Yvrandes

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Yvrandes
Yvrandes
L'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Canton Domfront
Intercommunalité Domfront Tinchebray Interco
Commune Tinchebray-Bocage
Statut Commune déléguée
Maire délégué Michel Maupas
2015-2020
Code postal 61800
Code commune 61513
Démographie
Gentilé Yvrandais
Population 157 hab. (2016)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 10″ nord, 0° 45′ 02″ ouest
Altitude Min. 181 m
Max. 321 m
Superficie 10,33 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Tinchebray-Bocage
Localisation

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Yvrandes

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Yvrandes

Yvrandes est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Tinchebray-Bocage.

Elle est peuplée de 157 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est aux confins du Bocage flérien et du Mortainais. D'après l'atlas des paysages de la Basse-Normandie, elle appartient aux Hauts pays de l’ouest ornais et du Mortainais caractérisés par « un paysage rude, marqué par un relief complexe modelé par les cours d’eau qui en divergent comme d’un château d’eau »[1]. Son bourg est à 5,5 km au sud de Tinchebray, à 15 km à l'est de Sourdeval, à 16 km à l'ouest de Flers et à 20 km au nord-ouest de Domfront[2].

Le bourg d'Yvrandes est situé à l'est du territoire, en limite avec Saint-Cornier-des-Landes. Il est légèrement au sud de l'intersection des routes départementales 23 (de Beauchêne à Tinchebray) et 229 (de Truttemer-le-Petit à La Forêt-Auvray). La D23 relie Yvrandes à Ger au sud et à Tinchebray au nord, tandis que la D229 conduit à Saint-Jean-des-Bois à l'ouest et à Saint-Cornier-des-Landes, permettant un accès vers Flers, à l'est. La D289 relie le bourg au Ménil-Ciboult au nord, et après avoir emprunté le tracé de la D23 sur 2 km, la quitte pour se diriger vers Beauchêne au sud-est. En outre, le territoire est parcouru au sud par la D817 qui relie Saint-Jean-des-Bois à Beauchêne, et au nord par la D237 reliant Tinchebray au Fresne-Poret.

Le sud du territoire est parcouru par des ruisseaux qui alimentent l'Égrenne (sous-affluent de la Mayenne) qui matérialise la limite de département avec Ger (Manche). Le nord est arrosé par le ruisseau de Monbayer et le ruisseau du Bois Robert qui donnent leurs eaux au Noireau, affluent de l'Orne. Yvrandes est donc partagé entre les bassins de la Loire et de l'Orne. La ligne de partage des eaux est parcourue par la D 229.

L'altitude maximum (321 mètres) est au nord-ouest, près du lieu-dit la Béharie, en limite de commune, sur une pente qui culmine au château d'eau de Saint-Jean-des-Bois. Une altitude similaire (318 mètres) est atteinte sur la ligne de partage des eaux. Le point le plus bas (181 mètres) est à l'extrême sud, à la sortie de l'Égrenne du territoire.

La pluviométrie annuelle avoisine les 1 150 mm[3].

Le lieu-dit la Dépoiserie, à moins d'un kilomètre au nord du bourg, également proche de la limite avec Saint-Cornier-des-Landes, est en fait plus bâti que le bourg. La commune étant en région bocagère, le nombre de lieux-dits est très important. Les principaux sont, du sud-est à l'est, dans le sens horaire, le Bourg, les Trois Cheminées, la Butte Louvet, le Foncé, la Fougère, le Haut Bréchedaux, la Fieffe à la Rivière, les Hautes Sources, la Butte aux Peigniers, la Béharie, la Foutelée et la Dépoiserie.

