Edmond Desbonnet

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Edmond Desbonnet
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Edmond Desbonnet à 70 ans

Biographie
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La Varenne-Saint-Hilaire (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Edmond Desbonnet (1868 - 1953) fut un novateur et un créateur. Il est le père incontesté de la culture physique en Europe. Il est également le promoteur de la médecine préventive par la Gymnastique des Organes et l’inventeur de la Gymnastique médicale vertébro-discale appelée également discothérapie[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Le Lillois Edmond Desbonnet[modifier | modifier le code]

Étude d’après nature de Pierre Loti.

Il est né dans à Lille le au 103 rue de Dunkerque, d'une vieille famille lilloise d'entrepreneurs de bâtiment. Il y fit ses études, d'abord au pensionnat Sainte-Marie[2] rue des Stations, puis à l'école supérieure de la rue des Lombards[3].

Desbonnet délaisse l'entreprise familiale et oriente son avenir vers la pratique physique qui l'attire depuis son plus jeune âge. Il est d'une sensibilité extrême à la beauté plastique et a toujours mis le souci sanitaire au premier plan de ses préoccupations. Sa méthode de culture physique s'inspire de ces deux sentiments qu'elle prend pour idéal et pour but[4].

Desbonnet a étudié les méthodes de gymnastique au plancher de Hippolyte Triat (1812-1881)[5]. Il en conclut qu'il y a trop de diversité, trop de mouvements, qu'il ne pouvait être réalisé qu'un nombre insuffisant d'exercices tant il y en avait, qu'un professeur est absolument nécessaire et que le gymnase devait être fréquenté tous les jours par les adeptes qui devaient, de ce fait, consacrer deux heure par jour à cet effet[6].

Il localise les mouvements à des groupes musculaires et crée la Culture Physique, bien plus efficace que la gymnastique à mains libres. La méthode Desbonnet par sa grande variété en fait une méthode qui permet l’oxygénation, la sudation et elle agit en profondeur par stimulation organique.

Edmond Desbonnet a donné naissance à la Culture Physique dont il est le véritable créateur. C’est en 1885 qu’il crée sa méthode. Pour la première fois depuis la Grèce antique, la beauté et l’harmonie du corps humain sont le but à atteindre. Dans l’esprit de Desbonnet, athlète et esthète, la conquête d’un corps aux formes parfaites implique qu’on l’exerce systématiquement musculairement, cet exercice agissant sur tous les organes pour les fortifier ; c’est en même temps que la beauté plastique obtenir la santé. C’est de cette époque que datent les mots culture physique et les exercices inventés par Desbonnet sous le nom de Gymnastique des Organes[7].

Vers la médication par l'exercice[modifier | modifier le code]

Edmond Desbonnet à trente-neuf ans.

Desbonnet commence des études médicales[8], il suit également des cours avec des professeurs libres pour gagner du temps et fait de rapides progrès. Malheureusement Desbonnet est de santé délicate. Une crise de goutte, dont ses maîtres ne purent le guérir, lui retire une partie de la confiance qu’il avait en la médecine. Il se soigne instinctivement et se guérit. Un an plus tard, il fait de la tuberculose au premier degré, son poids habillé descend à 50 kg. Encore une fois, à la raison médicale, il oppose son instinct et ce sera encore lui qui se sauvera. Il se guérit seul, par les moyens de son cru et il dira : « Les médecins qui m’avaient condamné à mourir jeune sont morts depuis longtemps, tous avant la vieillesse »[9].

Lassé des études sur les cadavres et les moribonds[10], il se rend rapidement compte que cet apprentissage, si utile soit-il, n’apporte pas de solutions à sa problématique. On ne peut percer le secret de la vie en étudiant des morts. Il comprend qu’il faut regarder vivre les êtres, comprendre les lois biologiques qui les régissent et les appliquer ensuite suivant un ordre naturel[11].

Pour comprendre l’œuvre d'Edmond Desbonnet, il faut se replacer en imagination dans les vingt-cinq dernières années du XIXe siècle. En fait, dans notre pays, rien n’existe et tout est à faire en matière de culture physique individuelle, c’est-à-dire de gymnastique uniquement faîte pour entretenir la santé et aider à la guérison des maladies. L’hygiène et la médecine par l’exercice restent à inventer. Après de sérieuses études et un travail acharné pour réunir une documentation complète sur la gymnastique à travers les âges. Desbonnet invente la culture physique et en précise le sens physiologique par sa gymnastique des organes[12].

Ce n'est qu'après la mort de son père que sa mère, cédant à ses instances renouvelées, lui avance les fonds nécessaires à l'installation du rêve de sa jeune vie : une école de culture physique - la première du monde - où il pourrait à son gré, appliquer les principes de la méthode qu'il avait conçu. Le mot, et l'idée bientôt, firent leur chemin et le local du 26 rue Nicolas Leblanc, en face de l'hippodrome Lillois, fut bientôt trop petit. L'école fut transférée d'abord 88 rue d'Artois, puis 30 place du Théâtre, où pour la première fois, Desbonnet put s'installer comme il le désirait vraiment[3].

Quelque temps plus tard, Desbonnet avec son disciple le Docteur Georges Rouhet, jette les bases scientifiques de la culture physique, pour développer les qualités physiques, fortifier et entretenir la santé, rétablir l'équilibre du corps, donner le sens musculaire qu'on appelle aujourd'hui communément la conscience du corps[13].

Sommité mondialement reconnue[modifier | modifier le code]

Edmond Desbonnet (80 ans) en compagnie de sa femme (73 ans).

Desbonnet crée en France et en Europe plus de 300 centres de gymnastique médicale tenus par ses propres élèves formés à Paris. Plus de 200 succursales de sa méthode sont ouvertes à travers le monde[3].

Père de la médecine préventive par la gymnastique des organes, il reçoit des diplômes honorifiques, des titres universitaires de Docteur « Honoris Causa » en médecine et en sciences. Les Ministères de l’Hygiène et de la Santé Publique lui décernent leur médaille d’Or[14].

Des gens de lettres, tel l’Académicien Pierre Loti, mais aussi des grands personnages de l’Armorial, rencontrent Desbonnet et suivent ses préceptes de médecine préventive par l’exercice organique. Méthode qui a été appréciée par des centaines de médecins, qui furent ses élèves et devinrent ses fidèles collaborateurs[15].

Voici quelques noms de personnalités célèbres qui furent ses élèves dans son école parisienne, et pour certains devinrent des collaborateurs. : Des académiciens comme Pierre Loti, Eugène Brieux, Jean Richepin ; des médecins comme Louis Dartigues[16], Pierre Chevillet, André Vintre, C.C. Pagès, Casimir Cépède[17], James-Edward Ruffier, Edouard Marie Heckel, Paul Peugniez[18], Émile Valtier ; des grands noms de l’armorial comme les Princes De Murat, De Broglie, De Caraman-Chimay ; des écrivains comme Jules Bois, Paul Vérola[19], Hugues Le Roux, Albert Surier[20] ; des auteurs comme Paul Mounet, Mounet-Sully, Albert Lambert ; des militaires comme le Général Étienne, le Colonel Perrus, etc.

Honneurs et distinctions[modifier | modifier le code]

Edmond Desbonnet a été récompensé par le gouvernement à différentes reprises et il a été décoré de l’Ordre National de la Légion d’Honneur le 18 juin 1932. Il sera aussi récompensé pour son œuvre par les différents ministères de la Santé et de l’Hygiène, recevant leurs Médailles d’Or. Faisant partie de la société des Amis des Sports, il sera honoré à sa haute valeur au cours d’un dîner par le Président Monsieur Lévy Oulmann, fondateur avec Monsieur Belin du Coteau, pour l’effort modeste mais obstiné qu’il a consacré à la grande œuvre qui l’anime[21].

L'œuvre du Professeur Desbonnet[modifier | modifier le code]

Orientation de sa méthode[modifier | modifier le code]

Contrôle de la force par Desbonnet

C’est à 13 ans que Desbonnet découvre au cours de la lecture d’un article signé du célèbre romancier Paul Féval, l’article paru dans le journal Musée des Familles qui montre que Hippolyte Triat est certain de la régénération de la race par l’exercice. Desbonnet prend connaissance de l’histoire de Triat, de sa vie, de son apostolat et s’imprègne de ses dernières paroles « Je suis prêt à tendre la main à quiconque veut, avec moi, régénérer l’homme du XIXe siècle ». Il sera poussé par ce désir, ce vœu. Il portera avec enthousiasme, avec foi, le flambeau de la santé naturelle par l’exercice. Il se répétera en boucle : « Je serai celui qui continuera l’œuvre de Triat »[22].

