Généalogie d'Adolf Hitler

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La généalogie d'Adolf Hitler est complexe, notamment en ce qui concerne les ascendants mâles, et a été plusieurs fois modifiée, plus souvent pour des raisons politiques ou idéologiques que du fait de la découverte d'éléments nouveaux.

Arbre généalogique d’Adolf Hitler[N 1].

Une généalogie incertaine et controversée[modifier | modifier le code]

Comme pour beaucoup d'enfants de cette époque, dont une partie des ascendants est issue de relations avec des servantes, il est difficile d'établir une généalogie assurée.

Son père Alois Hitler, né en 1837, est le fils illégitime de Maria Anna Schicklgruber, dont il porta le nom jusqu'en 1877, date à laquelle, à l'âge de 40 ans, il prit celui de Johann Georg Hiedler, mort en 1857, qui épousa sa mère en 1842 mais ne le reconnut pas de son vivant. L'ascendance même des frères Hiedler est incertaine, on les suppose nés de Martin Hiedler (1762-1829) et Anna Maria Goeschl (1760-1854).

Selon les historiens nazis, le père biologique d'Alois Hitler serait Johann Georg ; selon d'autres historiens, ce pourrait être Johann Nepomuk, frère du précédent et grâce à qui, semble-t-il, il parvint à prendre le nom de son père adoptif.

Selon que l'on retienne l'ascendance établie par l'état civil (registre paroissial de Mistelbach), celle supposée ou enfin l'indétermination sur la parenté biologique d'Alois Hitler, Klara Pölzl, troisième et dernière épouse d'Alois et mère d'Adolf, serait la cousine germaine ou la nièce de son mari — puisqu'elle est la fille de Johanna Hiedler, elle-même fille de Johann Nepomuk Hiedler — ou n'aurait aucune parenté biologique avec son époux.

Du côté paternel, on ne peut remonter avec certitude qu'au premier degré pour les hommes, puisque la question du père biologique est indécise et celle du père officiel douteuse. Cependant cette branche se rattache à la généalogie d'Adolf Hitler par le côté maternel, et joue en outre un rôle certain dans l'historiographie nazie.

Pour leur grande part, les ascendants d'Adolf Hitler sont originaires de deux hameaux (alors situés dans l'Empire d'Autriche-Hongrie, aujourd'hui en Autriche) du Waldviertel, une région rurale et forestière au nord-ouest de Vienne : Spital près de Weitra et Strones près de Döllersheim.

Rumeurs et hypothèses concernant les origines juives supposées d'Hitler[modifier | modifier le code]

À plusieurs reprises, des rumeurs ont prêté à Hitler des origines juives, et cela parfois dans l'entourage proche de celui-ci. Durant l'été 1921, avant son ascension à la direction du parti fin juillet, certains dirigeants du NSDAP le soupçonnaient d'être juif. Heinrich Himmler lui-même constituait un « dossier secret sur le Führer » et chargea la Gestapo le 4 août 1942 d'enquêter sur les origines du Führer, sans résultat[1].

Si des articles de presse remettent régulièrement la question des origines d'Hitler sur le devant de la scène, en s'appuyant notamment sur les progrès réalisés par l'analyse génétique[2],[3] ou la découverte de documents inédits[4], les journaux de l'époque relayent également ce type de révélation, la plupart du temps peu crédibles, dans un effort de « décrédibilisation » teinté de sensationnalisme. Ainsi, durant l'été 1932, le Neue Zürcher Zeitung publie un article sur les « ancêtres juifs » d'Hitler, car le nom de « Salomon » figurait, de manière erronée, dans sa généalogie officielle[5]. Le 14 octobre 1933, le Daily Mirror prétend avoir découvert la tombe juive du grand-père d'Hitler à Bucarest ; entre autres incohérences, si l'on se fie à la date de mort indiquée sur la pierre, il n'aurait eu que cinq ans de plus que le père d'Hitler[6],[7].

En effet, les rumeurs les plus persistantes s'appuient sur l'impossibilité de définir avec certitude l'identité du grand-père paternel d'Hitler, son père Aloïs étant né de père inconnu[8]. Ainsi, un dossier secret constitué par Kurt von Schuschnigg, chancelier fédéral d'Autriche dans les années 1930, indiquerait que la grand-mère d'Hitler aurait été servante chez les Rothschild, célèbre famille juive de Vienne, et que son fils Aloïs serait donc issu d'une relation adultère avec l'un de ses membres[9]. Cependant, ces informations rapportées par Hans Juergen Koehler[10] sont considérées comme fictives par plusieurs historiens qui voient derrière ce nom un pseudonyme d'Heinrich Pfeiffer (de)[11],[12].

