Guillermo Guiz

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Guillermo Guiz
Surnom Guillermo Guiz
Nom de naissance Guy André Daniel Michel Verstraeten
Naissance (38 ans)
Anderlecht, Belgique
Nationalité belge
Profession Humoriste, chroniqueur, acteur, journaliste
Site internet Site officiel
Médias
Pays France, Belgique
Presse écrite Le Soir
Focus Vif
Radio Le café serré (La Première)
La Bande originale
Télévision Roi de la Vanne (Canal+)
69 minutes sans chichis (La Une)

Guillermo Guiz, de son vrai nom Guy Verstraeten, est un humoriste et chroniqueur belge né le 23 novembre 1981. Il s'est principalement fait connaître en France et en Belgique grâce à ses chroniques dans Le Café serré sur La Première[1] et dans La Bande originale de Nagui sur France Inter[2]. En 2013, il lance son premier spectacle de stand-up, Guillermo Guiz a un bon fond[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Dès son plus jeune âge[Quand ?], Guy Verstraeten vit seul avec son père dans la commune bruxelloise d'Anderlecht. Sa mère, avec qui il n'avait déjà plus beaucoup de contact, meurt alors qu'il n'a que dix-sept ans[4].

Pendant son adolescence, il développe une passion pour le football et vise même à devenir professionnel. Il joue dans les équipes junior de clubs comme le Racing White Daring de Molenbeek (RWDM), l'Union saint-gilloise, le Standard de Liège et le Sporting d'Anderlecht. Cependant, de multiples blessures le contraignent à abandonner son projet vers l'âge de dix-huit ans[4].

Études et premiers jobs[modifier | modifier le code]

Après avoir passé une année en Espagne, Guy Verstraeten entreprend des études de sciences politiques à l'université libre de Bruxelles, suivies d'une formation de journaliste à l'Institut de journalisme à Bruxelles. Cela lui permet de réaliser des piges pour plusieurs journaux (Le Soir, Trends-Tendances, Foot Magazine, Le Monde diplomatique...)[5]. Il est également l'auteur de pages télévisées et d'une chronique sur le monde de la nuit pour le Focus Vif[4].

Entre 2010 et 2013, il passe également quelques années difficiles en tant que manager et directeur artistique pour des boites de nuit à Bruxelles (le VIP Room) et à Knokke (le Gotha Club). Cependant, les deux clubs tombent rapidement en faillite[6] et Guy Verstraeten vit alors dans une situation financière compliquée. Ces échecs ajoutés à une rupture difficile le poussent à tenter sa chance ailleurs, en tant qu'humoriste[7].

Carrière humoristique[modifier | modifier le code]

Pour son nom de scène, Guy Verstraeten utilise son premier pseudo Facebook, Guillermo Guiz. Il raconte qu'il a imaginé ce nom en prenant deux extensions de son prénom lorsqu'il avait dû s'inscrire pour la première fois sur ce réseau social[4].

En , il monte sur les planches du Kings of Comedy Club à Bruxelles, pour une compétition de découverte de talents du stand-up nommée Next Prince of Comedy[8]. C'est à cette occasion qu'il est repéré par l'équipe de la radio belge La Première, qui l'engage pour être chroniqueur dans l'émission On n'est pas rentré[4]. Sur la même chaîne de radio, il devient en 2015[9] un chroniqueur régulier pour Le Café serré sur Matin Première, en remplacement de Bert Kruismans. Il fait également plusieurs apparitions à la télévision, dans les émissions 69 minutes sans chichis, la Tribune et Alex & Sigmund en remplacement d’Alex Vizorek. Il continue aussi à travailler pour la presse écrite, en tant que rédacteur chez Focus Vif.

En [10], il intègre l'équipe de la Bande originale sur France Inter, présentée par Nagui. Diffusée hebdomadairement le vendredi puis le jeudi matin, sa chronique porte le nom La Drôle d'humeur de Guillermo Guiz[11]. Il remplaça Pierre-Emmanuel Barré lorsque celui-ci quitta l'émission en [12].

En 2015, son premier one-man-show, Guillermo Guiz a un bon fond rencontre un certain succès et un bon accueil de la critique[13],[14]. D'abord joué dans la salle du Kings of Comedy Club, il passe ensuite quelques dates à guichet fermé au Théâtre de la Toison d'or à Bruxelles. Lorsque Guillermo Guiz commence sa carrière humoristique en France, son spectacle est annoncé de manière régulière à l'affiche du Théâtre du Point-Virgule[15] jusqu'en . Grâce au concours Jokenation, il parvient également à monter sur la scène du Festival du rire de Montreux[4].

