Gimélec

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Groupement des industries de l’équipement électrique, du contrôle-commande et des services associés
Image illustrative de l'article Gimélec

Devise : « Des industriels au service de l'intelligence énergétique »

Création 1971
Type Syndicat professionnel
Siège 17 rue de l'Amiral Hamelin
75116 Paris
Langue Français
Membres 200
Président Luc Rémont
Président Schneider Electric France
Site web www.gimelec.fr

Le Gimélec, ou Groupement des industries de l’équipement électrique, du contrôle-commande et des services associés, est un syndicat professionnel français qui représente 182 entreprises fournissant des solutions électriques et d'automatismes pour les marchés de l'énergie, du bâtiment, de l'industrie, des data centers et des infrastructures. Le Gimélec promeut « l’intelligence énergétique », c'est-à-dire un pilotage optimal de l'énergie dans tous ses usages. Les entreprises membres du Gimélec emploient 67 200 personnes en France où elles génèrent un chiffre d’affaires de plus de 12,1 milliards d’euros, dont 57 % à l'export. Leur chiffre d’affaires mondial consolidé s’élève à 40,9 milliards d’euros[1]. Le Gimélec est présidé par Luc Rémont, Président de Schneider Electric France [2]. Il est membre de la Fédération des Industries Électriques, Électroniques et de Communication (FIEEC) et de la Coalition France pour l’Efficacité Énergétique (CFEE) .

Domaines d'intervention et missions[modifier | modifier le code]

Domaines d'intervention des entreprises membres[modifier | modifier le code]

Elles sont actives dans les domaines suivants [3] :

Missions[modifier | modifier le code]

Le Gimélec accompagne ses adhérents et leurs partenaires en France, en Europe et à l’international en assurant un rôle de porte-parole, d’expertise et de coordinateur. Il représente la France au sein de T&D Europe, une association qui regroupe les constructeurs dans le domaine de la transmission et la distribution d'énergie[4]. De cette manière, il œuvre pour la reconnaissance de l’excellence de l’industrie française sur la scène internationale, et notamment l’industrie électrique. D'autre part, le Gimélec accompagne ses adhérents dans leur politique de normalisation et coordonne leurs actions vis-à-vis des organismes de normalisation (UTE, CENELEC, CEI) [5]

Le Gimélec fait régulièrement référence aux travaux et publications d’organismes d’État, tels que la Commission de régulation de l'énergie (CRE) ou Réseau et Transport d’Électricité (RTE).

Naissance et construction du syndicat professionnel[modifier | modifier le code]

En 1971, 9 des 12 syndicats de constructeurs de matériels d’équipement électrique constituant le GMEE fusionnent et donnent naissance à une structure unique : GIMEE (Groupement syndical des Industries de Matériels d’Équipement Électrique). Le GIMEE oriente ses actions essentiellement dans 4 directions : l’exportation, la normalisation et la certification, la construction européenne et la coopération avec les partenaires de la profession.

En 1983, le GIMEE est rebaptisé Gimélec.

Structure[modifier | modifier le code]

Le Gimélec est administré par un Comité de Direction Générale qui fixe les orientations du groupement.

Le Bureau[modifier | modifier le code]

  • Président : Luc Rémont, président de Schneider Electric France
  • Vice-président : Michel Hibon, président directeur général/président, Groupe Cahors/Maec
  • Stéphane Cai, VP Commercial Solutions, GE Grid Solutions
  • Benoit Coquart, directeur France, groupe Legrand
  • Christophe de Maistre, président, Siemens France
  • Yves Meignie, président directeur général, Vinci Énergies
  • Michel Menny, président Seifel SAS
  • Yann Rolland, président directeur général Engie Ineo
  • Délégué général : Antoine de Fleurieu

Comités de marchés[modifier | modifier le code]

Les activités sont pilotées par 5 comités de marché :

  • Énergie - Production, transport et distribution de l’électricité
  • Bâtiment - Automatismes et systèmes d'information
  • Infrastructure du numérique
  • Industrie - Conception, pilotage, contrôles et services
  • Distribution basse tension et conversion d’énergie

Les actions du Gimélec[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Ce paragraphe présente quelques actions, parmi les plus marquantes, menées par le Gimélec en France depuis sa création.

