Geli Raubal

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Geli Raubal
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 23 ans)
MunichVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Angela Maria RaubalVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Mère
Fratrie
Leo Rudolf Raubal Jr
Elfriede Hochegger (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Adolf Hitler (oncle)
William Patrick Hitler (cousin germain)
Heinz Hitler (en) (cousin germain)
Alois Hitler (grand-père maternel)
Johann Georg Hiedler (en) (arrière-grand-père)
Maria Schicklgruber (en) (arrière-grand-mère)Voir et modifier les données sur Wikidata

Angela Maria "Geli" Raubal (prononcé en allemand : [ˈɡeːliː ˈʀaʊ̯bal][ˈɡeːliː ˈʀaʊ̯bal][ˈɡeːliː ˈʀaʊ̯bal]; 4 juin 1908 – 18 septembre 1931) est la nièce d'Adolf Hitler. Raubal vit auprès de son oncle de 1925 à son suicide en 1931.

Vie[modifier | modifier le code]

Angela Maria "Geli" Raubal naît à Linz[1], où elle grandit avec son frère, Leo, et une soeur, Elfriede. Son père meurt quand elle a deux ans. Elfriede et elle accompagnent leur mère quand elle devient femme de chambre de Hitler en 1925[2]. Raubal a 17 ans à l'époque, et elle passe six ans très près de son oncle, de 19 ans son aîné[3]. En 1929, Raubal commence à étudier la médecine à Munich, à l'université Ludwig Maximilian. Elle emménage alors dans l'appartement de Hitler. Elle ne terminera pas ses études[1].

Hitler est très dominateur et possessif envers Raubal et contrôle tout ce qu'elle fait[4]. Lorsqu'il s'aperçoit de sa relation avec son chauffeur, Emil Maurice, il renvoie le chauffeur[1][5]. Après cet événement, il l'empêche de voir ses amis, et s'assure de toujours avoir un chaperon avec elle pour les courses, au cinéma et à l'opéra[4].

Suicide[modifier | modifier le code]

La mère de Raubal affirme après la guerre que sa fille espérait épouser un homme de Linz, mais qu'Hitler avait interdit la relation. Elle est tenue quasi-prisonnière, mais décide de s'enfuir vers Vienne pour y continuer ses leçons de chant[3]. Hitler et elle se disputent le 18 septembre 1931 quand il lui interdit d'aller à Vienne. Il part à un rendez-vous à Nuremberg, mais revient à Munich le lendemain, apprenant que Raubal est morte d'un coup de feu au poumon[1]. Elle s'est apparemment suicidée, à l'âge de 23 ans, dans l'appartement de Hitler avec son pistoler Walther[5].

Les journaux reprennent rapidement l'affaire, spéculant sur des violences physiques, une relation sexuelle, peut-être même un meurtre. Otto Strasser, fervent opposant de Hitler, est à l'origine de certaines des rumeurs les plus sensationnelles. L'historien Ian Kershaw affirme que "que la relation ait été ou non sexuelle, le comportement de Hitler envers Geli a les traits d'une dépendance sexuelle, latente ou non, très importante"[4]. La police réfute la thèse du meurtre[6].

Leni Riefenstahl, dans ses Mémoires, relate que lors d'une discussion tenue en 1944 avec Wilma Schaub, la femme du plus ancien aide de camp de Hitler, celle-ci lui révèle la cause du suicide de Geli Raubal. En fouillant le manteau de Hitler, Geli aurait découvert une lettre d'Eva Braun qui était une « exubérante déclaration d'amour ». Souffrant de jalousie, Geli se suicida quelques heures plus tard. Cette version a aussi été confirmée par une autre secrétaire de Hitler, Christa Schroeder.

Hitler, dévasté, sombre dans un état profondément abattu. Il ne se présente pas aux funérailles à Vienne le 24 septembre. Deux jours plus tard, il visite sa tombe au cimetière central de Vienne. Ensuite, il se concentre à nouveau sur la vie politique[7].

Hitler déclarera plus tard que Raubal est la seule femme qu'il ait jamais aimée. Sa chambre est gardée intacte, et il accroche des portraits d'elle dans sa propre chambre et à la chancellerie à Berlin[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Görtemaker 2011, p. 43.
  2. Kershaw 2008, p. 177.
  3. a et b Bullock 1999, p. 393.
  4. a, b et c Kershaw 2008, p. 219.
  5. a et b Kershaw 2008, p. 220.
  6. Shirer 1960, p. 132.
  7. Kershaw 2008, p. 221.
  8. Shirer 1960.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]