Desbonnet pénètre comme par une illumination, toute la science de ce perfectionnement, et en quelques nuits, repensant Triat et le dépassant, il jette les bases définitives de sa propre méthode, insistant sur ce fait physiologique que les muscles par leur action provoquent un automassage qui tonifie les organes et aide à leurs fonctions. Il baptise sa méthode du nom nouveau de Culture Physique, et par la suite, craignant de la voir dévier vers la musculature à outrance (ce qui arriva), il précise son système propre et en fait la Gymnastique des Organes, véritable gymnastique hygiénique et médicale. r[23].

Les principes fondamentaux de sa méthode[modifier | modifier le code]

Affiche de la culture physique rationnelle

Desbonnet comprend que seule la culture physique peut façonner le physique et l’équilibrer. Son principe fondamental sur lequel repose sa méthode est le suivant : « Pas de santé sans belles formes, donc je dois façonner la forme ». Dès qu’un organe est malade, la beauté du corps décline, car la forme extérieure est le reflet des organes internes. Il constate que les organismes sont semblables en constitution anatomique, mais dissemblables en valeur fonctionnelle. Sa pensée directrice a pour but le retour de l’humanité à la conception classique, antique, gréco-romaine. La forme comprend toute la valeur physique, la physiologie est attachée à l’anatomie, la bonne constitution des tissus entraine la perfection de l’ensemble fonctionnel. Edmond Desbonnet prend comme slogan Beauté, Santé, Force[24].

La culture physique est un remède universel pour tous les maux. Pour lui une panacée existait déjà et, existe toujours dans le royaume de l’utopie, celle des médicamenteux impuissants à procurer une guérison réelle aux souffrants. La claire lumière scientifique permet d’une seule et véritable panacée constituée par l’exercice physique à la condition expresse que ce dernier soit méthodique, quotidien, dosé, approprié aux forces de chacun et conforme à chaque anatomie, donc à chaque physiologie organique. Il énoncera à ce propos : « Pour quelle raison, les êtres mal portants n’usent-ils pas de cette panacée physique très active, au lieu d’employer, au temps où ils sont à peine souffrants, des médicaments chimiques si souvent inefficaces et toxiques ? ». Desbonnet continue en affirmant : « La culture physique maintient l’organisme en excellent état anatomo-physiologique, donc en parfaite fonction pour le mieux de l’individu. Les êtres érudits, sérieux, qui bonimentent eux aussi, sous les coupoles de nos édifices officiels, n’ont pas encore réussi à donner, même à imposer à tous la santé intégrale. Donc suivez-moi dans l’armée des thérapeutes physiques, êtres vigoureux, parfaitement bien portants, vainqueurs de la maladie. » [25].

Edmond Desbonnet prône l’utilité de la culture physique pour la femme, l’enfant et le jeune homme. Il exhorte à la pratique d’exercices physiques rationnels reconnus comme indispensables pour le développement et le perfectionnement de l’espèce humaine. Il incite les femmes en particulier, qui ne doivent sous aucun prétexte les rejeter comme nuisibles ou simplement comme inutiles à leur sexe. Desbonnet les appelle à la raison en leurs disant : « Les exercices physiques peuvent être considérés à juste titre comme le meilleur des moyens préventifs ; la chlorose, la stérilité, l’irritabilité nerveuse, les maladies du bassin, la migraine, la leucorrhée, l’affaissement prématuré des seins, l'obésité surtout, dangereuse par le développement et l’empâtement des formes sans parler d’une foule d’indispositions, de maladies même, dont elle est la cause, l’horrible hystérie enfin, seront combattus presque toujours victorieusement par les exercices de notre méthode, spécialement destinés aux femmes et aux jeunes filles » [26].

Nous devons énormément à Edmond Desbonnet : l’exercice systématique en salle ou chez soi, appelé toilette quotidienne des muscles et des organes, qui permet pratiquement de développer les qualités physiques, de fortifier et d’entretenir la santé ; le travail aux haltères et diverses résistances qui exercent le muscle plus efficacement ; l’utilisation des glaces de grandes dimensions devant lesquelles les élèves peuvent travailler le torse nu et observer leurs ponts faibles et leur progrès ; la fiche physiologique et l’examen médical créé en 1886 ( ce n’est qu’en 1922 que quelques sociétés athlétiques commencent timidement à appliquer une fiche physiologique aux aspirants champions). C’est encore Desbonnet qui institua la douche au jet dans les salles de culture physique que ses professeurs créèrent un peu partout, la friction au gant de crin, la sudation individuelle en caisse, maintenant modernisée. Ce qu’on intitule les charges additionnelles en musculation fut préconisé par ce novateur dans Comment on devient athlète[27].

Edmond Desbonnet par la sûreté de son jugement, par sa réflexion longtemps entretenue, arrivait toujours à une conclusion, et ensuite persévérait dans son idée, toujours juste, jusqu’à ce qu’il ait réussi à l’imposer. Desbonnet sera le premier a dénoncé les dangers du sport qui ne développe que certains muscles au détriment des autres, aboutissant ainsi au déséquilibre physique ; il condamne également la compétition coupable d’exagérer les qualités du sujet, sans chercher à corriger ses défauts physiques. Desbonnet incite les instances politiques à rendre la culture physique obligatoire dans le cursus scolaire, en démontrant la nécessité de s’essouffler et de transpirer pour bien se porter ; il signale l’influence du cerveau, de la volonté sur le développement musculaire et la plasticité du muscle. Desbonnet montrera également les dangers de l’obésité, ennemie de la longévité ; il créera des exercices pour aider l’élève à se débarrasser de sa graisse superflue et la remplacer par des muscles[28].

Père de la kinésithérapie Française[modifier | modifier le code]

Correcteur-élongateur vertébral.

Ce qui caractérise la Gymnastique des Organes de Desbonnet et fait de cet homme de génie le Père de la Kinésithérapie Française, c’est le souci constant d’éviter tout effort excessif et tout mouvement antiphysiologique, « C’est de l’athlétisme sans effort, rien ne compte que la santé » disait le Docteur Lagrange en parlant des procédés Desbonnet[29].

Tout son enseignement ne vise que la santé avec comme objectif final la longévité active. son but médical est de rétablir la normalité des régions organiques déficientes. L'orientation de sa méthode vers les faibles et les malades, ce que personne n'avait songé avant lui, en vue de produire une réfection organique, lui confère la prééminence dans le domaine de la thérapeutique physique. « Ma gymnastique, écrit Desbonnet, est une méthode d’automassage organique et de saine stimulation fonctionnelle par d’habiles contractions musculaires. Je me sers du muscle pour refaire le cœur, les poumons, le foie, les nerfs et les intestins ».

Certains ont cru pouvoir enlever à Desbonnet cette antériorité en matière de gymnastique médicale, leurs efforts ont été vains. Le Docteur Lagrange a écrit son livre sur la médecine par l’exercice quelques années plus tard. D’autres ont voulu minimiser l’importance de la découverte de Desbonnet et ont passé sous silence ses travaux. D’autres encore l’ont copié, comme il se doit, sans jamais le citer. Mais il est facile de voir d’où viennent les emprunts. La kinésithérapie actuelle s’est faite en partant de l’enseignement de Desbonnet. Il nous appartient de faire justice, ici, de ces lacunes ou de ces oublis et de rétablir la vérité[29].