En 2002, le Gimélec met en place le Comité de Liaison des Métiers de l’Electricité[6] qui regroupe les opérateurs en matière d’électricité et les installateurs.

Au cours de l’année 2007, les travaux de la Commission Efficacité Énergétique du Gimélec ont permis de définir la doctrine de la profession basée entre autres sur le concept d’Efficacité Énergétique Active, soit la possibilité de réaliser des économies d’énergie grâce à des fonctionnalités d’automatisation du pilotage des principaux usages du bâtiment. Elle a aussi permis de faire reconnaître par les acteurs du Grenelle de l’Environnement le rôle clé des solutions techniques et des prestations de services des membres du Gimélec pour atteindre les objectifs ambitieux de la France. Elle a enfin organisé, en collaboration avec EDF, les premières Assises de l’Efficacité Énergétique le 15 janvier 2008 à Paris[7] à l'occasion desquelles est présentée une plaquette définissant le potentiel de l'efficacité énergétique active dans le bâtiment et dans l'industrie[8].

Le Gimélec a encouragé le recours massif au Contrat de performance énergétique dans le cadre de la loi Grenelle pour la rénovation énergétique des bâtiments existants, et en particulier les bâtiments publics[9].

En 2009, le Gimélec organise avec Électricité Réseau Distribution France (ERDF) le premier Eco-forum des réseaux de distribution d’électricité « Ensemble pour des solutions durables »[10].

Le Gimélec publie en octobre 2009 son Livre blanc sur l’efficacité énergétique pour contribuer aux réflexions des Pouvoirs publics[11]. Un deuxième Livre blanc sur les réseaux électriques intelligents est publié en 2010.

Dans l’actualité récente, le Groupement est également partie prenante de nombreuses initiatives gouvernementales ou parlementaires :

Le Gimélec anime un club interprofessionnel « France for DATACENTERS »[13]. Il travaille notamment à renforcer l'efficacité énergétique des centres de calculs[14].

Après avoir participé en mai 2011 aux 2èmes Rencontres parlementaires sur les Énergies renouvelables organisées à l'initiative de Serge Poignant, député de la Loire-Atlantique, président de la Commission des affaires économiques, le Gimélec s’associe en novembre 2011 aux 1ères Rencontres parlementaires sur l’Efficacité énergétique, à nouveau organisées et présidées par Serge Poignant.

En janvier 2013, Le Gimélec et quatre autres organisations professionnelles du secteur électrique (FFIE, FGME, Ignes et Serce) publient une étude sur l’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment, dans le cadre des débats sur la transition énergétique[15]. L'étude quantifie le potentiel lié à l’efficacité énergétique dite « active », définie comme la gestion automatique et dynamique des bâtiments et différente de la rénovation thermique ou efficacité « passive »[16].

En Europe et à l'international[modifier | modifier le code]

En 1975, le Groupement lance le premier plan professionnel de développement du Commerce extérieur de la France. Il coordonne l’action des pouvoirs publics et des organismes de commerce extérieur. Cette action est le prélude à des rendez-vous annuels de bilan, présidés par les ministres successifs du Commerce extérieur (1975 à 1988).

En 1978, l’efficacité du Plan Export, lancé en 1975, vaut au Groupement et à ses adhérents d’être nommés « Secteur professionnel exemplaire » par les Pouvoirs publics français.

De 1987 à 2005, le Délégué Général du Gimélec est également président de l’ACTIM (Agence pour la Coopération Technique, Industrielle et Économique), devenue Ubifrance en 2001.

En 1988, le Gimélec promeut les normes françaises en Indonésie, en Arabie saoudite et au Portugal. Le Gimélec veille à une ouverture des marchés dans un esprit de « parité de traitement ». En 1992, le Groupement renforce la présence d’experts en normalisation auprès des organismes européens, pour assurer un meilleur partenariat avec ses voisins de l’Union européenne.

En 1995, le développement des marchés étrangers hors Europe se poursuit, notamment grâce à une étroite coopération avec le Vietnam et l’Arabie saoudite, à l’occasion de journées techniques sur les systèmes de distribution électrique. En 1996, le Gimélec conclut avec la Pologne des accords bilatéraux de reconnaissance mutuelle des procédures de certification. Le Gimélec renforce ses liens avec la Slovénie, la Roumanie, la Russie, le Vietnam et l'Argentine dans le cadre de programmes de rencontres sur l’harmonisation de la normalisation et de la certification. Le Gimélec organise de nombreux colloques en Turquie, en Irak, en Indonésie et au Chili sur la qualité de l'électricité, la continuité du service, la fiabilité et la maintenance des réseaux de transport et de distribution d'électricité.