Le témoignage d'Hans Frank[13], gouverneur général de la Pologne sous Hitler, alors qu'il attendait d'être exécuté par pendaison dans sa cellule de Nuremberg, est régulièrement repris par les historiens[14]. En 1930, Hitler serait venu voir Frank en lui présentant une lettre de son neveu, William Patrick Hitler, fils de son demi-frère Aloïs, issu du deuxième mariage du père d'Hitler. Celui-ci le menaçait de révéler que du sang juif coulait dans ses veines. Après enquête, Frank aurait découvert que Maria Anna Schicklgruber aurait eu son enfant alors qu'elle était cuisinière chez une famille juive de Graz, les Frankenberger, qui lui versèrent une pension jusqu'aux quatorze ans d'Aloïs, où elle se maria avec Johann Georg Hiedler[15]. Ce récit sera remis en cause par la suite, notamment pour la raison qu'il n'existe aucune preuve qu'une famille juive nommée « Frankenberger » ait vécu à Graz dans les années 1830, ni que la grand-mère d'Hitler ait été employée à Graz en 1836[16],[7],[17].

Cette version s'inscrit cependant durablement dans l'imaginaire collectif concernant le dictateur, jusqu'à inspirer la naissance d'œuvres telle que le manga L'Histoire des 3 Adolf d'Osamu Tezuka, dont l'intrigue repose sur l'existence d'un document prouvant l'ascendance juive d'Hitler[18]. La raison pour laquelle cette supposition a perduré est due pour certains critiques à une tentative d'explication de la haine d'Hitler pour le peuple juif :

« Certains veulent y voir l'origine de son antisémitisme. Les doutes sur sa filiation et sa propre pureté raciale, la crainte d'avoir hérité du « sang juif » d'un grand-père inconnu auraient selon eux poussé Hitler à des attitudes et des actes d'un antisémitisme toujours plus virulent pour prouver (à ses propres yeux autant qu'à ceux des autres) qu'il n'avait pas été « infecté », se débarrassant de ses soupçons quant à l'existence d'un juif en lui en éliminant tous les juifs autour de lui[19]. »

Branche paternelle[modifier | modifier le code]

Martin Hiedler et Anna Maria Goeschl[modifier | modifier le code]

Sans certitude, on suppose que Martin Hiedler (1762-1829) et Anna Maria Goeschl (1760-1854), probablement des fermiers du Waldviertel, sont les parents de Johann Georg Hiedler, Johann Nepomuk Hiedler, et d'un troisième enfant, Lorenz Hiedler, sur lequel on sait peu de choses.

Johannes Schicklgruber et Thérèse Pfeisinger[modifier | modifier le code]

Johannes Schicklgruber (1764-1847) et Thérèse Pfeisinger (morte en 1821), les parents de Maria Anna Schicklgruber, sont une famille catholique de paysans pauvres d'Autriche. Ils eurent onze enfants dont seulement six survécurent aux maladies infantiles.

Johann Georg Hiedler[modifier | modifier le code]

Johann Georg Hiedler, Huettler ou Hüttler né le 28 septembre 1792 à Spital et mort le (à 64 ans) au même lieu, serait le fils aîné de Martin Hiedler et Anna Maria Goeschl.

Johann Georg était un compagnon meunier pauvre et itinérant qui se louait de moulin en moulin. En 1824, il épouse sa première femme, dont le nom reste inconnu et qui meurt en couches cinq mois plus tard. Longtemps après cela, il rejoint pour des raisons inconnues la famille de Maria Anna Schicklgruber à Strones, et épouse celle-ci le 10 mai 1842 à Döllersheim, alors mère d'un enfant de cinq ans prénommé Alois.

D'après l'historiographie officielle du Troisième Reich, Maria Anna et Johann Georg auraient conçu Alois hors mariage, mais Johann Georg n'a jamais reconnu l'enfant de son vivant. Le couple laisse Alois au frère de Johann Georg, Johann Nepomuk Hiedler, et emménage à Klein-Motten. Devenu veuf en 1847, Johann Georg reprend son travail itinérant avant de se fixer à Spital où il meurt.

