Hôpital de la Trinité

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Hôpital de la Trinité
Hopital Trinité R St Denis Paris 1657.jpg
Détail du plan de La Marre et Coquart en 1643.
Hôpital et cimetière de la Trinité, rue Saint-Denis à Paris.
Présentation
Destination initiale
Construction
1202
Statut patrimonial
Démoli en 1817
Localisation
Pays
Région
Paris
Coordonnées
Localisation sur la carte de Paris
voir sur la carte de Paris
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Localisation sur la carte du 2e arrondissement de Paris
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L'hôpital de la Trinité est un ancien hôpital qui était situé rue Saint-Denis dans le 2e arrondissement de Paris.

Situation[modifier | modifier le code]

L'hôpital et l'enclos de la Trinité étaient situés aux 142-164, rue Saint-Denis et au 28, rue Greneta, sous La Poivrière, l'ancien siège de la maison Félix Potin, aujourd'hui un Monoprix.

Historique[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

En 1201, deux gentilshommes allemands, Wilhem Effacuol et Jean De La Paslée[1] achetèrent à Hervé, prieur de Saint-Lazare, un terrain au lieu dit croix de la Reine dans le faubourg Saint-Denis, près de la porte aux Peintres, pour y construire un hôpital.

Terminé en 1202, il se nommait alors « hôpital de la Croix de la Reine » et l'enclos était situé hors de l'enceinte de Philippe Auguste.

En 1207, il prit le nom de « Trinité » et fut fondé pour assister les pauvres et donner l'hospitalité aux pèlerins lors leur passage à Paris. En 1210, sa gestion fut confiée aux Prémontrés de l'abbaye d'Hermières-en-Brie, afin d'offrir l'hospitalité pour les pèlerins et les passants hommes, l'hôpital Sainte-Catherine étant réservé aux femmes, qui y firent construire une chapelle.

L'enclos de l'hôpital s'étendit jusqu'à la rue Guérin-Boisseau et en 1224, il ouvrit son cimetière, le cimetière de la Trinité.

Vers 1280, un manuscrit le nomme Trinité aus Asniers, car il était interdit aux Trinitaires, par leur statut, de monter à cheval mais seulement sur des ânes.

En 1365, la Trinité est incorporée dans Paris en raison de la construction de l'enceinte de Charles V. La destination de l'hôpital change alors et à la fin du XIVe siècle, les confrères de la Passion, quittent Saint-Maur-des-Fossés et louent à la Trinité une grande salle pour y représenter des mystères tirés des Évangiles qui firent venir le tout Paris jusqu'en 1545, année où ils s'installèrent dans l'hôtel des Flandres[2].

Époque Moderne[modifier | modifier le code]

En 1545, après leur départ, les bâtiments furent affectés pour l'accueil d'enfants orphelins. Il prit le nom d'« hospice des Enfants-Bleus » car il y avait dans cet établissement 100 garçons et 36 filles tous vêtus de costumes bleus. Ces enfants étaient instruits et on leur apprenait un métier.

L'hôpital-hospice fut supprimé au début de la Révolution française et ses bâtiments furent vendus en 1812. L'église, qui fut rebâtie et agrandie en 1598, et le portail reconstruit en 1671, fut vendue en 1812 et démolie en 1817.

Vestiges[modifier | modifier le code]

  • La fontaine de la Reine située à l'angle du 142, rue Saint-Denis et du 28, rue Greneta, construite durant l'existence de l'hôpital.
  • Le passage de la Trinité qui servait d'accès à l'hôpital.
  • La cour des Bleus[3], qui rappelle les enfants pauvres accueillis à l'hôpital de la Trinité.

Notes et sources[modifier | modifier le code]

  1. « Paris à l'époque de Philippe Auguste : les hôpitaux », www.philippe-auguste.com.
  2. « Site archéologique : 95-103, boulevard Sébastopol | Inrap », Inrap,‎ (lire en ligne).
  3. 146, rue Saint-Denis.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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