Fandom

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Fandom (mot anglais composé de fan [pour fanatic] suivi du suffixe dom [pour "domain"]) ou fanbase en français[réf. nécessaire] désigne la sous-culture propre à un ensemble de fans, c'est-à-dire tout ce qui touche au domaine de prédilection d'un groupe de personnes et qui est organisé ou créé par ces mêmes personnes.

Les fans enthousiastes (ou enthousiastes fanatiques) de certains domaines, phénomènes ou personnes (auteurs, idéologies ou encore modes) se manifestent souvent dans un fandom. Les fans s'intéressent au moindre détail de l'objet de leur fandom, ce qui les différencie des simples amateurs.

L'objet d'un fandom tient en général de l'art, du sport ou du divertissement. Un fan de science-fiction, de séries télévisées, des Beatles ou des trois à la fois est envisageable, mais un fan de comptabilité, même selon la définition donnée ici, n'entre pas vraiment dans le champ du fandom.

Les membres d'un fandom s'associent les uns aux autres, assistent à des réunions (« conventions ») de fans, publient et échangent des fanzines. Depuis l'arrivée des ordinateurs personnels dans les années 2000, ces communautés existent souvent par le truchement d'Internet, surtout si l'objet du fandom est moins connu. Certains fans écrivent aussi des fanfictions, c'est-à-dire des histoires originales reprenant le thème de leur fandom et certains de ses éléments.

L'arrivée d'internet a permis la prolifération de nombres de fandoms dont les membres ne se seraient probablement pas trouvés auparavant. Ils se retrouvent sur LiveJournal, Tumblr, Fanforum, TWOP (Television Without Pity), Huffangirlpost. Outre les fanfictions, les membres d'un fandom s'expriment à travers des fanarts ou Fan art.

Force et actions des Fandom[modifier | modifier le code]

La force d'un « fandom » est la capacité d'un groupe à faire changer d'avis des directeurs de chaînes quant à l'annulation d'une série ou à promouvoir des artistes par eux-mêmes sans passer par des managers ou des campagnes de pub officielles, par exemple, par des actions nationales, voire internationales.

Récemment, les membres du fandom (presque oublié) lié à la série Veronica Mars se sont ralliés à la cause du créateur de la série, Rob Thomas (scénariste), et de la star de la série, Kristen Bell en finançant eux-mêmes un film, demandé depuis longtemps. La pétition en ligne a atteint plus de 5 millions de dollars de promesses de dons en 2013. Cette "campagne" a réuni 21 pays dans le monde. Les vedettes de la série et son créateur retrouveront leurs fans à Comic-Con cet été, la plus grande et la plus célèbre convention dédiée aux fandoms de nombreux horizons divers de la pop culture.[réf. nécessaire]. Le film Veronica Mars est sorti en 2014.

Certains fandom permettent à des artistes de se faire connaître via les réseaux sociaux dans d'autres pays que les leurs. Certains artistes ont eu de nombreux fans grâce au bouche à oreille.

La force des fandom est aussi visible par le biais de nombreuses actions pouvant parfois être liées à des dérives. Il existe des "guerres" entre les fandom, pouvant aller jusqu'à des menaces et parfois même à des actions plus graves[réf. nécessaire]. La compétition est si forte entre elles que certaines dérives sont devenus courantes. Une des "guerres" les plus connues est sans doute celle liée aux Beliebers et aux Directioners (fans respectifs de Justin Bieber et des One Direction). Tous les membres de la fanbase ne sont pas forcément en accord avec ces compétitions et tentent même souvent de rétablir le calme. Mais l’adrénaline est pour certaines tellement forte qu'il leur est impossible de se contrôler. Récemment le chanteur Justin Bieber a déclaré que ces guerres étaient pesantes car lui et les One Direction étaient amis; ces compétitions perpétuelles les gênaient. Avant de faire partie du célèbre boysband One Direction, Niall Horan était un "boybelieber" (fan masculin inconditionnel de Justin Bieber.)

Attention à la notion de "Culte"[modifier | modifier le code]

En France, de nombreux universitaires tels que Mélanie Bourdaa, Éric Maigret, David Peyron, etc., ont cherché à définir ce consommateur particulier, mais également, à mettre un terme à toute analogie religieuse liée aux pratiques observées à l’aune de la convergence numérique.

David Peyron parle d’un public entretenant un rapport de culte avec les œuvres. La notion alors employée est à coupler avec celle d’œuvres cultes et ne renvoie en aucun cas à une connotation religieuse. Au travers de l’étude de genre, et en particulier la culture dite Geek, il évoque ce qu’il nomme des œuvres fondatrices telles que Star Wars, Le Seigneur des anneaux, Star Trek, etc. Des œuvres entendues ici comme des éléments identitaires communs fédérant des individus, des fans, des geeks.

Mélanie Bourdaa, elle, utilise cette dénomination afin de mettre en tension l’idée d’ « une adoration et une vénération sans limite »[1]. Tout comme Éric Maigret, elle rejette cette affiliation au culte religieux. Elle entend ici la nécessité pour le fan d’être éduqué à la culture interne du groupe, parfois véritablement encyclopédique. En effet, pour David Peyron, cette connaissance des détails « n’est pas l’apanage de tous les publics mais celui des fans pour qui les détails significatifs sont un élément de distinction exogène (par rapport au grand public) et endogène (dans la communauté) »[2].  Il s’agit donc d’un culte de la connaissance, un culte de l’expertisation d’un sujet, plutôt qu’une association religieuse.

Exemple de Fandom[modifier | modifier le code]

Parmi les plus célèbres, les Superwholockians (Pour trois séries souvent liées : Supernatural, Doctor who, Sherlock), les Whovians (Doctor Who), les Wolfies (Teen Wolf), les Liars (Pretty Little Liars), les Bronies (My Little Pony), les Directioners (One Direction), Beliebers (Justin Bieber), les Little Monsters (Lady Gaga), les Janoskianator (Janoskians), les Magcults (Magcon Boys), les ELF (Super Junior), ou encore, les Lovatics (Demi Lovato), les VIP (BIGBANG), les Arianators ( Ariana Grande ), les 5SOS FAM ( 5 Seconds Of Summers ), les Rushers (Big Time Rush), les 4Nia (4minute ), les Sones (Girls Generation), les Mixers ( Little Mix ), les Harmonizers ( Fifth Harmony ), les Smilers ( Miley Cyrus ), les Selenators ( Selena Gomez), les Swifties ( Taylor Swift ), les Brats ( Cher Lloyd ), les Musers (Muse) les PotterHeads ( Harry Potter), les Barbz (Nicki Minaj), les SCANDALOUS (Pour le groupe Japonais SCANDAL) les ARMY (BTS) , les Exo-L (Exo) ou encore les Aliens (Tokio Hotel)[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mélanie Bourdaa, « « Taking a break from all your worries » : Battlestar Galatica et les nouvelles pratiques télévisuelles des fans », Question de communication, no 22,‎ , p. 236
  2. David Peyron, « "Quand les œuvres deviennent des mondes" Une réflexion sur la culture de genre contemporaine à partir du concept de convergence culturelle », Réseaux, no 148-149,‎ , p. 355
  3. « Tokio Hotel : ils ont les meilleurs fans du monde ! Bravo les Aliens ! », sur purebreak.com (consulté le 8 avril 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]