Maria Anna Schicklgruber[modifier | modifier le code]

Maria Anna Schicklgruber est née à Strones le 15 avril 1795 de Johannes Schicklgruber et Thérèse Pfeisinger, et morte à Klein-Motten (Autriche) le (à 51 ans).

Son enfance fut marquée par une vie paysanne rude et pauvre dans le Waldviertel. À la mort de sa mère, Maria Anna alors âgée de 26 ans reçoit un héritage de 74 guldens. En « paysanne économe mais judicieuse », selon les termes de l'historien W. Maser, elle décide de prêter cet argent à un orphelinat jusqu'en 1838. À cette date, le placement a plus que doublé, s'élevant à 165 guldens[20].

Selon l'historiographie nazie, Maria Anna aurait été domestique chez les Frankenberger, une famille juive de Graz, dans la décennie 1830 avant de revenir à Strones. Le 7 juin 1837, célibataire et alors âgée de 42 ans, elle mit au monde Alois, qui portera son patronyme — Schicklgruber — jusqu'en 1876. W. Maser souligne que Maria Anna refusa de révéler qui était le père du garçon. Elle fut alors recueillie chez une famille de Strones, les Trummelschlagen, qui devinrent parrain et marraine de l'enfant. Quelque temps plus tard, elle quitta la demeure avec son enfant pour rejoindre son père, Johannes Schicklgruber.

À une date inconnue, Johann Georg Hiedler rejoint les Schicklgruber. Il épouse Maria Anna le 10 mai 1842 à Döllersheim. Quelques mois après le mariage, Alois Schicklgruber est envoyé à Spital chez son « oncle » Johann Nepomuk Hiedler, fermier aisé et frère de Johann Georg.

Au cours de la décennie 1840, Maria Anna et Johann Georg déménagent de la maison familiale de Strones pour aller vivre à Klein-Motten chez la famille Sillip. C'est là que Maria Anna meurt d'une complication pulmonaire en 1847, alors que son fils Alois n'a que neuf ans. Elle est alors inhumée dans le cimetière de Döllersheim.

En 1938, près d'un siècle plus tard, lorsque l'Autriche est annexée par l'Allemagne à la suite de l'Anschluss, les nazis, ne retrouvant pas la sépulture de celle qui est la grand-mère paternelle d’Adolf Hitler, lui attribuent une « tombe d'honneur » sur le mur de l'église de Döllersheim.

Branche maternelle[modifier | modifier le code]

Johann Nepomuk Hiedler et Eva Maria Decker[modifier | modifier le code]

Johann Nepomuk Hiedler, Huettler ou Hüttler, né à Spital le 19 mars 1807 et mort le (à 81 ans) au même lieu, qui était l'arrière-grand-père maternel d'Adolf Hitler et aussi son grand-oncle paternel[N 2], serait le fils puîné de Martin Hiedler et Anna Maria Goeschl.

Le prénom « Johann Nepomuk » fait référence au saint patron tchèque Jean Népomucène (en tchèque Janu Nepomuckém), ce qui laisse supposer que sa famille serait originaire de Bohême ou y avait des attaches, d'autant plus que Spital est situé assez près de cette région.

Johann Nepomuk devint un fermier aisé et épousa vers 1828 ou 1829 Eva Maria Decker (1792-1873), de quinze ans son aînée. Au moins deux enfants sont nés de cette union, Johanna (grand-mère maternelle d'Adolf Hitler) et Walburga.

Légalement, il est l'oncle d’Alois, le fils de Maria Anna Schicklgruber, puisque celui-ci se fit reconnaître comme le fils de son frère Johann Georg en 1876 ; à ce titre il lui laissa à sa mort un héritage.

Certains historiens tendent à penser que Johann Nepomuk serait le père biologique d'Alois Hitler, ce qui en ferait alors à la fois l'arrière-grand-père maternel d'Adolf Hitler et son grand-père paternel.

Johann Baptist Pölzl et Johanna Hiedler[modifier | modifier le code]

Johann Baptist Pölzl (1828-1902), fils de Johann et Juliana Pölzl, est l'époux de Johanna Hiedler, fille de Johann Nepomuk.

