Eugène de Ségur

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Maison de Ségur.
Eugène de Ségur
Le comte de Ségur, par Claude-Marie-François Dien
Le comte de Ségur, par Claude-Marie-François Dien
Fonctions
Membre de la Chambre des pairs
(à titre héréditaire)
Gouvernement Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Groupe politique Conservateur
Biographie
Date de naissance
Paris
Date de décès (à 71 ans)
Château de Méry-sur-Oise

Henry-Raymond-Eugène, comte de Ségur, né le à Paris, mort le 15 juillet 1869[1] au château de Méry-sur-Oise, (Val-d'Oise), est un homme politique français du XIXe siècle, surtout connu comme l'époux de l'écrivain Sophie Rostopchine, dite « la comtesse de Ségur ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils aîné d'Octave de Ségur (1779-1818) et de Marie-Félicité-Henriette d'Aguesseau (1777-1847), le petit-fils de Louis-Philippe, marquis de Ségur, l'arrière-petit-fils de Philippe Henri de Ségur, ministre de la Guerre de Louis XVI (celui-ci étant le petit-fils du Régent par sa mère, Angélique de Froissy). Issu d'une famille de la noblesse d'épée, les Ségur ont perdu de leur prestige à la suite de la longue disparition et du suicide de son père un an avant qu'il se marie, événements relatés assez longuement dans les Mémoires de la Comtesse de Ségur[2].

En 1819, il épouse Sophie Rostopchine, issue d'une grande famille de l'aristocratie russe, et fille de Fiodor Rostopchine, gouverneur de Moscou en 1812. De leur mariage, par ailleurs pas très heureux, naîtront huit enfants.

Le , Eugène de Ségur est admis à siéger à la Chambre des pairs, en remplacement de son grand-père décédé.

Il prend place dans la majorité conservatrice, soutient constamment le pouvoir de ses votes, et rentre dans la vie privée lors de la Révolution française de 1848.

Il est aussi maire d'Aube (Orne), poste où lui succède son fils Anatole, et président de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg, puis de la Compagnie des chemins de fer de l'Est. Par son intermédiaire, Louis Hachette obtient en 1853 la permission d'installer des librairies dans les gares, et entre en contact avec la comtesse de Ségur, dont les livres seront édités par la Librairie Hachette à partir de 1855.

Surnommé le « Bel Eugène », ses multiples infidélités poussent sa femme à se réfugier dans son château des Nouettes, où elle se consacre à ses enfants et petit-enfants et à la littérature[3].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Orn ext comte et pair ComLH.svg
Blason fam fr Ségur (de).svg
Armes du comte Ségur, pair de France

Écartelé: aux 1 et 4, de gueules au lion d'or ; aux 2 et 3, d'argent plein.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Ascendance[modifier | modifier le code]

Eugène de Ségur est le fils aîné du comte Octave de Ségur, né le 30 juin 1779 et mort le 15 août 1818 à Paris, et de Félicité d'Aguesseau, née vers 1777, morte le 16 janvier 1847 à Paris, dame du palais de l'impératrice Joséphine, fille de Henri Cardin Jean-Baptiste, marquis d'Aguesseau (1747-1826).

Arbre des ascendants

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Le comte de Ségur épouse le , dans la chapelle privée du cardinal de La Luzerne, place du Louvre à Paris, Sophie Rostopchine (1799-1874), fille de Fédor Rostopchine (1765-1826).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Registre d'état-civil de la ville de Méry-sur-Oise, coté 3 E 111/14
  2. François Gasnault, A. S. Kiselev, Moscou Sur Seine, Paris Musées, , p. 19
  3. a et b « Eugène de Ségur », sur roglo.eu (consulté le 29 octobre 2011)
  4. « Ségur-Lamoignon (Adolphe-Louis-Edgar, comte de) », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]