Hage Geingob

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Hage Geingob
Illustration.
Hage Geingob en 2011.
Fonctions
Président de la République de Namibie président de la sadec
En fonction depuis le
(4 ans, 5 mois et 18 jours)
Élection 28 novembre 2014
Vice-président Nickey Iyambo
Premier ministre Saara Kuugongelwa-Amadhila
Prédécesseur Hifikepunye Pohamba
Premier ministre de Namibie

(2 ans, 3 mois et 17 jours)
Président Hifikepunye Pohamba
Prédécesseur Nahas Angula
Successeur Saara Kuugongelwa-Amadhila

(12 ans, 5 mois et 7 jours)
Président Sam Nujoma
Prédécesseur Poste créé
Successeur Theo-Ben Gurirab
Ministre namibien du Commerce et de l'Industrie
Président Hifikepunye Pohamba
Premier ministre Nahas Angula
Prédécesseur Immanuel Ngatjizeko
Successeur Calle Schlettwein
Biographie
Date de naissance (78 ans)
Lieu de naissance Otjiwarongo (Sud-Ouest africain)
Nationalité namibienne
Parti politique SWAPO
Conjoint Patty Geingos (Mariés en 1967; Divorcés)
Loini Kandume (1993–2008; divorcés)
Monica Kalondo (depuis 2015)
Diplômé de Université Fordham
The New School

Hage Geingob
Présidents de la République de Namibie
Premiers ministres de Namibie

Hage Geingob, né le à Otjiwarongo, est un homme politique namibien, membre de la SWAPO. Il est Premier ministre du 21 mars 1990 au 28 août 2002 et de nouveau du au , date à laquelle il prend ses fonctions de président de la République nouvellement élu.

Biographie[modifier | modifier le code]

Monica Geingob, son épouse depuis 2015.

Études et débuts[modifier | modifier le code]

Hage Geingob est né dans une famille de l'ethnie Damaras à Otjiwarongo dans le Sud-Ouest africain alors sous tutelle de l'Afrique du Sud. Il passe son enfance dans le district de Grootfontein puis dans celui d'Otavi.

Hage Geingob fait des études au collège de Augustineum dont il est exclu en 1960 pour avoir participé à une manifestation contre la qualité insuffisante du système éducatif des africains du Sud-Ouest africain. Son exclusion est finalement annulée lui permettant d'obtenir son diplôme d'enseignant. Il est alors affecté à l'école primaire de Tsumeb. Au bout d'une année à ce poste, il démissionne et rejoint le Botswana afin de pouvoir accéder à des études supérieures. Il tente de rejoindre Dar es Salaam par un charter affrété par l'ANC sud-africain mais l'avion est immobilisé au sol par les services secrets sud-africains avant son décollage.

En 1964, il rejoint les États-Unis pour suivre des études supérieures de sciences politiques. En 1974, il est diplômé en relations internationales de la faculté de recherches en sciences sociales de New York.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Nations unies[modifier | modifier le code]

Hage Geingob devient en 1963 représentant de la branche namibienne de la « South West Africa People’s Organization » (SWAPO). De 1964 à 1971, il est le représentant de la SWAPO auprès des Nations unies et joue un rôle actif pour faire reconnaître l'organisation comme représentant du Sud-Ouest africain et pour faire retirer son mandat à l'Afrique du Sud.

En 1972, il est nommé au secrétariat des Nations-Unies pour les affaires politiques. En 1975, il est nommé directeur de l'institut onusien pour la Namibie qui doit servir à fournir des cadres de la fonction publique à une future République de Namibie.

Premier ministre[modifier | modifier le code]

En 1989, Hage Geingob, déjà membre du Comité central, est élu au Bureau politique de la SWAPO pour suivre le déroulement de la campagne électorale en Namibie. C'est le 18 juin 1989 qu'il retourne dans son pays natal après 27 années d'absence. Le 21 novembre 1989, à la suite des élections qui ont donné 57 % des voix à la SWAPO, il est élu président de l'Assemblée constituante. Il se fait alors l'apôtre de la réconciliation nationale et c'est en grande partie grâce à lui que la Constitution, agréée sans réserve par les juristes sud-africains, est adoptée à l'unanimité des députés en février 1990. Il dirige alors le cabinet fantôme en attendant la proclamation de l'indépendance de la Namibie, et gère durant la période transitoire le relais de l'administration sud-africaine par une administration namibienne.