Concepteur de la Gymnastique des Organes[modifier | modifier le code]

Affiche de la Gymnastique des Organes

Tout ce qui ne procure pas une amélioration de la santé est éliminé ; donc dans la Gymnastique des Organes pas de concours, pas d’émulation où l’on ne peut doser le mouvement, car c’est la dose exacte de l’exercice qui fortifie et guérit ; trop d’exercice affaiblit ; un peu d’exercice physique vivifie et éclaircit les idées ; trop d’exercice alourdit le cerveau : « L’excès en tout est un défaut » [30]

La Gymnastique des Organes est avant tout préventive et curative, elle constitue une gymnastique pour l’amélioration des organes par ces doses progressives appropriées à la force, à la résistance, au sexe et à l’âge physiologique du sujet. La culture physique n’est pas seulement et ne doit pas être seulement musculaire, basée sur le fonctionnement des groupes musculaires, et sur les différentes articulations de l’organisme, elle doit avoir pour but de cultiver les organes internes, c’est-à-dire qu’elle doit être en même temps viscérale. Il n’y a pas de culture physique myologique que je pourrais appelé extérieure, périphérique, sans qu’il y ait retentissement bienfaisant sur les viscères. L’une veut aboutir à la forme, à la force, à la beauté, et l’autre a pour but d’arriver à la physiologie parfaite de l’organisme[31].

Quelque chose incitait Desbonnet à poursuivre sa tâche, dévolue par la Providence; poussé par cette force mystérieuse, malgré les terribles revers qui ne parviendront jamais à l'abattre. La foi le soutiendra, cette foi qui est pour moitié de toutes les victoires. Il se savait voué à une tâche urgente et noble, et il mettait un point d'honneur à se sortir seul des pires difficultés. Il se répétera sans cesse que son œuvre a pour but la régénération de la race humaine. Sa conscience lui rappellera en permanence cette pensée : « Elève les âmes en purifiant les corps des toxines accumulées depuis des siècles. »[32]

Qu'est-ce que la culture physique?[modifier | modifier le code]

Edmond Desbonnet vers 20 ans

La culture physique (terme innové par Edmond Desbonnet en 1885), comme son nom l’indique, est la culture du corps pour lui-même, dans le seul but de lui donner le plus rapidement possible toute la beauté qu’il est susceptible d’acquérir. La force et la santé étant l’apanage de la beauté, il est donc indispensable de cultiver le développement harmonieux du corps pour posséder les deux biens précieux qui en découlent[33].

Desbonnet donne une explication complémentaire sur la genèse de sa conception : «  Nous avons l’exemple de nos maîtres en tout : les Grecs qui, immortalisant leurs beaux athlètes dans les marbres, n’ont jamais mélangé la beauté, indicatrice de la santé, avec les performances témoignant l’orgueil du sujet. Sur le socle de leurs statues, un seul nom figure : Athlète, Discobole, Pugilateur, Lutteur, mais jamais l’énoncé de leurs performances. La beauté du corps de l’athlète suffisait à démontrer sa valeur ; sa musculature harmonieuse dénotait la possibilité de réaliser toutes les performances possibles concernant les exercices du corps. »[34]

Dans la culture physique ou la gymnastique des organes, il est interdit de bloquer la respiration au cours de l’accomplissement des exercices d’hygiène ; c’est la première erreur des athlètes de compétition qui ferme la glotte pour accomplir l’effort nécessaire à la réalisation d’une performance quelconque. Si on ferme la glotte, on bloque les poumons, fatigue le cœur, gêne la circulation, contrarie la nutrition, on risque sa santé pour une vaine gloriole[35].

La culture physique ne se pratique pas en plein air pour une seule raison, c’est que les habitants des grandes villes qui ont le plus besoin d’exercice physique disposent de peu de temps et ne peuvent se rendre à la campagne pour s’entraîner et revenir chez eux. « Toutefois, Desbonnet fait observer, que la culture physique en plein air, l’hiver par la pluie, le vent, la neige, le brouillard n’est pas recommandée aux enfants, aux malades, aux vieillards, aux femmes et à tous les déficients actuels, à qui le froid serait préjudiciable »[36].

Axiomes et préceptes[modifier | modifier le code]

Edmond Desbonnet à 85 ans

Voici une liste des axiomes créé par Edmond Desbonnet pour frapper l'esprit et convaincre ainsi les gens de la nécessité de l'exercice, tels que[37]:

  • « Comme la langue d'Esope, les sports peuvent être ce qu'il y a de meilleur ou ce qu'il y a de pire »
  • « C'est le vieillard ou l'homme d'âge mûr qui acquitte les traites tirées par la vanité du jeune homme »
  • « Le muscle n'a pas d'âge »
  • « Il n'est jamais trop tard pour améliorer sa santé »
  • « Si vous ne trouvez pas le temps de faire de l'exercice, vous trouverez bientôt celui d'être malade »
  • « Et quand vous serez malade, ne vous en prenez qu'à vous, puisque vous aviez la culture physique à portée de votre main »
  • « A quoi bon d'être millionnaire, si l'on n'a pas la santé, qui n'est que dans le dosage physique et intellectuel ? »
  • « La culture physique c'est de l'athlétisme sans effort »
  • « Le bon sang fait le bon sens »
  • « Lorsque le cerveau est emballé par les coups de fouet du chauffage à blanc, le corps ne peut plus maîtriser la pensée »
  • « Si tous les hommes avaient du bon sens, il n'y aurait plus besoin de prêcher la bonne parole »
  • « Le perfectionnement de soi-même est un but qui n'est jamais atteint »
  • « Un bon conseil ne vaut pas un bon exemple »
  • « La culture physique cesse là où la performance commence »
  • « Il est vain d'admirer le culturiste en bonne santé; il faut suivre son exemple »
  • « L'homme faible n'a aucune excuse pour rester faible »
  • « La faiblesse est un crime contre soi-même et contre la France. L'État ne doit rien négliger pour réduire dans une grande proportion les ajournés et les réformés »
  • « Le premier devoir des parents est d'assurer la santé de leurs enfants »

A la pointe de l'innovation[modifier | modifier le code]

Chargé de mission, en qualité de médecin-gymnaste, pour l'étude des différentes méthodes d'Éducation Physique, il fit des stages en Suède à l'Institut Royal et Central de Stockholm; à Lisbonne au Gymnase Royal Portugais; à Saint-Pétersbourg chez le Docteur Krajewski, médecin de la cour de Russie; en Angleterre, au Danemark, en Norvège, en Allemagne, etc., d'où il fit des rapports précis et détaillés aux ministres compétents[38].

Un appareil de correction vertébrale[modifier | modifier le code]

Desbonnet invente en 1885 un appareil permettant de provoquer le redressement des différentes courbures (lordose, ensellure, cyphose, scoliose) et d'ouvrir au maximum les espaces vertébraux en hypertrophiant les disques situés entre chaque vertèbre. Les gains de taille réalisés varient en fonction des besoins de redressement et d'étirement de la colonne vertébrale traitée. Cet appareil a été appelé Grandisseur puis Correcteur-élongateur, permet de grandir de 3 à 7 cm à tout âge[39].

Les haltères à chargement automatique[modifier | modifier le code]

Haltères à chargement progressif

Desbonnet fait réaliser, en 1885, un matériel spécial comprenant des boules creuses munies d’un bouchon pour pouvoir y introduire des rondelles de fer. Sa conception constitue un progrès réel mais ne satisfaisant pas son désir. Il charge deux ingénieurs de ses relations, Pelletier et Monnier, de l’étude sur la conception d’une barre à chargement instantanée. Quelques semaines plus tard, ils lui montrent un dessin en couleur qui correspond à peu près à son désir. En tenant compte de ses critiques, ils réalisent enfin exactement son idéal. Les haltères automatiques à chargement progressif (brevet P. M.) sont trouvés[40].

La même année, il invente les haltères à ressorts en faisant scier un haltère en deux, longitudinalement, en y intercalant des ressorts fixés par des vis. Ces haltères furent copiés sous une autre forme en Angleterre. Il fait également connaître des appareils de culture physique pouvant rendre service à tous : les appareils Pichery, Carue, Whiteley, Attila (copie Carue), Mac Fadden, Parent, etc. Et plus tard le Sandown, le Samson, le Zoffri, le Culturiste.

Un traitement contre l'obésité[modifier | modifier le code]

Desbonnet à 85 ans

Desbonnet préconise le même entrainement, quoique moins intensif, puisque on cherche à diminuer les masses adipeuses qui étouffent le muscle et le gênent dans sa fonction contractile. En somme tout se borne, nonobstant les théories, à la mise en pratique de l’ancien principe d’Hippocrate : faire de l’exercice à jeun surtout et ne pas trop manger. D’une manière générale un sujet obèse ne doit pas maigrir trop vite, il peut en résulter des accidents tels que : le rein flottant, l’affaiblissement du cœur. Desbonnet préconise à contrario des régimes qui cherchent à diminuer les recettes, à produire l’alimentation insuffisante, l’inverse dans l’entraînement gymnastique où les recettes sont exagérées et les dépenses excessives[41].

