Robert III de La Marck

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Officier général francais 7 etoiles.svg Robert III de La Marck
« Robert III de La Marck, seigneur de Fleuranges », François-Édouard Picot, copie d'après un original conservé au château de Beauregard, commandé par Louis-Philippe Ier pour le musée historique de Versailles en 1834.
« Robert III de La Marck, seigneur de Fleuranges », François-Édouard Picot, copie d'après un original conservé au château de Beauregard, commandé par Louis-Philippe Ier pour le musée historique de Versailles en 1834.

Surnom Fleuranges
Naissance 1491
Décès 21 décembre 1536 (à 45 ans)
Longjumeau
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Dignité d'État Maréchal de France
Conflits Guerres d'Italie
Faits d'armes Bataille de Ravenne - Marignan - Siège de Péronne (1536)
Autres fonctions 14ème Seigneur de Sedan (novembre 1536-21 décembre 1536)
Duc de Bouillon (novembre 1536-21 décembre 1536)
2ème Seigneur héritier de Sedan (1491-novembre 1536)
Famille Robert II de La Marck (père)
Guillemette de Sarrebruck (épouse)
Robert IV de La Marck (fils)

Robert III de la Marck, dit Fleuranges, duc de Bouillon, seigneur de Sedan et de Fleuranges, né en 1491 et mort le 21 décembre 1536 à Longjumeau, est un important militaire français de la période des guerres d'Italie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

À l’âge de dix ans, il est envoyé à la cour de Louis XII. Il y est l’ami et le compagnon de jeux puis d’armes du duc d’Angoulême, le futur François Ier.

Très différent de son père, Robert II de La Marck, seigneur de Sedan, duc de Bouillon, qui avait montré le plus grand esprit d'indépendance à l'égard du roi de France, que ce fût Louis XII ou François Ier, comme aussi à l'égard de l'empereur Charles Quint. Et encore plus différent de son grand-oncle, Guillaume de La Marck, le Sanglier des Ardennes, qui opéra, pour le compte de Louis XI, la répression de la révolte des Liégeois.

Il épouse en 1510 Guillemette de Sarrebruck comtesse de Braine, dame de Montagu, de Neufchâtel, de Poutarcy et de La Ferté-Gaucher († 1571), fille de Robert II comte de Roucy, nièce du Cardinal d’Amboise. Ils n’auront qu’un seul enfant, Robert IV de La Marck, duc de Bouillon et prince de Sedan, futur maréchal de France, né en 1512.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Participation aux Guerres d'Italie[modifier | modifier le code]

Après trois mois de mariage, il rejoint l’armée française dans le Milanais. Robert III participe à toutes les campagnes et s’illustre sous le nom de « Fleuranges l'Adventureux ». Avec une poignée d’hommes il prend Vérone. Robert III de la Marck est ensuite envoyé en Flandre en 1512 pour prélever un corps de 10 000 hommes et revenir en Italie, à leur tête sous le commandement de son père. Après la Bataille de Ravenne, il participe à la prise d'Alessandria. Les Français sont cependant défaits à Novare, et Robert III de la Marck s’échappe de justesse avec plus de quarante blessures. Il est sauvé par son père et envoyé à Verceil, et de là à Lyon.

En 1515, il retourne en Italie avec François Ier et se distingue à Marignan où il contribue à la victoire des Français, le roi l’adoube de sa propre main. Il prend Crémone, avant d’être appelé auprès de son père malade.

Insuccès diplomatique[modifier | modifier le code]

En 1519, il est envoyé en Allemagne afin d’inciter les Princes-Électeurs à donner leurs voix à François Ier. Il échoue dans cette mission diplomatique difficile. Il est en 1520 présent lors de la rencontre entre François Ier et Henri VIII, au Camp du Drap d'Or.

Prisonnier de Charles Quint[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sixième guerre d'Italie.

À la reprise de la guerre en Italie, Robert III de la Marck attaque le Luxembourg pour le compte du Roi de France en échange de dix mille écus, une pension et vingt-huit hommes d'armes. Il est fait prisonnier à la bataille de Pavie en 1525 et partage la captivité de François Ier. L’empereur Charles Quint, irrité par la défection de son père, Robert II de La Marck, l’emprisonne en Flandre où il reste quelques années. Pendant cet emprisonnement, il est fait maréchal de France et met à profit sa captivité pour écrire ses mémoires qui ne seront éditées qu'en 1735.

Défenseur de Péronne[modifier | modifier le code]

En 1536, il commande la place de Péronne alors que la ville est assiégée par les troupes de Charles Quint. La ville résista pendant un mois au bout duquel les armées impériales levèrent le siège. Le nord du royaume était momentanément libéré de la pression espagnole.

Article détaillé : Siège de Péronne (1536).

Il succède à la mort de son père, en novembre 1536 aux destinées du Duché de Bouillon et meurt peu après, le 21 décembre 1536. Il est enterré dans l'église Saint-Laurent de Sedan.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert III de La Marck, seigneur de Fleuranges, Mémoires du maréchal de Florange, dit le Jeune Adventureux, publ. pour la Société de l'histoire de France par Robert Goubaux et P. André Lemoisne, Paris, H. Laurens, 1913-1924, 2 vol.
  • Nouvelle collection des mémoires pour servir à l'histoire de France, volume 1, Histoire des choses mémorables advenues du règne de Louis XII et François Ier, en France, Italie, Allemagne et les Pays-Bas, depuis l'an 1499 jusques en l'an 1521, mise par escript par Robert de La Marck, publié par MM. Michaud,... et Poujoulat, 1838.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Dynastie[modifier | modifier le code]