Isaias Afwerki

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Isaias Afwerki
ኢሳይያስ ኣፈወርቂ
Isaias Afwerki, en 2002.
Isaias Afwerki, en 2002.
Fonctions
Président de l'État d'Érythrée[N 1]
En fonction depuis le
(22 ans 11 mois et 29 jours)
Prédécesseur Fonction créée
Président de Assemblée nationale d'Érythrée
En fonction depuis le
(22 ans 11 mois et 29 jours)
Prédécesseur Fonction créée
Secrétaire général du Front populaire pour la démocratie et la justice
En fonction depuis le
(21 ans 11 mois et 8 jours)
Prédécesseur Romodan Mohammed Nur (secrétaire général du Front populaire de libération de l'Érythrée)
Biographie
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Asmara (Éthiopie)
Nationalité érythréenne
Parti politique Front populaire pour la démocratie et la justice
Conjoint Saba Haile
Religion Orthodoxe érythréen

Isaias Afwerki
Présidents de Assemblée nationale d'Érythrée
Présidents de l'État d'Érythrée

Isaias Afwerki ou Issayas Afewerki (tigrigna : ኢሳይያስ ኣፈወርቂ), né le à Asmara (Empire d'Éthiopie), est un homme politique érythréen, président de l'État depuis son indépendance, le 24 mai 1993.

Avant la présidence[modifier | modifier le code]

Isaias Afwerki est né le 2 février 1946 à Asmera, en Érythrée. Il finit ses études d'ingénieur à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne en 1965[réf. nécessaire]. Il fréquente les cercles indépendantistes érythréens et participe au Front de libération de l'Érythrée (FLE) qui mène la lutte pour l'indépendance de l'ancienne colonie italienne, fédérée à l'Éthiopie par l'ONU en 1952[1] et annexée en 1962. En 1970, il rejoint le nouveau Front populaire de libération de l'Érythrée (FPLE, à dominante chrétienne) qui s'affronte au Front de libération de l'Érythrée FLE (plutôt musulman). On parle pour cette période de «double guerre civile». Les deux partis se réclament du marxisme.

Isaias Afwerki est le secrétaire général du FPLE depuis 1987.

Présidence[modifier | modifier le code]

L'indépendance de l'Érythrée est proclamée le 27 avril 1993 à la suite du référendum du 25 avril. Isaias Afwerki est élu président de Assemblée nationale le 24 mai et le même jour, il est président de l'État par les membres de la même assemblée. En février 1994, le FPLE est renommé Front populaire pour la démocratie et la justice (FPDJ) lors de son troisième congrès et Afwerki reste le secrétaire général du parti unique du nouvel État.

Depuis le début de son mandat, Isaias Afwerki a instauré un régime avec parti unique, sans élections, une économie centralisée avec rôle prépondérant de l'État et une forte restriction de la liberté de la presse.

Au sein même du FPDJ, des voix se sont élevées en 2001 pour demander au président l'application de la Constitution approuvée en 1997 et une plus grande ouverture politique et sociale. Isaias Afwerki a répondu, peu après, en emprisonnant les contestataires (dont son vice-président, Mahmud Ahmed Sherifo) et les journalistes qui s'étaient fait l'écho de ces critiques[2].

Dans un rapport publié en 2013, Amnesty International décompte plus de 10 000 prisonniers politiques, arrêtés arbitrairement et détenus sans jugement dans des conditions « atroces ». Le gouvernement en place est accusé d'« autoritarisme »[3].

La dictature exercée par Afwerki est à nouveau confirmée par un rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme en juin 2015 qui fait état de violations systématiques des droits humains les plus fondamentaux, commises sous sa responsabilité[4].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Isaias Afwerki est marié à Saba Haile. Ils ont 3 enfants : Abraham, Berhane et Elsa.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Secrétaire général du gouvernement provisoire du au , avant l'indépendance de l'Érythrée.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Rossi (Gianluigi), L’Africa italiana verso l’indipendenza (1941-1949), Milano, Giuffrè, 1980, 626 p.
  2. Collier (Paul), The Bottom Billion: Why the Poorest Countries Are Failing and What Can Be Done About It, Oxford University Press, 2007, p. 22-23.
  3. « Près de 10 000 prisonniers politiques seraient détenus en Erythrée », Le Monde et AFP,‎
  4. (en) « Report of the Commission of Inquiry on Human Rights in Eritrea », sur ohchr.org

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]