai en Inde. Dans une crypte sous l'autel principal se trouve le tombeau présumé de l’apôtre saint Thomas. Un premier édifice portugais construit au XVIe siècle a été remplacé par une église néo-gothique construite en 1893. Elle est depuis 1952 la cathédrale de l'archidiocèse de Madras-Mylapore, et a les statuts de basilique mineure et de sanctuaire national.

L’apôtre saint Thomas[modifier | modifier le code]

Suivant une tradition ancienne et solide mais archéologiquement non prouvée, l’apôtre saint Thomas est venu en Inde vers l’année 52 après Jésus-Christ. Il y visite la communauté juive de Cochin et établit des communautés chrétiennes au Kerala. Passant sur la côte de Coromandel (sur le golfe du Bengale) il est reçu dans le royaume de Mylapore. Il meurt vers 72, assassiné « en haine de la foi » sur une colline à quelques kilomètres au sud de Mylapore (appelée aujourd’hui « mont Saint-Thomas »).

Dans la crypte : le tombeau de saint Thomas.

Première église de Mylapore[modifier | modifier le code]

D’après une tradition ancienne, au XIe siècle les restes mortels de saint Thomas sont transférés par des chrétiens arméniens à Mylapore, alors un petit royaume tamoul sur la côte de Coromandel. Lorsque les portugais y établissent un comptoir commercial ils construisent, au XVIe siècle une église incorporant le tombeau de l’apôtre de l’Inde. En accord avec le roi du Portugal, le pape Paul V crée le diocèse de Mylapore en 1606, qui est alors sous la juridiction religieuse portugaise du « Padroado ».

En 1893 l’église portugaise est reconstruite par des architectes anglais en style néo-gothique. C’est l’édifice que l’on voit aujourd’hui.

Cathédrale et basilique[modifier | modifier le code]

En 1886, lorsque la hiérarchie religieuse catholique est établie en Inde, l’église de Mylapore devient officiellement la cathédrale du nouveau diocèse de Madras. Mais les autorités portugaises refusent la suppression du régime de « Padroado ». Cela entraîne un schisme qui ne trouve son dénouement que dans le concordat signé en 1940 entre le Saint-Siège et le Portugal. Les diocèses de Madras (le nouveau) et de Mylapore (l’ancien) sont alors amalgamés pour devenir l’archidiocèse de Madras-Mylapore (1952), dont l’église-sanctuaire de Saint-Thomas devient la cathédrale.

La nef de la basilique.

Étant donné son importance religieuse et historique, et considérant le fait que le sanctuaire de saint Thomas attire de nombreux pèlerins, Pie XII élève en 1956 la cathédrale au rang de basilique mineure. Pour la même raison, la Conférence des évêques catholiques d'Inde donne à la basilique le statut de sanctuaire national en 2006[1].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « St. Thomas Cathedral Basilica », sur gcatholic.org (consulté le ).