Sagonne

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Sagonne
Château de Sagonne
Château de Sagonne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Canton Dun-sur-Auron
Intercommunalité Communauté de communes Les Trois Provinces
Maire
Mandat
Andrée Joly
2014-2020
Code postal 18600
Code commune 18195
Démographie
Population
municipale
188 hab. (2014)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 51′ 03″ nord, 2° 49′ 33″ est
Altitude Min. 189 m
Max. 251 m
Superficie 18,85 km2
Localisation

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Sagonne est une commune française située sur la route Jacques Cœur dans le département du Cher, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la vallée de Germiny, s'étendant au sud-est du département, parallèlement à la Nièvre, dans des terrains calco-marneux du Jurassique en contrebas de la cuesta du Jurassique supérieur, qui est une assise de calcaire dur de l'étage Bathonien, épaisse de 50 m, correspondant au partage des eaux entre les bassins de la Loire et du Cher. C'est une zone de grand bocage, partiellement couverte de forêts et favorable pour le pâturage des bœufs blancs[1].


Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Charly
Blet
Ourouer-les-Bourdelins
Germigny-l'Exempt
Vereaux Rose des vents
N
O    Sagonne    E
S
Givardon Sancoins

Histoire[modifier | modifier le code]

Sagonne tient son nom de la déesse gauloise protectrice de la source, Soucouna. Le socle d'une statue à son nom a été retrouvé et le site est d'origine gallo-romaine[2].

Ancien oppidum, construit le long de la voie romaine qui reliait Lyon à Bourges en passant par Autun, le site a été mentionné pour la première fois par écrit à 832. C'est Wicfried, comte de Bourges, qui offrira ce domaine à sa fille Agane en l'honneur de son mariage avec Robert, qui sera l'un des aïeux d'Hugues Capet.

Lié aux comtes de champagne et de Blois, la seigneurie de Sagonne se retrouve liée aux domaines des comtes de Sancerre depuis le Xe siècle. Le château fut élevé au cours du XIVe siècle pour contrôler l'itinéraire de Bourges à Sancoins[3].

Anne de Bueil, héritière des Sancerre, se marie en 1428 avec Pierre d'Amboise, compagnon de Jeanne d'Arc et la dynastie des Amboise demeurera à Sagonne jusqu'à ce que madame Antoinette d'Amboise soit obligée de revendre son domaine à M. Jean Babou en 1542.

Sagonne sera érigé en comté au XVe siècle, et c'est Charles de L'Aubespine qui le rachète en 1632. Son neveu, héritier dépensier, se fera saisir son bien afin de rembourser ses créanciers. Claude Lebas de Montargis rachètera le château, pour le revendre presque immédiatement à Nicolas de Boisbrion et son beau-père Jules Hardouin-Mansart annulera la première transaction pour s'en rendre acquéreur en 1699. Il s'agit pour Jules Hardouin-Mansart de posséder un domaine féodal titré pour pouvoir faire valoir un titre de comte. Il effectuera d'importants travaux dans le château au début du XVIIIe siècle. À la Révolution française, Anne d'Arpajon, héritière des Mansart et gouvernante de Marie Antoinette sera guillotinée.

Le château sera dès lors pillé, ses toits démontés pour récupérer le plomb, il servira de carrière de pierre et de ferme. Le château est classé monument historique en 1914, mais il restera à l'abandon. C'est à partir de 1977 que, racheté par une famille descendante de Jean Babou, ancien propriétaire du domaine, qui commenceront la restauration, le château sera en partie remonté et est aujourd'hui ouvert à la visite.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 2 avril 2014)
Andrée Joly DVG Retraitée
Réélue pour le mandat 2014-2020[4]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 188 habitants, en diminution de -19,66 % par rapport à 2009 (Cher : -0,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
606 604 723 626 665 678 683 750 732
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
764 777 805 745 760 705 702 643 636
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
571 547 465 382 370 349 322 302 264
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
221 213 204 199 201 221 230 189 188
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Girardin, DDT du Cher et Drear, « Atlas du Cher », sur www.cher.pref.gouv.fr,
  2. Pierre Audin, Les eaux chez les Arvernes et les Bituriges (Les sanctuaires des eaux) - Chapitre I, Revue archéologique du Centre de la France, tome 22, fascicule 2, p. 83-108, 1983.
  3. Ruines du château à Sagonne (18)
  4. « Les onze maires du canton et leurs adjoints ont été élus », L'Echo du Berry (Édition du Cher), no 3124,‎ , p. 15
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Château de Sagonne », notice no PA00096871, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Église Saint-Laurent », notice no PA00096872, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Deshoulières, Sagonne, dans Congrès archéologique de France. 94e session. Bourges. 1931, p. 442–446, Société française d'archéologie, Paris, 1932
  • Sous la direction de Jean-Marie Pérouse de Montclos, Guide du patrimoine Centre Val de Loire, p. 551, Hachette, Paris, 1992 (ISBN 2-01-018538-2)
  • Philippe Cachau: Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, dernier des Mansart (1711-1778), thèse d'histoire de l'art, Paris I, 2004, t. I, p. 749-806.
  • Philippe Cachau : « Le château de Jules Hardouin-Mansart à Sagonne », Cahiers d'archéologie et d'histoire du Berry, 1er mars 2009, no 177, p. 25-38.
  • Le Cher remarquable : numéro spécial du Berry républicain : 80 sites vues du ciel : en couverture Sagonne et p. 42-43, décembre 2011 (ISSN 0988-8357)

Liens externes[modifier | modifier le code]