France II (voilier)

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21° 48′ 29.52″ S 165° 38′ 48.12″ E / -21.8082, 165.6467

France II
Image illustrative de l'article France II (voilier)
France II au port de Bordeaux, en janvier 1912

Gréement Cinq-mâts barque
Histoire
Architecte Gustave Leverne
Chantier naval Forges et Chantiers de la Gironde
Lancement Lancement : 11/1911 ; livraison : 08/1913
Équipage
Équipage 45 ; depuis 1919 : 60
Caractéristiques techniques
Longueur 142,2 m
Longueur de coque 127,6 m
Maître-bau 16,96 m
Tirant d'eau 7,65 m
Déplacement 10 710 tonnes
Tonnage 6 255 TJB, 4 544 TJN
Voilure 6 350 m²
Vitesse 17 nœuds
Caractéristiques commerciales
Capacité 8 300 tonnes
Carrière
Armateur Société Anonyme des Navires Mixtes - Prentout-Leblond
Port d'attache Rouen Drapeau de la France France

Le France II était un navire marchand français, équipé de cinq mâts, mais aussi de deux moteurs. Il était tout de même considéré comme étant un voilier, puisque ses déplacements étaient principalement tirés de la force du vent.

Son gréement était de type cinq-mâts barque ; il était également propulsé par 2 moteurs Schneider de 900 chevaux, installés à la construction et déposés après la guerre de 1914.

Il fut construit par les Chantiers de la Gironde à Lormont près de Bordeaux de 1911 à 1913 sous la direction de l'ingénieur en chef Gustave Leverne (1861-1940), dont ce fut l'œuvre majeure, pour l'armateur rouennais la Société Anonyme des Navires Mixtes - Prentout-Leblond.

Avec ses 142m, il fut le quatrième plus long voilier[1] et le plus grand voilier au monde lorsqu'on ajoute plusieurs critères tels la largeur, la jauge brute, la surface de voilure (cf : la liste des plus grands voiliers).

Il est équipé (fait rare pour un voilier de l'époque) de la TSF, qui lui permet notamment de bénéficier de renseignements météo auprès des vapeurs navigant dans les mêmes parages.

Il comporte des installations pour un nombre restreint de passagers, en effet au début du XX° siècle, les médecins conseillent les long voyages en mer pour combattre les affections pulmonaires.

Comme tous les voiliers de la compagnie Prentout-Leblond, il est affecté à la ligne de Nouvelle -Calédonie (transport de Nickel) et brièvement, après la guerre de 14-18 aux blés d'Australie.

Les deux moteurs auxiliaires Diesel lui permettent des traversées plus courtes que les purs voiliers et lui sauveront la mise lors de l'attaque d'un U - Boot, mais les hélices fixes créent une certaine trainée en marche sous voiles, même si, tournant en moulinet, elles peuvent entraîner un compresseur d'air (pour les bouteilles de démarrage des Diesels) ou une génératrice électrique.

Après guerre, une conversion est envisagée: montage de moteurs plus puissants et plus fiables et transformation du gréement en goëlette à cinq mâts à la façon des grands schooners américains. toutefois des voiles de cette taille d'une seule pièce sont quasi impossibles à réaliser, finalement les moteurs et les hélices sont tout simplement débarqués, ce qui sera fatal au navire.

Le , le France II s'échoue sur le récif de Ouano en Nouvelle-Calédonie, par temps calme.

Le sauvetage serait possible mais les frets des blés d'Australie initialement élevés, sont en chute libre avec la reprise de l'agriculture en Europe, finalement tout le matériel récupérable est démonté et l'épave abandonnée.

Durant la seconde guerre mondiale, l'épave servira de but de tir d'exercice à l'aéronavale US (Guerre du Pacifique) et sera très endommagée

En 2006, la coque métallique de l'épave était toujours visible.

Galerie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Randier: Grands voiliers français 1880-1930. Construction, gréement, manœuvre, vie à bord. Éditions des Quatre Seigneurs, Grenoble 1974 ; ISBN 2-85231-012-0
  • Roger et Christian Bernadat : « France (II) », le plus grand voilier du monde, construit à Bordeaux, Éditions de l'Entre-deux-Mers, Saint-Quentin-de-Baron, 2008 ; ISBN 978-2-913568-59-4

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Source[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Derrière le Preussen, 1902, 147m, le R.C. Rickmers, 1906, 146m et le Thomas W. Lawson, 1902, 144m