En , il devient le personnage principal de la série Roi de la Vanne, diffusée tous les samedis soir en clair sur Canal+[16]. Chaque capsule de quelques minutes raconte un épisode de la vie d'un humoriste belge venant de débuter une carrière à la télévision en France. Guillermo Guiz coécrit également les scénarios, s'inspirant évidemment de son propre parcours professionnel[17].

Humour et inspirations[modifier | modifier le code]

Qu'il soit sur scène ou à la radio, Guillermo Guiz raconte essentiellement ses blagues de manière introspective, en se moquant de sa propre histoire. Il se moque par exemple de la consonance de son vrai prénom "Guy" ou raconte sa jeunesse dans le quartier populaire d'Anderlecht, à Bruxelles[18]. Il aborde également volontiers des sujets sensibles comme la drogue, l'alcool, les religions ou le viol. On peut l'entendre par exemple dire dans un de ses sketchs : « Qui aime le plus les animaux, finalement : les zoophiles ou les chasseurs ? ».

De sa passion pour la philosophie pendant une partie de son adolescence, il garde encore un certain intérêt pour les questions métaphysiques qui transparait dans certains de ses sketches[5].

Guillermo Guiz tire principalement ses inspirations d'humoristes belges de son enfance (Le Jeu des dictionnaires, La Semaine infernale, Philippe Geluck,...), des émissions humoristiques de Canal+ (Les Guignols de l'info, Nulle part ailleurs, Les Nuls...) et de célèbres comédiens de la scène du stand-up américain (Louis C.K., Jerry Seinfeld, Dave Chappelle...)[4]. Dans ses interviews[5],[14],[18], il cite régulièrement Louis C.K. comme étant l'un des éléments déclencheurs de son envie de monter sur scène.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Guillermo Guiz a remporté[19] :[réf. à confirmer]

  • le Prix du public du Festival du rire de Saint-Raphaël en 2015 ;
  • le Tremplin des plages du rire à Nice en  ;
  • le Tremplin de l'humour à Plougastel en 2016.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Café serré » (consulté le 11 mars 2018)
  2. « France Inter - La Bande Originale », sur franceinter.fr (consulté le 12 mars 2018)
  3. « Biographie de Guillermo Guiz », sur guillermoguiz.com (consulté le 12 mars 2018)
  4. a b c d e f et g « Hep taxi ! - Guillermo Guiz (8/20) - 30/04/2017 » (consulté le 11 mars 2018)
  5. a b et c « Guillermo Guiz: “L’humour soigne mon angoisse existentielle” », Psychologies.com,‎ (lire en ligne, consulté le 12 mars 2018)
  6. Julien Collignon, « Le Gotha Club déjà en faillite », 7s7,‎ (lire en ligne, consulté le 11 mars 2018)
  7. Maxime de Abreu, « Rencontre avec l'humoriste Guillermo Guiz », Les Inrocks,‎ (lire en ligne)
  8. (en) « Kings of Comedy - The Next Prince of Comedy », sur kocc.be (consulté le 12 mars 2018)
  9. Emmanuelle Jowa, « Guillermo Guiz : The muscles from Brussels », parismatch.be,‎ (lire en ligne, consulté le 12 mars 2018)
  10. Première chronique de Guillermo Guiz
  11. La drôle d'humeur de Guillermo Guiz, sur franceinter.fr.
  12. « Pierre-Emmanuel Barré quitte France Inter après sa vidéo virale défendant l’abstentionnisme », sur Le Monde.fr (consulté le 13 mars 2018)
  13. « Le Spectacle : Guillermo Guiz a un bon fond », sur guillermoguiz.com (consulté le 13 mars 2018)
  14. a et b « Guillermo Guiz a un bond fond », sur telerama.fr (consulté le 13 mars 2018)
  15. « Guillermo Guiz au Théâtre du Point-Virgule », sur lepointvirgule.com (consulté le 13 mars 2018)
  16. « Roi de la Vanne », sur mycanal.fr (consulté le 13 mars 2018)
  17. Maxime de Abreu, « "Roi de la vanne", le nouveau rendez-vous meta (et très drôle) de Canal+ », Les Inrocks,‎ (lire en ligne, consulté le 13 mars 2018)
  18. a et b Camille Abey, « Guillermo Guiz : un stand-up décapant entre Louis C.K. et Dikkenek », Konbini,‎ (lire en ligne)
  19. « Guillermo Guiz, humoriste et chroniqueur radio », sur www.guillermoguiz.com (consulté le 25 février 2019).

Liens externes[modifier | modifier le code]