En 2000, avant même que le conflit ne cesse au Kosovo, le Gimélec, en concertation avec EDF et associé aux travaux de la cellule « Balkans » du MEDEF, a détaché sur place une mission d’experts d’entreprises. Les audits effectués par ces experts ont abouti à des offres de reconstruction et de réhabilitation, assorties de financements français et multilatéraux. Le succès de cette initiative a permis à la profession de se positionner dans d’excellentes conditions en Serbie et de mettre en place un format d’intervention dans les pays en sortie de crise.

Le Gimélec a contribué via la FIEEC et l’ORGALIME à la rédaction du rapport Electra remis au Vice-président de la Commission européenne, le Commissaire Verheugen, en juin 2008. Ce rapport détaille 20 recommandations de la profession pour atteindre les objectifs de paquet énergie-climat européen : les objectifs dits des « 3 fois 20 » à l’horizon 2020[17].

Le Gimélec et ses homologues européens créent l’association T&D Europe en 2008 pour traiter avec la Commission européenne des enjeux majeurs concernant les réseaux électriques. Le Gimélec assure le secrétariat et la vice-présidence lors de la phase de lancement de cette association européenne.

Le Gimélec est également actif sur la scène européenne à travers des comités sectoriels CAPIEL[18][réf. insuffisante] (Comité de coordination des Associations des constructeurs d’appareillage électrique industriel de l’Union Européenne), dont il assure aujourd’hui le secrétariat, et CEMEP (Comité européen de constructeurs de machines et de composés d’électronique de puissance).

En 2013, le groupement participe à la Convention Internationale de Dubaï « Middle East Electricity » (17-19/02/2013), pour mettre en avant l'expertise des industriels français dans le secteur des réseaux électriques intelligents[19].

Les membres les plus importants[modifier | modifier le code]

  • ABB France : 135 000 salariés dans le monde dont 2 000 en France
  • Alstom : 93 000 salariés dans le monde
  • Johnson Controls : 162 000 salariés dans le monde
  • Legrand : 33 000 salariés dans le monde dont 6 500 en France
  • Schneider Electric : 160 000 salariés dans le monde
  • Siemens : 405 000 salariés dans le monde (2010) dont 7 000 en France

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gimélec, Plaquette institutionnelle, mai 2015
  2. Les Echos, 24 mars 2015
  3. [1]
  4. « Membres de T&D Europe », sur tdeurope.eu (consulté le 14 octobre 2012).
  5. « GIMELEC – CENELEC », sur franklin-france.com (consulté le 14 octobre 2012).
  6. [2]
  7. La Villette accueille les premières assises de l'efficacité énergétique, L'Usine Nouvelle, 14 janvier 2008
  8. Lettre de l'Équipement Électrique et Électronique (L3E), 11 janvier 2008.
  9. Les guides de la rénovation, Site internet du Grenelle de l'Environnement
  10. Premier Eco-forum des réseaux de distribution d'électricité, 2009
  11. Efficacité énergétique, Des propositions concrètes pour la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement et du plan Climat Énergie, Livre blanc, 2009
  12. Assemblée Nationale, La performance énergétique des bâtiments : comment moduler la règle pour mieux atteindre les objectifs ?, 2009
  13. Gimelec : « Les data centers sont vitaux pour notre pays », Itspresso, 02/04/2010
  14. Le Gimélec et le Green Grid unis pour des datacenters énergétiquement efficients, Le Monde informatique, 30/09/2010
  15. Le Moniteur, Les solutions « éco-électriques » s’activent pour être le premier recours de la transition énergétique, 11 janvier 2013
  16. L’efficacité énergétique en recherché d’efficacité, Enerpresse, 14/01/2013
  17. rapport Electra, Fieec, 2008
  18. Site internet du CAPIEL - Comité de coordination des constructeurs d'ensembles d'appareillage à basse tension de l'Union européenne, 2011
  19. French Technology to be showcased at middle east electricity 2013, 14/02/2013, (contenu en Anglais

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]