Le 21 mars 1990, Hage Geingob devient officiellement le premier Premier ministre de Namibie. Bien que Damara, il prend l'ascendance dans un mouvement dominé par l'ethnie ovambo manifestant cependant l'ouverture de la SWAPO vers les autres ethnies. Pendant 12 ans, il soutient et applique une ligne politique modérée en dépit des discours plus radicaux du président Sam Nujoma ou du secrétaire général de la SWAPO, Moses Garoëb.

En 2004, Hage Geingob est élu député pour la quatrième fois consécutive. Il est ministre du Commerce et de l'Industrie du 8 avril 2008 au 4 décembre 2012, date à laquelle il est nommé une deuxième fois au poste de Premier ministre.

Dans l'affaire UraMin, Hage Geingob a un temps été consultant rémunéré par l'UraMin, mais se défend avoir toujours déclaré ce rôle et les revenus associés[1].

Présidence de la république[modifier | modifier le code]

Candidat de la SWAPO à l'élection présidentielle de 2014, Geingob est élu dès le premier tour le 28 novembre en obtenant 86,73 % des voix[2]. Il s'agit de la première élection présidentielle en Afrique qui se tient par vote électronique[3]. Il prend ses fonctions le 21 mars 2015[4].

En 2016, la croissance de l'économie namibienne passe de 5,7% à 0,8%, ce qui impacte la notation du pays par les institutions financières, mais Hage Geingob affirme fin 2017 vouloir maintenir son indépendance vis-à-vis du FMI et de la Banque mondiale[5]. En mars 2018, alors que la Chine investit massivement en Namibie, Hage Geingob assure que son pays ne compromet pas son intégrité économique et politique pour autant[6].

En mars 2017, il lance une réforme agraire visant à se réapproprier les terrains agricoles détenus par les blancs et étrangers représentant 43% des terres arables[7]. En octobre 2018, il relance cette proposition qui semble ne pas avoir abouti la première fois[8],[9]. Ce projet s'inscrit dans son programme de renouveau économique dénommé National Equitable Economic Empowerment Framework (NEEF, inspiré du Black Economic Empowerment sud-africain), un ensemble de lois couvrant 6 domaines stratégiques pour débloquer l'égalité économique dans le pays[10].

En février 2018, il interdit à tous ses ministres de voyager aux frais de l'État durant toute la durée du mois, une mesure visant à réduire les dépenses publiques[11].

Le 17 août 2018, il est nommé président de la SADC[1],[12]. Le 13 décembre 2018, il assure la médiation entre le duo Jean-Pierre Bemba-Moïse Katumbi, exclus des élections congolaises, et la SADC[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sonia Rolley, SADC, RDC, Areva: entretien exclusif avec le président namibien Hage Geingob, www.rfi.fr, 18 août 2018 (consulté le 12 décembre 2018)
  2. « Namibie : le Premier ministre Hage Geingob élu Président », Africa Top Success, 2 décembre 2014.
  3. Elections en Namibie: premier vote électronique d’Afrique, www.rfi.fr, 27 novembre 2014 (consulté le 12 décembre 2018)
  4. Namibie: le président Hage Geingob prête serment, www.jeuneafrique.com, 21 mars 2015 (consulté le 22 décembre 2018)
  5. La Namibie n'a pas besoin du FMI, selon son président, www.bbc.com, 26 novembre 2017 (consulté le 22 décembre 2018)
  6. (en) Se Young Lee, Lusha Zhang, Namibia president says China not colonizing Africa -China state media, www.reuters.com, 31 mars 2018 (consulté le 22 décembre 2018)
  7. Namibie : réforme agraire en vue, www.bbc.com, 22 mars 2017 (consulté le 22 décembre 2018)
  8. Namibie: coup d'envoi du débat sur une nouvelle réforme foncière, www.lepoint.fr, 1 octobre 2018 (consulté le 22 décembre 2018)
  9. (en) Namibia's president wants to expropriate land from whites, www.dw.com, 1 octobre 2018 (consult'e le 22 d'ecembre 2018)
  10. Namibie : le président Geingob s’inspire du « Black Economic Empowerment », www.latribune.fr, 2 mars 2018 (consulté le 22 décembre 2018)
  11. Mamadou Kane, Namibie : Hage Geingob interdit ses ministres de voyager, www.afriique-sur7.fr, 31 janvier 2018 (consulté le 22 décembre 2018)
  12. (en) Ramaphosa hands over SADC chairmanship to Namibia's Geingob, www.iol.co.za, 17 août 2018 (consulté le 22 décembre 2018)
  13. RDC: la SADC reçoit l’opposition sur fond de tensions pré-électorales, www.rfi.fr, 15 décembre 2018 (consulté le 22 décembre 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]