Enregistrement de sa méthode sur disques[modifier | modifier le code]

Pour permettre à ceux qui aiment la musique, de travailler en cadence, Desbonnet en 1906, en accord avec le Gramophone (La Voix de son Maître), édite une série de disques au moyen desquels chacun peut être entrainé dans sa chambre par le professeur Desbonnet, qui commande la leçon avec le concours de la Musique de la Garde Républicaine, dont le chef a composé une suite d’airs entrainants pour suivre le mouvement lent, accéléré, cadencé, rythmé, etc. En vingt minutes, chacun peut avoir une leçon efficace sous la direction du Maître et au son de sa voix, nuancée pour les différents genres de mouvement. Ces disques seront en dépôt au Gramophone sous le nom de Leçons de Culture Physique par le professeur Desbonnet avec le concours de la Musique de la Garde Républicaine[42].

La cinématographie pour immortaliser sa méthode[modifier | modifier le code]

Chronophotographie de Desbonnet.

Desbonnet utilisera aussi la pellicule cinématographique pour immortaliser les contractions volontaires avec des haltères à ressorts. Il sera le sujet de ce film pris à la station physiologique du Parc des Princes par le Docteur Pagès[43].

C’est sous la direction du professeur Marey, que Desbonnet fait les premières expériences de photographie animée ou chronophotographie, l’ancêtre de l’actuel cinéma. Il dirige ainsi le professeur dans divers exercices avec ses fameux haltères à ressorts. Marey photographia aussi l'athlète Sandow en 1900[44].

La photographie au service du corps[modifier | modifier le code]

Edmond Desbonnet collectionné les coupures de presse et les photographies des athlètes de rue ou de cirque qui vivaient de leur force en montrant leurs muscles. Il utilisait la photographie pour fixer par l’image le corps de ses adeptes. Il a photographié (ou fait photographier) les élèves dès leur arrivée dans la salle et après qu’ils ont pratiqué la méthode. Il a réalisé des photographies de femmes dans la nature ou dans des lieux évoquant des scènes antiques. La collection Desbonnet a fini par rassembler plusieurs dizaines de milliers de clichés. Le corps musclé y est montré, à la fois comme objet photographié pour lui-même, pour sa plastique, mais aussi comme preuve de la validité de sa méthode. Il est le premier à utiliser la photographie pour illustrer sa méthode. Desbonnet qui, en s’adressant au plus grand nombre, voulait que chacun puisse se réapproprier son propre corps[45].

L'entraînement par correspondance[modifier | modifier le code]

Pierre Loti (en tenue d’officier) et Desbonnet en 1914

Pour remédier à l'inconvénient de s'entraîner seul chez soi, sans expérience, en manquant cruellement de conseils pour pouvoir choisir les exercices qui conviennent spécialement à l'âge, au tempérament, aux défauts physiques auxquels il faut remédier, et en l'absence d'un professeur pour corriger les défauts d'application; Desbonnet imagine le moyen de rendre l'entraînement aussi efficace qui pourrait l'être sous l'œil même du maître. L'utilisation du service postal permet de guider sûrement ceux qui utilisent ce service. Un questionnaire préalable, fourni très souvent dans les ouvrages de culture physique de Edmond Desbonnet et de ses associés, ou dans ses revues, donne les indications nécessaires pour établir un programme personnalisé[46].

Le bulletin d'entraînement personnel par lettre cachetée doit être rempli et envoyer avec le mandat correspondant au choix tarifaire de l'intéressé. Tarifs proposés pour l'entraînement[47]:

  • 1 consultation valable pour un mois, 5 francs
  • 1 consultation mensuelle pour trois mois, 13 francs
  • 1 consultation mensuelle pour un an 45 francs

Consultation spéciale pour cas spéciaux (obésité, déviations, lymphatisme, rachitisme, etc.). Indications de régime à suivre, alimentation, etc.:

  • 1 consultation, 15 francs

De la sorte personne n'est exclu de la culture physique; chacun peut la pratiquer chez soi sans dérangement et à peu de frais. C'est la santé, la beauté et la force, mises par un procédé très simple, très sur et depuis longtemps déjà expérimenté, mis à la portée de tous[48].

Les dates marquantes de sa vie[modifier | modifier le code]