Johanna Hiedler, Huettler ou Hüttler, puis en 1876 Hitler, est née le 19 janvier 1830 à Spital et morte le (à 76 ans) au même lieu. Elle est la fille de Johann Nepomuk Hiedler et de Eva Maria Decker (1792-1873) et la grand-mère maternelle d'Adolf Hitler. Comme beaucoup de paysannes de l'époque, Johanna Hiedler est née, s'est mariée et est décédée dans le même village, Spital, situé au sein de l'Empire autrichien.

Johann Baptist et Johanna Pölzl étaient de petits cultivateurs du Waldviertal. Ils se sont mariés le 5 septembre 1848. De leur union, sont nés onze enfants, dont cinq seulement survivent aux maladies infantiles. Leur troisième fille est Klara, troisième épouse d'Alois Hitler, et mère d'Adolf.

Les parents et leur descendance[modifier | modifier le code]

Alois Hitler[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Alois Hitler.
Alois Hitler, père d'Adolf Hitler.

Alois Schicklgruber, devenu Alois Hitler en 1877, père d'Adolf Hitler, est né le 7 juin 1837 à Strones et mort le (à 65 ans) à Leonding (Autriche). Il était agent des douanes austro-hongroises. En 1875, à 36 ans, il épouse Anna Glasl-Hörer, femme fortunée âgée de cinquante ans, fille d'un autre agent des douanes ; celle-ci est donc son aînée de quatorze ans. Elle est malade et invalide, ou bien le devient peu après le mariage. Le couple n'a pas d'enfant et se sépare en 1880. Anna meurt trois ans plus tard, le 6 avril 1883. Le 22 mai 1883, Alois se marie pour la deuxième fois avec Franziska Matzelsberger (née en 1861), employée à l'auberge dans laquelle loge Alois, et qui, âgée de 21 ans, a cette fois vingt-quatre ans de moins que lui. Ils ont déjà un fils, également appelé Alois, né un an avant le mariage, en 1882 ; ils ont ensuite une fille, Angela, née en 1884. Franziska meurt peu de temps après de la tuberculose, le 10 août 1884, alors qu'elle n'a que 23 ans. Quatre mois plus tard, le 7 janvier 1885, Alois se marie pour la troisième fois avec Klara Pölzl (née en 1860) avec qui il a six enfants : seuls deux d’entre eux, Adolf et Paula atteignent l'âge adulte. Les enfants des deuxième et troisième mariages sont élevés conjointement par Alois et Klara.

Klara Pölzl[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Klara Pölzl.
Klara Pölzl, mère d'Adolf Hitler.

Klara Pölzl, née le 12 août 1860 à Spital et morte le (à 47 ans) à Urfahr dans la banlieue de Linz (Autriche), est la mère d'Adolf Hitler. Employée de maison, elle est d’abord au service d'Alois Hitler[N 3] et de sa compagne d'alors Franziska Matzelberger, ensuite sa deuxième épouse. Après la mort de cette dernière, Klara épouse Alois, le fils de son grand-oncle le 7 janvier 1885 dont elle a plusieurs enfants, Adolf Hitler étant l'un d’eux, en l'occurrence le quatrième.

Fratrie d'Adolf Hitler[modifier | modifier le code]

De ses trois épouses, Alois Hitler a eu huit enfants, plus semble-t-il un enfant adultérin avant ces mariages, sans que la chose soit totalement avérée et que l'on connaisse avec certitude le nom de la mère ni le nom de l'enfant.

De sa relation avec Franziska Matzelberger sont issus :

  • Alois, né Alois Matzelsberger (13 janvier 1882 - 20 mai 1956), et postérité ;
  • Angela (28 juillet 1883 - 30 octobre 1949), et postérité.

De sa relation avec Klara Pölzl sont issus :

Autres membres de la famille[modifier | modifier le code]

Geli Raubal[modifier | modifier le code]

Angelika Raubal appelée Geli, née le 4 juin 1908 et morte le (à 23 ans), est la nièce d'Adolf Hitler, fille d'Angela Hitler[N 4] et de Leo Raubal.

Hitler a toujours essayé de contrôler sa nièce en l'empêchant par exemple d'avoir librement des amis et a essayé de toujours la faire accompagner par l'un de ses hommes de confiance. Malgré les efforts de Hitler pour contrôler Geli, elle parvint à conserver une certaine indépendance d'esprit et à faire ce qu'elle aimait dès que c'était possible.

