Hellblazer

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Hellblazer
Éditeur DC Comics
Fréquence mensuel
Format série régulière
Date(s) de publication 1988 - 2013
Numéros 300
Personnages principaux John Constantine

Scénariste(s) Jamie Delano, Garth Ennis, Mike Carey, Peter Milligan, Si Spencer, Warren Ellis, Neil Gaiman, Grant Morrison, Eddie Campbell, Paul Jenkins
Dessinateur(s) John Ridgway, Sean Phillips, Marcelo Frusin, Leonardo Manco, Sean Murphy
Coloriste(s) Dave Stewart
Créateur(s) Alan Moore (scénario
John Totleben et Stephen Bissette (dessin)

Hellblazer (aussi intitulée John Constantine, Hellblazer) est une série de comics fantastique et d'horreur.

Initialement publiée en 1988 par DC Comics, ce titre bascule vers le label Vertigo, la ligne éditoriale s'adressant à un lectorat plus âgé, à partir du numéro 63 (en mars 1993). Cette série relate les enquêtes mystérieuses de John Constantine, détective du paranormal.

En 2013, la série s'achève au numéro 300, pour réintégrer l'Univers DC Comics, sous le titre Constantine.

Publication[modifier | modifier le code]

John Constantine est un magicien qui apparaît pour la première fois dans un épisode de Swamp Thing #37, en juin 1985, scénarisé par Alan Moore et dessiné par John Totleben et Stephen Bissette. Il gagne ensuite son propre Comic book intitulé John Constantine, Hellblazer.

Plusieurs scénaristes prendront en main le récit de ses aventures et principalement des scénaristes anglais tels que Jamie Delano, Grant Morrison, Neil Gaiman, Garth Ennis, Eddie Campbell, Warren Ellis, Paul Jenkins ou encore Peter Milligan[1].

De nombreux dessinateurs se succéderont sur la série : John Ridgway (le tout premier artiste), Simon Bisley, Mark Buckingham, Richard Corben, Steve Dillon, Marcelo Frusin, Jock, David Lloyd, Leonardo Manco, Dave McKean, Sean Murphy et Sean Phillips. Comme souvent dans les publications du label Vertigo, les couvertures sont particulièrement soignées et ont été confiées notamment à Dave McKean, Tim Bradstreet, Glenn Fabry, Kent Williams, David Lloyd, Lee Bermejo, Sean Phillips et Simon Bisley.

Liste des scénaristes[modifier | modifier le code]

Biographie fictive[modifier | modifier le code]

D’origine anglaise, Constantine se présente comme une sorte d’anti-héros antipathique et désagréable, tantôt irascible, voire méprisant. Sa consommation abusive de tabac le destine à une mort prochaine et probablement à un séjour éternel en enfer, où Satan l’attend de pied ferme.

Versé dans l’occultisme, Constantine a souvent déjoué les plans du Diable et de ses démons en les battant à leur propre jeu de la ruse et de la tromperie. Blasé, nonchalant, rien ne semble pouvoir l’atteindre ou l’impressionner, excepté le cancer qui lui ronge les poumons.

Analyse de la série[modifier | modifier le code]

Constantine, à l'opposé du Docteur Strange des éditions Marvel Comics, est un magicien alcoolique, fumeur, jurant et vivant au contact des classes les plus pauvres de la société anglaise. Son apparence s'inspire du chanteur Sting et il est toujours vêtu d'un vieux pardessus marron. Apparu dans les années 1980, il est alors l'expression du refus du thatcherisme que portent les scénaristes anglais. Par la suite, qu'il vive en Grande-Bretagne ou qu'il se rende aux États-Unis, comme c'est le cas sous la plume de Garth Ennis et de Brian Azzarello, il est un moyen de présenter les ravages du capitalisme sauvage contre les classes sociales les plus faibles[1].

Hard Time et The Hard Goodbye sont considérés comme deux des meilleures histoires de la série.

En 1995, Glenn Fabry reçut l’Eisner Award du Meilleur artiste de couverture (Best Cover Artist) pour son travail sur la série.

Parutions françaises[modifier | modifier le code]

Éditions Thot[modifier | modifier le code]

  1. Hard Time (Hellblazer #146-150, 2002)
  2. Good Intentions (Hellblazer #151-156, 2004)
  3. Freezes Over (Hellblazer #157-163, 2005)

Panini[modifier | modifier le code]

  • Collection "100% Vertigo"
    1. Toutes ses machines (Hellblazer One-shot #2, 2007)
    2. Le Sépulcre rouge (Hellblazer #175-180, 2007)
    3. Les Fleurs noires (Hellblazer #181-186, 2008)
    4. Droit dans le mur (Hellblazer #187-193, 2008)
    5. Chemin de croix (Hellblazer #194-199, 2009)
    6. Des raisons de se réjouir (Hellblazer #200 et 202-206, 2009)
    7. Descente aux enfers (Hellblazer #207-212, 2010)
    8. Un talent unique (Hellblazer #201, 213-215, 229, 2010)
  • Collection "Vertigo Cult"
    1. Péchés originels (Hellblazer #1-9, 2008)
    2. Le Diable par la queue (Hellblazer #10-13, annual 4, The Horrorist #1-2, 2009)
    3. Dangereuses Manies (Hellblazer #41-49, 2011)
  • Collection "Vertigo Big books"
    1. Retour aux sources (Hellblazer #230-239, 2011)
  • Collection "Vertigo Graphic Novels"
    • Dark Entries (2011)

Urban Comics[modifier | modifier le code]

  • Collection "Vertigo : Les dossiers de Hellblazer"
    1. Mauvais Sang (Hellblazer - City of demons #1-5, 2012)
    2. Pandemonium (Hellblazer - Pandemonium, Hellblazer #181, 2013)
  • Collection "Vertigo signatures"
  1. Garth Ennis présente Hellblazer - Tome 1 (Hellblazer #41-56, 2015)
  2. Garth Ennis présente Hellblazer - Tome 2 (Hellblazer #57-71 + Hellblazer Special + Tainted Loved, 2015)
  3. Warren Ellis présente Hellblazer (#134-143 + Shoot, 2015)
  4. Garth Ennis présente Hellblazer - Tome 3 (Hellblazer #72-83 + #129-133 + Heartland + Vertigo Winter's Edge #2, 2016)

Adaptation cinématographique[modifier | modifier le code]

Hellblazer a aussi fait l’objet d’un film avec Keanu Reeves, intitulé Constantine, largement inspiré de l’arc narratif Dangerous Habits.

Une série a été diffusée pour la chaîne américaine NBC, avec dans le rôle de John Constantine l'acteur Matt Ryan. Sa diffusion s'est arrêtée au dernier épisode de la saison 1 et n'aura pas de suite.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Marc DiPaolo, War, Politics and Superheroes : Ethics and Propaganda in Comics and Film, McFarland,‎ , 330 p. (ISBN 0786447184, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]