  • 1868 – Le 26 juin 1868, naissance à Lille de Edmond Desbonnet[49].
  • 1875 – Edmond Desbonnet commence à pratiquer la gymnastique avec Lecuy, professeur au Pensionnat Sainte-Marie à Lille, puis à l'école supérieure avec Baer, Bascourt, etc.[50]
  • 1879 – Desbonnet sauve de l’oubli les précurseurs du mouvement athlétique en achetant pour 70,000 francs les photographies de tous les athlètes[51].
  • 1881 – Edmond Desbonnet découvre dans le magazine Le Musée des Familles, un article que Paul Féval écrivit en 1856 sur le Gymnase Triat. Sa vocation naît à ce moment là. Tous ses efforts vont se porter sur le rôle d’éducateur[52].
  • 1885 – De cette année date la réunion innovante de deux mots Culture Physique et la création de sa méthode, axant l’exercice en vue de la santé de l’individu. Elle deviendra la Gymnastique des Organes pour atteindre directement ou indirectement les organes, par des moyens et des exercices spéciaux. Il commence par se développer avant de développer les autres, pour dit-il : « Ne pas ressembler au coiffeur chauve qui vend une eau merveilleuse destinée à faire pousser les cheveux sur la tête des autres.»[53]
  • 1885 – Mort de son père. Héritant de la maison de commerce, qui lui aurait assuré la fortune en quelques années, il cède la maison à ses frères. Il consacre une part de la fortune paternelle à la création d’Écoles de Culture Physique pour la Régénération Physique et Morale de la Race[54].
  • 1885 – Edmond Desbonnet se guérit de la goutte, comme Fontenelle et Linné, en mangeant des fraises à jeun chaque matin[55].
  • 1885 – Desbonnet étudie la physiologie (l’homme) avec le docteur Vallin, puis plus tard avec le professeur Julien à Clamart et le docteur Torngrën à Stockholm, la zootechnie avec les vétérinaires Frelier, Pollet et les éleveurs Hubert, Marchand, Boutoille Brunet, Chartres, Kluskens, etc.[50]
  • 1885 – Desbonnet invente un appareil de correction vertébrale. Cet appareil a été appelé Grandisseur puis Correcteur-élongateur [56]
  • 1886 – Atteint par la tuberculose, condamné par la Faculté, Desbonnet se guérit lui-même par la Culture Physique, des exercices respiratoires, l’absorption de graisses et de viandes saignantes, l’hydrothérapie, etc. Il étudie à fond, à partir de ce moment là, les moyens normaux et puissants de guérison que la Nature a mis à notre disposition[57].
  • 1886 – Il proclame la valeur de la nudité, en faisant travailler en slip, le corps nu. Il conseille le travail en chambre devant un miroir, pour rectifier les mauvaises positions, étudier le travail des muscles et constater leur développement, provoquer la recherche de la beauté plastique. Il supprime tous les appareils acrobatiques, la sciure, les exercices de casse-cou[58].
  • 1886 – Desbonnet assure qu’un miroir, deux haltères légers, un caoutchouc accroché au mur suffisent pour obtenir une bonne santé, développer chaque groupe musculaire en attendant l’entraînement général[59].
  • 1886 – Il compose des séries d’exercices simples à effectuer chez soi. Il fixe à vingt le nombre de contractions nécessaires pour irriguer le muscle à fond sans aller jusqu’au surentraînement. Il crée également des fiches physiologiques et anthropométriques pour situer le sujet et l’orienter vers l’entraînement adapté pour retrouver la pleine santé[60].
  • 1886 – Desbonnet fonde la musculation par le travail localisé pour laisser le cœur au repos et éviter le claquage du cœur, puis le régime anti-obèse. Concepteur de l’exercice préventif, hygiénique et curatif.[61]
  • 1886 – Desbonnet crée la première École de Culture Physique d'Europe à Lille. Les leçons sont gratuites pour tous. Il pratique lui-même tous les sports pour être un athlète complet[62].
  • 1888 – Création à Lille de la deuxième École de Culture Physique. Les leçons sont encore gratuites pour tous, mais son capital financier s’entame de plus en plus[63].
  • 1892 – Desbonnet organise plusieurs concours de beauté plastique pour raviver le culte de la forme antique, jusqu'en 1922[64].
  • 1892 – Desbonnet fait des conférences et des démonstrations avec sujets nus, à Lille, Roubaix, Tourcoing, Bailleul, Mouscron, Roucq, Lisbonne, Bordeaux, Bruxelles, Gand, Reims, Ypres, Londres, Douai, Alger, Paris (à la Sorbonne), Salons des Sports, Exposition de l’enfance, Toulouse, Roanne, Clermont-Ferrand, Rouen, Valenciennes, Amiens, Châlons-sur-Marne, Moulins, etc.[63]
  • 1895 – Création en plein centre de Lille de la troisième École de Culture Physique. Les conseils sont gratuits, mais les leçons de l’école sont payantes ; son capital financier n’en fond pas moins à vue d’œil[65].
  • 1896 – Desbonnet fonde L’École Normale d’Instructeurs de Culture Physique à Paris, où sont formés plus de 200 maîtres, dont de nombreux médecins qui ignoraient la valeur du mouvement curatif.[66]
  • 1896 – Ouverture de centres de Culture Physique réparties surtout à travers la France (il y en aura plus de 110), dans nos colonies : Alger, Hanoï, Saigon, mais aussi sur presque toute la surface du globe[67].
  • 1897 – Création du journal hebdomadaire L’Athlète, destiné à porter la bonne parole en France et à propager les idées de force, de santé, de beauté et de moralité. Son capital financier fond plus vite encore[68].
  • 1897 – Desbonnet organise le Championnat du Monde de Force à Bruxelles, avec Battaglia et Jules Parent[66].
  • 1900 – Il organise plusieurs Concours de Bébé, en donnant aux parents des conseils pour le développement de leurs enfants, jusqu’en 1922[66].
  • 1900 – Publication de son premier ouvrage La Force Physique, grâce à l’obligeante intervention du Colonel Ferrus, lui permettant de trouver un éditeur qui veuille bien publier son premier ouvrage[69].
  • 1900 – Desbonnet crée L’Haltérophilie Club de France, M. Gabriel Bonvalot et le Colonel Ferrus en sont les présidents honoraires et actifs. Pour remettre la force à l’honneur il organise le Championnat de France au cirque Mollier où le public n’est admis que sur invitation et sans aucune rétribution[70].
  • 1902 – Desbonnet fonde la revue L’Éducation Physique, dont il confie la direction à Louis Bally, avocat[70].
  • 1902 – Desbonnet rencontre le Docteur Georges Rouhet à Paris, suite à la publication de son ouvrage De l’entraînement complet et expérimental de l’homme (1901) [71]
  • 1902 – Il organise le Challenge de L’homme Complet, dont Georges Hébert s’inspire en 1915 pour faire ses concours de l’Athlète complet[72].
  • 1903 – Il publie avec l’écrivain Albert Surier le Manuel de Culture Physique Militaire[73].
  • 1904 – En collaboration avec l’écrivain Albert Surier, il fonde la revue La Culture Physique[69].
  • 1906 – Il fonde à Paris sur l'avenue des Champs-Élysées L’école Japonaise de Jiu-Jitsu, avec les Japonais Miaki et Kanaya. Il les fit venir de Londres. Puis Ré-Nié, élève de Miaki, y deviendra instructeur[74].
  • 1906 – Desbonnet fait copier à la Bibliothèque Nationale tous les ouvrages sur la gymnastique à travers les âges, sur l’hygiène et sur la longévité : Les livres de Mercuriali, de Fabri, de Amoros, de Clias, de Dally, etc., de façon à réunir une documentation complète sur les questions qui intéressent sa profession[75].