Elle a été retrouvée tuée d'une balle de pistolet au cœur dans les appartements de Hitler à Munich le 18 septembre 1931 à l'âge de 23 ans. La cause officielle de son décès est le suicide, mais comme à cette période Hitler avait une influence sur la police bavaroise, personne ne peut dire si cette affirmation est objective. Selon certaines sources, Hitler aurait lui-même tué Geli pour cause d'infidélité, mais la plupart des historiens s'accordent à dire que sa mort est réellement due à un suicide[N 5].

Leni Riefenstahl, dans ses Mémoires, relate que lors d'une discussion tenue en 1944 avec Wilma Schaub, la femme du plus ancien aide de camp de Hitler, celle-ci lui a révélé la cause du suicide de Geli Raubal. En fouillant le manteau de Hitler, Geli aurait découvert une lettre d'Eva Braun qui était une « exubérante déclaration d'amour ». Souffrant de jalousie, Geli se suicida quelques heures plus tard. Cette version a aussi été confirmée par une autre secrétaire de Hitler, Christa Schroeder[22].

Heinz Hitler[modifier | modifier le code]

Heinrich Hitler, appelé Heinz, né le 14 mars 1920 et mort le (à 21 ans), est le fils d'« Alois Hitler fils » et de sa seconde épouse Hedwig Heidemann. Membre du parti nazi, il intègre une école militaire d'élite du IIIe Reich, les Nationalpolitische Erziehungsanstalten. Il entre dans la Wehrmacht au début de la Seconde Guerre mondiale et sert sur le front de l'Est en 1941 comme sous-officier des transmissions dans le 23e régiment d'artillerie, et participe à l'invasion de l'Union soviétique lors de l'opération Barbarossa. Le 10 janvier 1942, Heinz Hitler est fait prisonnier lors d'une opération de récupération de matériel de transmission laissé sur une position arrière. Il est envoyé à Moscou et enfermé dans une prison militaire où il meurt un mois plus tard. Adolf Hitler ayant capturé le fils de Staline, il tentera de négocier la libération de son neveu préféré. Mais Staline refuse. Il aurait répondu : « À la guerre comme à la guerre »[réf. nécessaire].

Les Veit, cousins issus de germain de Hitler[modifier | modifier le code]

