Hervé Bouchard

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Hervé Bouchard
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Prix du Gouverneur général : littérature jeunesse de langue française - texteVoir et modifier les données sur Wikidata
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Hervé Bouchard, né le à Jonquière[1], est un écrivain québécois. Il est également professeur de lettres au Cégep de Chicoutimi. Son œuvre est notamment influencée par Valère Novarina et Samuel Beckett[2]. Il écrit notamment des romans et des théâtres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît en 1963 à Arvida[3]. Il commence à l'écrire à l'âge de 11 ans[1]. Durant ses jeunes années, il remporte plusieurs concours amateurs, ce qui confirme chez lui sa vocation d'écrivain[4]. Il publie ensuite plusieurs romans.

En 2006, il reçoit pour Parents et amis sont invités à y assister le Grand Prix du livre de Montréal et un chèque de 15 000 $[5].

En 2010, il est récompensé par le 5e Prix du livre jeunesse des bibliothèques de Montréal pour son premier ouvrage pour la jeunesse : Harvey : comment je suis devenu invisible. Il est l'auteur du texte et Janice Nadeau a réalisé les illustrations. Ils se partagent un chèque de 5 000 $[6],[7].

En 2014, lors de la publication de Numéro six, un livre en partie auto-biographique où il fait part d'une nostalgie heureuse sur ses souvenirs de hockey, Le Devoir le compare à Samuel Archibald qu'il rejoindrait sur le « terrain de la culture populaire »[3] ,[8].

Il enseigne au Cégep de Chicoutimi depuis 1994[9].

Analyse de son œuvre[modifier | modifier le code]

D'après Le Devoir, parmi les thèmes majeurs de l'œuvre d'Hervé Bouchard se trouvent « l'expérience langagière, l'oralité, la poétique de l'espace et du lieu, la question centrale de la filiation ». Hervé Bouchard déclare notamment : « Le lieu n'est pas un décor. C'est la matière. C'est là que ça se passe. » Et, selon Le Devoir, l'écrivain insiste « sur l'importance de l'énonciation qui est à l'œuvre au cœur de sa poétique ». Hervé Bouchard affirme qu'il n'y a « pas d'autre moteur que celui de la parole »[10]. Le Devoir avance que « le vrai style en littérature est aussi de la pensée en mouvement »[3]. Valère Novarina, de qui on le rapproche parfois, déclarait : « La langue française était mon professeur d'inconnu. »[11]

Les références de l'auteur sont : la Bible, Philip Roth, Thomas Bernhard, Céline, Novarina, Beckett et Mallarmé[10],[12].

Radio Canada et La Presse estiment qu'il parvient à décrire la vie « très justement »[7] et les « choses ordinaires » de façon « extraordinaire »[8]. Le Devoir estime que Hervé Bouchard parvient à poser une « grille de lecture poétique sur le réel »[11]. Lors de la réception du Grand Prix du livre de Montréal, Hervé Bouchard déclare être heureux que le prix soit décerné à un « texte très local ». Et Bouchard cite Michel Tremblay qui estime que plus un texte est local, plus il est universel. Sur chacun de ses livres, Hervé Bouchard indique « citoyen de Jonquière »[5].

Dans un article de 2006, Le Devoir le qualifie de « poète-dramaturge de l'enfance ». D'après le journal, Hervé Bouchard écrit « ses histoires d'enfance, vues sans lunettes roses ou le filtre surréaliste coutumier », et il « mythologise » son « coin de pays et ses souvenirs »[11].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Littérature jeunesse (bande-dessinée)[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Prix et honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « ICI Radio-Canada Première | Balados, livres audio », sur Radio-Canada, (consulté le )
  2. Hervé Bouchard, « La voix, la vue et les postures », Protée, Université du Québec à Chicoutimi, vol. 23, no 1,‎ , p. 20-30
  3. a b et c « Hervé Bouchard, passages dans le mineur », sur Le Devoir, (consulté le )
  4. Anne-Marie Gravel, « Hervé Bouchard, le parrain qui colore la 26e édition du Prix Damase-Potvin », Le Quotidien,‎
  5. a et b « Hervé Bouchard, lauréat du Grand Prix du livre de Montréal », sur Le Devoir, (consulté le )
  6. « Harvey : comment je suis devenu invisible est récompensé », sur Radio-Canada.ca, (consulté le )
  7. a et b « Harvey , de Janice Nadeau et Hervé Bouchard (La Pastèque) », sur Radio-Canada.ca, (consulté le )
  8. a et b « Numéro six: une belle et grande tendresse », sur La Presse, (consulté le )
  9. « Hervé Bouchard : pourquoi j'écris », sur ici.radio-canada.ca (consulté le )
  10. a et b « Littérature québécoise - La parole souveraine d'Hervé Bouchard », sur Le Devoir, (consulté le )
  11. a b et c « Hervé Bouchard, poète-dramaturge de l'enfance », sur Le Devoir, (consulté le )
  12. « Hervé Bouchard chez les abrasifs », sur Le Devoir, (consulté le )
  13. « Actualités » Blog Archive » Lauréats du Prix du livre jeunesse des bibliothèques de Montréal » (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Inkel, Stéphane, Le paradoxe de l'écrivain : entretien avec Hervé Bouchard, Taillon, La Peuplade, 2008.
  • Karine Hubert, Olivier Kemeid, Pierre Lefebvre et Louis-Jean Thibault (dir). « René Char et Hervé Bouchard », Liberté, vol. 49, n° 3, 2007.
  • Lucie Bourassa et Laurance Ouellet Tremblay (dir.). « Poétiques de la parole », Voix et Images, vol. 43, n° 1, 2017.

Liens externes[modifier | modifier le code]