Mahmud Ahmed Sherifo

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Mahmud Ahmed Sherifo
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Naissance
Nationalité
Activités
diplomate, homme politique +
Parti politique

Mahmud Ahmed Sherifo (Mahmoud Sherifo) est un homme politique érythréen, né le à Keren et mort le en prison.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mahmud Ahmed Sherifo termine ses études secondaires au lycée de Dekemhare en 1967. Il rejoint les camps du Front de libération de l'Érythrée la même année[1]. Il est envoyé au Caire pour suivre des études supérieures. Il revient diplômé en 1972 et rejoint le mouvement contestataire des jeunes mené par Issayas Afewerki et Abraham Tewolde.

Mahmud Ahmed Sherifo devient membre du comité exécutif du Front populaire de libération de l'Érythrée et participe au développement du mouvement. Il a de nombreux postes importants durant la période 1974-1991[évasif].

En 1991, à la suite de l'indépendance de l'Érythrée, il est nommé vice-président du gouvernement provisoire d'Érythrée (Gezyawi mengesti hager Ertra). En 1993, il fait office de vice-président de la République[2]. En , il officialise l'établissement de relations diplomatiques entre la Chine et l'Erythrée[3] Il reçoit en plus le poste de ministre de l'Intérieur en 1994 puis, lors du remaniement ministériel de 1997, il quitte l'intérieur pour le ministère des gouvernements locaux, qu'il dirige jusqu'en 2001[4], chargé entre autre de la mise en œuvre du projet de loi sur l'autorisation des partis politiques[5].

Mahmud Ahmed critique la politique du président érythréen Issayas Afewerki lors d'une interview en mai 2001 ; il lance le mouvement de contestation qui mènera à la «Lettre des 15», une lettre ouverte appelant à un dialogue pacifique et démocratique dans le conflit armé avec l'Ethiopie[6], et dénonçant la dérive dictatoriale du dirigeant actuel[7]. Il est arrêté le 18 septembre 2001[8],[9], et conduit de force dans les cellules du poste de police n°1 d'Asmara[7]. Les prisonniers du G15 ont ensuite été transférés au complexe secret d'EiraEiro construit spécialement pour eux[7]. Il serait mort en détention le 6 juin 2003[10],[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Milkias Mihretab Yohannes, « Memories of a Dreadful Time », sur Asmarino.com,‎
  2. (en) « Eritrea-Ethiopia Joint Communique », sur Hartford-hwp.com,‎
  3. (en) « 1. Political relations », sur China.org.cn,‎
  4. (en) « A SPECIAL REPORT: PART I », sur Inchainforchrsit.org,‎
  5. Robert Wiren, « Réformateurs en prison et presse muselée : le président Issayas Afeworki n'aime pas la contestation », sur Nfrance.com,‎
  6. Kristin Hulaas Sunde, « Né dans les champs de bataille d'Érythrée », sur Amnesty.org,‎
  7. a, b et c Léonard Vincent, « 18 septembre 2001, ce cauchemar qui hante l'Erythrée », sur Rfi.fr,‎
  8. Mussie Tesfagiorgis G., Eritrea, ABC-CLIO,‎ , 424 p. (lire en ligne), p.313
  9. « Human Rights Watch accuse l'Erythrée de réprimer les opposants », sur Panapress.Com,‎
  10. « La politique en Erythrée », sur Geolinks.fr
  11. « Erythrée - Mise à jour », sur Osar.ch,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]