  • 1906 – Edmond Desbonnet propose au Gramophone la culture physique chez soi dans sa chambre, à la portée de tous, avec accompagnement de la célèbre Musique de la Garde Républicaine. Le Gramophone accepte cette proposition[76].
  • 1908 – Publication de l’ouvrage L’art de Créer le Pur Sang Humain, en collaboration avec le Docteur Georges Rouhet[69].
  • 1909 – En collaboration avec l'ingénieur Léon Sée et l’écrivain Albert Surier, il fonde la revue La Boxe et les Boxeurs[77].
  • 1909 – Publication de l’ouvrage Comment on devient Athlète, préfacé par Pierre Loti de l’Académie Française[69].
  • 1911 – Desbonnet fonde la revue La Santé par les Sports[78].
  • 1911 – Publication de l’ouvrage Pour Devenir Belle…et le Rester. Manuel de culture physique de la femme[79].
  • 1913 – Il publie l'ouvrage Un Coup de Tocsin avant le Glas, prédisant la guerre de 1914[80].
  • 1916 – Edmond Desbonnet fonde la Fédération Mondiale des Culturistes (F.M.C), sous la présidence de son collaborateur et ami le Docteur Georges Rouhet. La F.M.C aura son siège social au 48, Faubourg Poissonnière à Paris[81].
  • 1920 – Desbonnet fait le 13 mars une conférence en Sorbonne devant les médecins sur le thème : « La culture physique deviendra la plus utile auxiliaire de la médecine » [82]
  • 1932 – Monsieur le député du dixième arrondissement, le Colonel Fabry, remet la Croix de la Légion d’Honneur à Edmond Desbonnet au cours d’un banquet donné en son honneur devant un parterre de hautes personnalités parisiennes[83].
  • 1933 – Publication d’un ouvrage en collaboration avec le Docteur Pierre Chevillet Comment on obtient la Force Physique et la Santé, traitant de la physiologie culturiste[84].
  • 1934 – Organisation du premier Grand Prix Fédéral ayant un rayonnement de niveau national Le Plus Bel Athlète de France pour promouvoir la recherche de la beauté exacte reflet de la santé profonde. Gaston Le Putt fut vainqueur de ce concours organisé avec l’appui de la municipalité de Vanves au mois de septembre[85].
  • 1935 – Organisation du Concours de Beauté Plastique Apollon 1935 placé sous le patronage du journal l’Auto et sous l’égide de la Fédération Française de Culture Physique (FFCP) dont Desbonnet est l’un des pères fondateurs. Ce concours ne fut ouvert qu’aux habitants de la région parisienne. Marcel Rouet fut élu premier de ce concours de beauté plastique qui se déroula au mois de juin. Les cinq premiers furent sélectionnés pour le concours national prévu au mois de septembre[86].
  • 1935 – Organisation du Grand Prix Fédéral Le Plus Bel Athlète de France avec l’appui de la municipalité de Vichy. André Rolet se hissa sur la plus haute marche du podium[87].
  • 1936 – Le concours F.F.C.P. du Plus Bel Athlète de France pour l’année 1936 se déroula à Paris au mois de juillet. Marcel Rouet fut élu premier de ce concours de beauté plastique[88].
  • 1937 – Les concours de niveau national et international F.F.C.P. du Plus Bel Athlète de France et du Plus Bel Athlète d’Europe pour l’année 1937 se déroulèrent à Paris au mois de juillet. Jacques Pasquet fut élu premier aux deux compétitions[89].
  • 1938 – Le concours de niveau national F.F.C.P. du Plus Bel Athlète de France pour l’année 1938 fut organisé au mois de juillet, en collaboration avec la municipalité de la Baule. Jean Pitet fut élu Plus Bel Athlète de France. Le deuxième concours concernant l'élection du Plus Bel Athlète de d’Europe fut remporté par l’Italien Tino Criza[90].
  • 1938 – Le concours de niveau international F.F.C.P. du Plus Bel Athlète du Monde de la Baule a vu la consécration de l’athlète Emile Bonnet (États-Unis) qui remporta le trophée[91].
  • 1939 – Michel Pallares remporta le concours du Plus Bel Athlète de France et Oscar Heidenstam (Angleterre) gravit la plus haute marche du podium du Plus Bel Athlète d’Europe. Ces championnats furent organisés au mois de juillet dans la station balnéaire du Touquet[92].
  • 1943 – Marcel Rouet remporta le concours du Plus Bel Athlète de France organisé, malgré la censure allemande, salle de l’Élysée Montmartre à Paris en septembre[93].
  • 1946 – Le premier concours d’après-guerre organisé par la Fédération Française de Culture Physique (FFCP) se déroula à Paris. Ce fut l’élection du Plus Bel Athlète de France, gagné cette année-là par Guy Broquerie. Les compétitions de niveau national et international continueront jusque dans les années 1980, mais elles perdront au fil des années la pensée originelle qui présida à leurs créations – Beauté, Santé, Force – au profit d’une spécialisation à outrance[94].
  • 1952 – Sa Majesté Sidi Mohamed V, Monarque et Sultan du Maroc, et leurs Altesses Impériales Moulay Hassan Prince héritier du Maroc, et son jeune frère, le Prince Moulay Abdallah prennent des leçons particulières à l’École Desbonnet de Rabat dirigé par le professeur A. Tidjani, ancien instructeur de l’École de Paris[95].
  • 1953 – Le Maître de la Culture Physique Edmond Desbonnet décède à la Varenne Saint-Hilaire, le 28 juin 1953, dans sa 86e année[96].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Force physique, culture rationnelle, méthode Attila, méthode Sandow, méthode Desbonnet, la santé par les exercices musculaires mis à la portée de tous, Éditions Berger–Levrault et Cie. Paris, 1901
  • Comment on devient beau et fort: La force pour tous, en collaboration avec l’écrivain Albert Surier, Librairie Athlétique, Paris, 1901
  • Pour nos soldats. Manuel de culture physique militaire, en collaboration avec l’écrivain Albert Surier, 1903
  • L'Art de créer le pur-sang humain, en collaboration avec le docteur Georges Rouhet, 1902
  • La gymnastique des Organes, en collaboration avec le docteur Pierre Chevillet, Éditions Berger-Levrault & Cie, Paris, 1908
  • Comment on devient athlète, préface de Pierre Loti, 1909
  • Pour devenir belle... et le rester, manuel de culture physique de la femme, 1911
  • Un demi-dieu de la force, Apollon, Librairie Athlétique, Paris, 1911
  • Les Rois de la force, histoire de tous les hommes forts depuis les temps anciens jusqu'à nos jours, avec 733 photographies et illustrations, 484 pages, Éditions Berger–Levrault et Cie. Paris, 1911
  • Un coup de tocsin avant le glas, Librairie Athlétique, Paris, 1913
  • Force et santé pour tous, en collaboration avec l’écrivain Dubois, Pierre Marie et Clause, Librairie Athlétique, Paris, 1919
  • Pour devenir fort... et le rester, Manuel de culture physique de l'homme, Librairie Athlétique, Paris, 1920
  • Fort par la culture physique, en collaboration avec l’écrivain Albert Surier, 1920
  • Comment on obtient la force physique et la santé, en collaboration avec le docteur Pierre Chevillet. Librairie Athlétique, Paris, 1933
  • Comment on devient athlète, Librairie Athlétique, Paris 1937
  • Huit minutes d'exercices physiques journaliers pour obtenir la santé sans date.
  • Les Rois de la Lutte
  • Petits jeux athlétiques de société
  • L’art de prendre le bain turc chez soi, en collaboration avec le Docteur Georges Rouhet
  • La santé par 10 minutes de culture physique par jour, en collaboration avec l’écrivain Albert Surier
  • Comment on devient champion de la force, en collaboration avec l’écrivain Dubois, Pierre Marie et Clause.
  • L’art de devenir fort et bien portant, en collaboration avec l’écrivain Dubois, Pierre Marie et Clause.