Vivant à Graz, cette branche de la famille de Hitler avait souvent été frappée de cas de déficiences mentales. Dans le cadre du programme Aktion T4, la cousine de Hitler, Aloisia Veit, souffrant de schizophrénie, est envoyée à Hartheim dans ce qui est officiellement un asile mais est en fait un centre d'euthanasie systématique des handicapés mentaux : 18 500 handicapés y ont été assassinés. La cousine de Hitler y est gazée en décembre 1940, dans le cadre de la politique eugéniste.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cet arbre généalogique retient l'hypothèse que le grand-père paternel d’Adolf Hitler (Johann Hiedler) est aussi son arrière-grand-père maternel. Si cette hypothèse n'est pas retenue, il convient d’observer que les dates de naissance et de mort (1807-1888) mentionnées pour Johann Georg Hiedler (sur le côté gauche de l'arbre) sont probablement erronées puisqu'elles sont identiques à celles de son frère Johann Nepomuk Hiedler (situé sur le côté droit de l'arbre) ; en lieu et place, les dates de naissance et mort de Johann Georg Hiedler sont : 1792-1857.
  2. Sachant la reconnaissance posthume d’Alois, père d'Adolf Hitler, par le frère de Johann Nepomuk : Johann Georg.
  3. Qui est le fils de son grand-oncle (Johann Georg), ou bien le demi-frère de sa mère dans l’hypothèse où son grand-père Johann Nepomuk est aussi le père d’Alois.
  4. Demi-sœur d’Adolf Hitler.
  5. François Delpla cite cette hypothèse[21] ; Geli aurait eu un différend avec Hitler au sujet d'un voyage qu'elle comptait effectuer à Vienne (Hitler le dément dans un communiqué à la presse) et il lui aurait interdit ce voyage. Ce séjour aurait eu pour but d'y retrouver un homme, peut-être originaire de Linz selon Christa Schröder (Douze ans auprès d'Hitler), et ces faits sont corroborés par Joachimsthaler (Er war mein Chef) qui cite une déclaration de la mère de Geli à un interrogateur américain à Berchtesgaden, le 17 mai 1945. Ceci pourrait être le motif du suicide de Géli.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Werner Maser, Prénom : Adolf, Nom : Hitler, trad. P. Kamnitzer, Plon, 1973, p. 12-13.
  2. (nl) « Hitler was verwant met Somaliërs, Berbers en Joden », sur Knack,‎ (consulté le 28 novembre 2013).
  3. (en) Allan Hall, « DNA tests reveal 'Hitler was descended from the Jews and Africans he hated' », sur Daily Mail,‎ (consulté le 13 février 2014).
  4. « L'étrange fiche de police d'Adolf Hitler », Sciences et Avenir,‎ .
  5. (de) Hamann Brigitte, Hitlers wien, Lehrjahre eines diktators, Munich, 1996, p. 68-71, cf. Ian Kershaw, Hitler. 1889-1936, Paris, Flammarion, 1999, note 23, p. 849.
  6. Werner Maser, Prénom : Adolf, Nom : Hitler, trad. P. Kamnitzer, Plon, 1973, p. 13.
  7. a et b Ian Kershaw, Hitler. 1889-1936, Paris, Flammarion, 1999, p. 43.
  8. (de) Franz Jetzinger, Hitlers Jugend, Vienne, 1956, p. 16-18 et p. 64.
  9. François Kersaudy 2013, p. 25-27.
  10. (en) Hansjürgen Koehler, Inside the Gestapo, Londres, Pallas,‎ , p. 142-150.
  11. (de) Walter Lehmann, Die Bundesrepublik und Franco-Spanien in den 50er Jahren, 2006, p. 85.
  12. (de) Gert Buchheit, Der deutsche Geheimdienst. Geschichte der militärischen Abwehr, 1966, p. 168.
  13. (de) Hans Frank, Im Angesicht des Galgens, Munich/Gräfelfing, 1953, p. 330-331.
  14. (de) Franz Jetzinger, Hitlers Jugend, Vienne, 1956, p. 28-32.
  15. François Kersaudy 2013, p. 22-23.
  16. (de) Dr Nikolaus Preradovic, Der Spiegel, 12 juin 1957, p. 54-59.
  17. Lionel Richard, D'où vient Adolf Hitler. Tentative de démythification, Autrement, 2005, p. 23.
  18. « L’Histoire des 3 Adolf d'Osamu Tezuka », sur http://www.du9.org.
  19. Ron Rosenbaum, « Le secret de famille du Führer », L'Express,‎ (lire en ligne).
  20. À titre indicatif, en 1838, une vache valait 12 guldens et une auberge 500 guldens.
  21. Delpla 2013, p. 349.
  22. Douze ans auprès de Hitler, Albert Zoller, Éditions René Juillard (Paris), 1949.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Études et témoignages[modifier | modifier le code]

  • François Delpla, Hitler, Grand West éditions,‎ , 1072 p. (ISBN 979-1091468275).
  • (de) Joachim Fest, C. Hitler, Verlag Ullstein, 1973.
  • (de) Franz Jetzinger, Hitlers Jugend, Vienne, 1956.
  • François Kersaudy, Les secrets du IIIe Reich, Perrin,‎ , 320 p. (ISBN 978-2262037529).
  • Ian Kershaw, Adolf Hitler : 1889-1936, tome I, Norton, 1999.
  • Adolf Hitler, Chroniques de l'Histoire, dir. J. Legrand, 1996.
  • (de) August Kubizek, Adolf Hitler mein Jugendfreund, Leopold Stocker Verlag, 1953.
  • (de) C. Mulack, Klara Hitler. Muttersein im Patriarchat, Göttertverlag, 2005.
  • Hermann Rauschning, Hitler m'a dit, Pluriel, 2005.
  • (en) B. F. Smith, Adolf Hitler: His Family, Childhood and Youth, Hoover Institute, 1967.
  • (nl) Vermeeren Marc, De jeugd van Adolf Hitler 1889-1907 en zijn familie en voorouders, Soesterberg, 2007, 420 blz. Uitgeverij Aspekt (ISBN 978-90-5911-606-1).

Roman[modifier | modifier le code]

  • Norman Mailer, Un château en forêt, Paris, Plon, coll. « Feux croisés », 2007.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]