Communes limitrophes d’Yvrandes[4]
(comm. nouv. de Tinchebray-Bocage)
Saint-Jean-des-Bois
(comm. nouv. de Tinchebray-Bocage)
Tinchebray
(comm. nouv. de Tinchebray-Bocage)
Tinchebray
(comm. nouv. de Tinchebray-Bocage)
Saint-Jean-des-Bois
(comm. nouv. de Tinchebray-Bocage)
Yvrandes[4] (comm. nouv. de Tinchebray-Bocage) Saint-Cornier-des-Landes
(comm. nouv. de Tinchebray-Bocage)
Ger (Manche) Beauchêne
(comm. nouv. de Tinchebray-Bocage)
Beauchêne
(comm. nouv. de Tinchebray-Bocage)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est attesté sous la forme Yvranda vers 1200[5]. Il vient du toponyme gaulois equoranda[6] dont la dérivation la plus fréquente en français est Ingrandes. Equoranda signifiait fondamentalement « limite » et correspondait souvent à la frontière entre deux peuples gaulois[Note 2].

Le gentilé est Yvrandais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un prieuré d'Augustins, qui relevait du prieuré du Plessis-Grimoult, y fut fondé vers 1160 ; il fut en partie détruit en 1327 par un incendie. Il avait été donné par Henri, roi d'Angleterre, avec le bois mort de la forêt de la Lande-Pourrie, 100 livres d'argent et un moulin pour y mettre sept chanoines[7]. Vendu à la Révolution, il fut acheté par Gilles Chancerel, un des principaux acteurs de la zone cloutière de Chanu capitale du clou normand.

Le , Yvrandes intègre avec six autres communes la commune de Tinchebray-Bocage[8] créée sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales. Les communes de Beauchêne, Frênes, Larchamp, Saint-Cornier-des-Landes, Saint-Jean-des-Bois, Tinchebray et Yvrandes deviennent des communes déléguées et Tinchebray est le chef-lieu de la commune nouvelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Candidats ou listes ayant obtenu plus 5 % des suffrages exprimés lors des dernières élections politiquement significatives :

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1995 décembre 2014 Michel Maupas[12] SE Retraité (agriculture)
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal était composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[13].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune comptait 157 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2007, 2012, 2017, etc. pour Yvrandes[14]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 3]. Au premier recensement républicain, en 1793, Yvrandes comptait 874 habitants, population jamais atteinte depuis.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
874841838779826779783792826
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
807747729667672570600561530
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
473439450353366355382360320
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2016
311268247200159135164162157
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2016.
  2. Ici, entre les Abricantui et les Sagii ?
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] « www.basse-normandie.developpement-durable.gouv.fr (Dreal Basse-Normandie) - Les unités de paysage : Unité 7.4.2 : Les hauts pays de l’ouest ornais et du Mortainais » (consulté le 18 juin 2012)
  2. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  3. « Pluviométrie interannuelle. Normale 1970-2000 » (archive Wikiwix du site www.basse-normandie.ecologie.gouv.fr)
  4. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  6. Cf. Charles Rostaing, Les Noms de lieux, PUF, 1969, coll. Que sais-je ?, p. 40.
  7. Catalogue des Chartes du Plessis-Grimoult, M.S.A.N. tome VIII, 1834 pages : 59 à 161
  8. Arrêté du 23 décembre 2014 portant création de la commune nouvelle de Tinchebray-Bocage.
  9. « Résultats des élections européennes 2014 », sur www.interieur.gouv.fr, ministère de l'Intérieur (consulté le 27 août 2014)
  10. « Résultats des élections législatives 2012 », sur www.interieur.gouv.fr, ministère de l'Intérieur (consulté le 27 août 2014)
  11. « Résultats de l'élection présidentielle 2012 », sur www.interieur.gouv.fr, ministère de l'Intérieur (consulté le 27 août 2014)
  12. Réélection 2014 : « Le maire sortant Michel Maupas est réélu », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 avril 2014)
  13. « Yvrandes (61800) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 3 mai 2014)
  14. Date du prochain recensement à Yvrandes, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 20112012201320142015 2016 .
  17. « Église », notice no PA00110972, base Mérimée, ministère français de la Culture.