Publications[modifier | modifier le code]

  • L’Athlète, journal athlétique illustré international, fondée en 1897
  • L’Auto, journal hebdomadaire créé en 1900
  • L’Éducation physique, revue fondée en 1902
  • La Culture Physique, revue mensuelle fondée en 1904, dernière parution en 1967 (numéro 840)
  • La Boxe et les boxeurs, revue fondée en 1909
  • La Santé par les Sports, revue fondée en 1911

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Léon Sée, La vie du grand apôtre Edmond Desbonnet, La Culture Physique (57e année), septembre 1953, no 716, p. 1-2.
  2. Historique du couvent des Carmes, sur le site du Carmel en France (consulté le 15 mars 2017)
  3. a, b et c « Edmond Desbonnet (1868-1953) », sur http://www.bsfpro.com/ (consulté le 13 février 2017)
  4. Emile Valtier, Un apôtre de la culture physique ; le Lillois Edmond Desbonnet, La Culture Physique (40e année), no 555, juillet 1936, p. 220-221.
  5. Hippolyte Triat (1812-1881) sur data.bnf.fr (consulté le 15 mars 2017)
  6. Georges Dardenne, Historique de la Culture Physique, 1986, Imprimerie Chauveheid s.a. Stavelot, Chapitre II, p. 71.
  7. Marcel Rouet, Dictionnaire de la Culture Physique, 1975, Éditions Casterman, Introduction, p. 9. Vers 1881, lisant par hasard un vieux numéro du Magazine des familles, datant de 1856, Desbonnet y voit un article où le romancier populaire Paul Féval décrit le gymnase Triat. Il a trouvé sa voie et il va s’attacher à découvrir les moyens pour développer et parfaire le corps humain.
  8. Docteur Pierre Chevillet, La culture physqiue pour tous. Force, Beauté, Santé, Librairie Athlétique, Paris, 1941, Epilogue p. 255. Desbonnet après deux années d’études à la faculté de médecine de Lille, étudie la physiologie avec le docteur Vallin, puis, plus tard avec le professeur Julien à Clamart et le docteur Torngrën à Stockholm ; la zootechnie avec les vétérinaires Frelier, Charlet, Pollet, et les éleveurs Hubert, Marchand, Boutoille, Brunet, Chartres, Kluskens, etc.
  9. Edmond Desbonnet, Comment je me suis guéri, moi-même, de mes rhumatismes et de ma tuberculose, Hygiène et Médecine Naturelles, Santé – Beauté et Culture Physique (réunies) (fondée en 1885), no 839, 1967, p. 14.
  10. Thérèse Feugère, Comment éviter l’usure des disques intervertébraux, et obtenir une meilleure statique vertébrale, Santé – Beauté et Culture Physique (réunies), no 824 (67e année), Quatrième trimestre 1963, p. 20. « Sequare naturam » Hippocrate.
  11. Pierre-Valentin Marchesseau, notre fondateur, Santé – Beauté et Culture Physique (réunies), no 825 (68e année), Premier trimestre 1964, p. 20.
  12. Thérése Feugère, Edmond Desbonnet, Père de la kinésithérapie française, Santé – Beauté et Culture Physique (réunies), no 825 (68e année), Premier trimestre 1964, p. 24-26.
  13. Marcel Rouet, Dictionnaire de la Culture Physique, 1975, Éditions Casterman, Introduction, p. 10.
  14. Thérése Feugère, Comment éviter l’usure des disques intervertébraux et obtenir une meilleure statique vertébrale, Santé – Beauté et Culture Physique (réunies), no 824 (67e année), Quatrième trimestre 1963, p. 19.
  15. Richard Desbonnet, L’œuvre de mon grand-père Edmond Desbonnet, et la nouvelle orientation du culturisme, Santé – Beauté et Culture Physique (réunies), no 820 (67e année), octobre 1962, p. 3.
  16. Louis Dartigues (1869-1940) sur data.bnf.fr (consulté le 15 mars 2017)
  17. Notice biographique : Casimir Cépède (1882-1954), sur le site de l'Institut Pasteur (consulté le 15 mars 2017)
  18. Paul Peugniez (1859-1943), sur le site de facebook.com (consulté le 15 mars 2017)
  19. Paul Vérola (1863-1931) sur data.bnf.fr (consulté le 15 mars 2017)
  20. Albert Surier, sur le site de worldcat.org (consulté le 15 mars 2017)
  21. Docteur Labarde, Les professeurs Charlemont et Desbonnet, La Culture Physique (42e année), no 583, novembre 1938, p. 342.
  22. Edmond Desbonnet, L’héritage de Triat par le truchement de Paul Féval, La Culture Physique (57e année), no 710, mars1953, p. 1-2. Le docteur H. Catin, fit paraître dans sa publication La Santé Naturelle tout l’essentiel de la méthode de Hippolyte Triat.
  23. Georges Dardenne, Historique de la Culture Physique, 1986, Imprimerie Chauveheid s.a. Stavelot, Chapitre I, p. 21.
  24. Edmond Desbonnet, Les vrais buts de la culture physique, La Culture Physique (63e année), no 786, août 1959, p. 3-4.
  25. Edmond Desbonnet, La vraie panacée thérapeutique, La Culture Physique (52e année), no 659, décembre 1948, p. 15-16.
  26. Edmond Desbonnet, La Force Physique, 1909, Berger-Levrault & Cie, Éditeurs, Chapitre III, p. 19.
  27. Marcel Rouet, Dictionnaire de la Culture Physique, 1975, Éditions Casterman, Introduction, p. 10.
  28. Léon Sée, La vie du grand apôtre Edmond Desbonnet, La Culture Physique (57e année), septembre 1953, no 716, p. 2.
  29. a et b Thérése Feugère, Edmond Desbonnet Père de la Kinésithérapie Française, Santé – Beauté et Culture Physique (réunies), no 825 (68e année), Premier trimestre 1964, p. 26.
  30. Léon Sée, La vie du grand apôtre Edmond Desbonnet, La Culture Physique (57e année), octobre 1953, no 717, p. 1.
  31. Lucien Dartigues, Physicothérapie', La Culture Physique (42e année), mars 1938, no 575 p. 94.
  32. Edmond Desbonnet, Chacun à sa tâche ici bas, La Culture Physique (42e année), avril 1938, no 576 p. 108.
  33. Edmond Desbonnet, 'Nos leçons de culture physique, La Culture Physique (1re année), mars 1904, no 2 p. 18.
  34. Edmond Desbonnet, Des critiques qui sont pour nous des louanges, La Culture Physique (52e année), septembre 1948, no 656 p. 14.
  35. Edmond Desbonnet, Des critiques qui sont pour nous des louanges, La Culture Physique (52e année), septembre 1948, no 656 p. 15.
  36. Edmond Desbonnet, Des critiques qui sont pour nous des louanges, La Culture Physique (52e année), septembre 1948, no 656 p. 12.
  37. Léon Sée, La vie du grand apôtre Edmond Desbonnet', La Culture Physique (57e année), octobre 1953, no 717, p. 2.
  38. Bernard Andrieu, Edmond Desbonnet, ma gymnastique des organes, 2014, L’Harmattan, Extrait des mémoires du professeur Desbonnet, p. 139.
  39. Richard Feugère, Le Correcteur-élongateur n’est pas une invention sans valeur, Santé Beauté et culture physique (réunies), (68e année), 1er trimestre 1964, no 825 p. 19.
  40. Edouard Ducher, Les inventions de génie des chefs culturistes, La Culture Physique (51e année), décembre 1947, no 647 p. 6-7.
  41. Georges Rouhet et Edmond Desbonnet, L’art de créer le pur sang humain, Berger-Levrault & Cie Éditeurs, Paris, 1908, Première partie, Chapitre III p. 86-92.
  42. Pierre Chevillet, La Culture Physique pour tous, Force, Beauté, Santé, 1941, Librairie Athlétique, Paris, Epilogue, p. 261-262.
  43. Albert Surier, Comment on devient beau et fort, Bibliothèque Nationale de France, réimpression à l’identique, 2015, p. 22.
  44. Emile Valtier, La mort du docteur C.-C. Pagès, La Culture Physique (38e année), février 1934, no 526, p. 56.
  45. Gilbert Andrieu, Olivier Bessy, Betty Lefèvre, Jacques Defrance, Michèle Métoudi, Françoise Denoyelle et Jean-Michel Gourden, Accord à corps, Edmond Desbonnet et la culture physique, 1993, Éditions Créaphis, Paris, L’épreuve du corps de Jean-Michel Gourden, p. 7-9. L’exposition Accord à corps a été présentée pour la première fois à la maison de la Villette d’octobre 1992 à janvier 1993 dans le cadre du Mois de la Photo de Paris, avec le soutien de EPPV : Direction du développement culturel et des relations avec les publics. Les documents photographies originales, enregistrements et objets présentés ont été réunis et mis en scène par Bernard Cormerais, commissaire de l’exposition.
  46. Albert Surier, Comment on devient beau et fort, Bibliothèque Nationale de France, réimpression à l’identique, 2015, p. 46-47. Chaque élève reçoit les instructions nécessaires pour le travail avec les appareils dont il dispose, accompagnées de gravures qui en rendent la compréhension extrêmement facile.
  47. Albert Surier, Comment on devient beau et fort, Bibliothèque Nationale de France, réimpression à l’identique, 2015, p. 48-49. Le bulletin après le questionnaire administratif d’usage, demande les mensurations corporelles du futur élève en lui indiquant la manière de les prendre, puis un renseignement sur l’état fonctionnel du cœur, des poumons, des viscères abdominaux (hernies), sur les affections de ces organes qu’on pourrait avoir à redouter. Le désir d’amélioration d’une partie du corps que l’on voudrait voir se développer principalement, termine le bulletin.
  48. Albert Surier, ""La force pour tous, traité pratique de culture physique rationnelle, Librairie Athlétique, Paris, 3e édition, p. 135.
  49. Emile Valtier, Le Lillois Edmond Desbonnet, La Culture Physique (40e année), juillet 1936, no 555 p. 220-221.
  50. a et b Bernard Andrieu, Edmond Desbonnet, ma gymnastique des organes, 2014, L’Harmattan, Tableau no 2: Chrono - genèse subjective p. 18
  51. Edmond Desbonnet, Prouver qu’une légende est fausse, ce n’est pas la détruire, mais on peut toujours essayer, La Culture Physique (42e année), mars 1938, no 575 p. 75. « Pendant que je me ruinais, écrit Desbonnet, en voyages d’études, en frais de tous genres pour augmenter ma valeur professionnelle par l’achat de documents, dessins, photographies athlétiques et sportives constitution d’une bibliothèque médicale, hygiénique, pédagogique, athlétique dont la valeur est actuellement de plusieurs centaines de milliers de francs… »
  52. Edmond Desbonnet, Les Rois de la force, histoire de tous les hommes forts depuis les temps anciens jusqu'à nos jours 1911, Berger-Levrault & Cie Éditeurs, Paris, Quatrième partie, Le Gymnase Triat p. 60-66. Paul Féval le grand romancier fut un élève de Triat ; il était un grand admirateur de ce génie méconnu.
  53. Georges Dardenne, Historique de la Culture Physique, 1986, Imprimerie Chauveheid s.a. Stavelot, Chapitre II, p. 30-31.
  54. Edmond Desbonnet, Prouver qu’une légende est fausse, ce n’est pas la détruire, mais on peut toujours essayer, La Culture Physique (42e année), mars 1938, no 575 p. 75.
  55. Thérèse Feugère, Edmond Desbonnet père de la kinésithérapie Française, Santé Beauté et culture physique (réunies), (68e année), 1er trimestre 1964, no 825 p. 25.
  56. Thérèse Feugère, Comment éviter l’usure des disques intervertébraux, et obtenir une meilleure statique vertébrale, Santé Beauté et culture physique (réunies), (67e année), 4e trimestre 1963, no 824 p. 19.
  57. Edmond Desbonnet, Comment je me suis guéri moi-même, de mes rhumatismes et de ma tuberculose Hygiène et médecines naturelles (68e année), 1967, no 839 p. 14.
  58. Edmond Desbonnet et Pierre Chevillet, Comment on obtient la force physique et la santé, Librairie Athlétique, Paris, 1933, Chapitre XI, Exercices à mains libres ou exercices avec haltères, p. 280-281.
  59. Edmond Desbonnet, La Force Physique, 1901, Berger-Levrault & Cie Éditeurs, Paris, Chapitre II, Comment on peut acquérir la force physique p. 57-59.
  60. Edmond Desbonnet, La Force Physique, 1901, Berger-Levrault & Cie Éditeurs, Paris, Chapitre III, Notre méthode d’entraînement aux poids légers, p. 61-69.
  61. Edmond Desbonnet et Georges Rouhet, L’art de créer le pur sang humain, 1902, Berger-Levrault & Cie Éditeurs, Paris, Chapitre III, L’obésité - Régime des obèses, p. 86-92.
  62. Georges Dardenne, Historique de la Culture Physique, 1986, Imprimerie Chauveheid s.a. Stavelot, Chapitre II, p. 35.
  63. a et b Bernard Andrieu, Edmond Desbonnet, ma gymnastique des organes, 2014, L’Harmattan, Tableau no 2: Chrono - genèse subjective p. 19
  64. Georges Dardenne, Historique de la Culture Physique, 1986, Imprimerie Chauveheid s.a. Stavelot, Chapitre II, p. 36. Pour inspirer le goût de la force, de la beauté et de la souplesse, Desbonnet fais venir dans ses écoles des centaines d’athlètes amateurs et professionnels pour les étudier et les donner en exemple.
  65. Bernard Andrieu, Edmond Desbonnet, ma gymnastique des organes, 2014, L’Harmattan, Tableau no 2: Chrono - genèse subjective p. 19. Concours du Club Athlétique Lillois le 18 août 1895.
  66. a, b et c Georges Dardenne, Historique de la Culture Physique, 1986, Imprimerie Chauveheid s.a. Stavelot, Chapitre II, p. 36.
  67. Bernard Andrieu, Edmond Desbonnet, ma gymnastique des organes, 2014, L’Harmattan, Extrait des mémoires du professeur Desbonnet, p. 139. Non seulement d’Europe, mais d’Amérique, d’Asie, d’Afrique même on est venu lui demander d’établir des succursales pour l’enseignement de la Gymnastique des Organes.
  68. Bernard Andrieu, Edmond Desbonnet, ma gymnastique des organes, 2014, L’Harmattan, Extrait des mémoires du professeur Desbonnet, p. 74.
  69. a, b, c et d Georges Dardenne, Historique de la Culture Physique, 1986, Imprimerie Chauveheid s.a. Stavelot, Chapitre II, p. 37.
  70. a et b Bernard Andrieu, Edmond Desbonnet, ma gymnastique des organes, 2014, L’Harmattan, Extrait des mémoires du professeur Desbonnet, p. 19.
  71. Edmond Desbonnet, Comment on devient athlète, 1909, Librairie Athlétique, Paris, p. 17. Sa méthode est identique a celle que prône Desbonnet, parce qu’ils ont suivi le même chemin : l’expérience, et non pas seulement l’expérience personnelle, mais l’expérience sur des sujets nombreux et divers.
  72. Edmond Desbonnet, Le sac, matériel d’haltérophilie, La Culture Physique (42e année), juillet 1938, no 579 p. 220. Desbonnet a dans l’esprit qu’un homme complet est celui capable d’exécuter des performances moyennes dans toutes les spécialités, marche, course, sauter, lancer, grimper, nager, soulever des charges, etc. Treize ans plus tard, Hébert, avec le patronage du journal Le Journal reprend son idée, comme une initiative originale et organise le concours de l’athlète complet.
  73. Georges Dardenne, Historique de la Culture Physique, 1986, Imprimerie Chauveheid s.a. Stavelot, Chapitre II, p. 38.
  74. Edmond Desbonnet, Comment je fis connaître le Jiu Jitsu à Paris. Comment après une vogue extraordinaire, il fut délaissé, La Culture Physique (42e année), décembre 1938, no 584 p. 357. Desbonnet a chacun de ses voyages en Angleterre, quand il arrive à Londres, il s’informe auprès de son ami Szalay des exhibitions sportives nouvelles ou intéressantes. Convaincu par une démonstration sur sa personne de l’agilité du japonais Kanaya, qui le propulsera à plusieurs mètres en avant. Desbonnet se relève abasourdi mais émerveillé et décide de présenter ce nouveau sport à Paris et de l’enseigner dans son école comme lutte de self-défense par excellence.
  75. Pierre Chevillet, La Culture Physique pour tous, Force, Beauté, Santé, 1941, Librairie Athlétique, Paris, Epilogue, p. 260.
  76. Pierre Chevillet, La Culture Physique pour tous, Force, Beauté, Santé, 1941, Librairie Athlétique, Paris, Epilogue, p. 261.
  77. Bernard Andrieu, Edmond Desbonnet, ma gymnastique des organes, 2014, L’Harmattan, Extrait des mémoires du professeur Desbonnet, p. 20. Le 27 juillet 1910, Léon Sée est nommé Directeur et rédacteur en chef.
  78. Bernard Andrieu, Edmond Desbonnet, ma gymnastique des organes, 2014, L’Harmattan, Extrait des mémoires du professeur Desbonnet, p. 20
  79. Bernard Andrieu, Edmond Desbonnet, ma gymnastique des organes, 2014, L’Harmattan, Usage de la photo de nus dans la méthode Desbonnet et normes corporelles sexuées. Paragraphe 4 : Une culture physique genrée, p. 178-179.
  80. Edmond Desbonnet, Encore un coup de tocsin avant le glas, La Culture Physique de Guerre (43e année), décembre 1939, no 596 p. 305. Desbonnet qui a vu trois guerres voulues par les Allemands, 1870, 1914, 1939, lance a nouveau un avertissement au gouvernement français : « La plume vaut une épée lorsqu’elle défend loyalement le pays. De 1791 à 1914, il y a 122 ans où l’Allemagne sous une forme ou une autre, nous a envahis 6 fois : 1792, 1793, 1814, 1815, 1870, 1914. »
  81. Edmond Desbonnet, En 1916, allo… allo…Gut. 25-03, La Culture Physique (56e année), février 1952, no 697 p. 7.
  82. Edmond Desbonnet, La méthode Desbonnet n’est pas immuable, La Culture Physique (59e année), avril 1955, no 735 p. 19-21. mai 1955, no 736 p. 22-23.
  83. Elie Mercier, La culture physique à l’honneur, La Culture Physique (36e année), août 1932, no 508 p. 233-236. Quelques privilégiés eurent la bonne fortune, le samedi 18 juin 1932, de participer à un banquet donné en l'honneur d'Edmond Desbonnet, à qui une croix de brillants fut remise au nom d'amis et d'admirateurs soucieux de commémorer l'entrée dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur du fondateur de la culture physique.
  84. Lucien Dartigues, Physicothérapie, La Culture Physique (42e année), mars 1938, no 575 p. 94.
  85. Georges Dardenne, Historique de la Culture Physique, 1986, Imprimerie Chauveheid s.a. Stavelot, Chapitre X, p. 207.
  86. Emile Valtier, A propos du concours de beauté plastique, La Culture Physique (39e année), juillet 1935, no 543 p. 193-197.
  87. Pierre Bardel, Le plus bel athlète de France 1935, La Culture Physique (39e année), octobre 1935, no 546 p. 304-307.
  88. Pierre Bardel, Records !!!, La Culture Physique (40e année), août 1936, no 556 p. 241-243.
  89. Georges Dardenne, Historique de la Culture Physique, 1986, Imprimerie Chauveheid s.a. Stavelot, Chapitre X, p. 212-213.
  90. Pierre Bardel, Le cinquième concours du plus bel athlète de France et le deuxième concours du plus bel athlète d’Europe ont connu un véritable triomphe, La Culture Physique (42e année), septembre 1938, no 581 p. 272-278.
  91. Emile Valtier, Considérations sur le concours du plus bel athlète du monde, La Culture Physique (42e année), octobre 1938, no 582 p. 304-306.
  92. ↑ Pierre Bardel, Nos concours du Touquet-Paris-Plage ont consacré définitivement la grandeur de la F.F.C.P., La Culture Physique (43e année), août 1939, no 592 p. 241-242.
  93. Georges Dardenne, Historique de la Culture Physique', 1986, Imprimerie Chauveheid s.a. Stavelot, Chapitre X, p. 219.
  94. Georges Dardenne, Historique de la Culture Physique, 1986, Imprimerie Chauveheid s.a. Stavelot, Chapitre X, p. 220.
  95. Edmond Desbonnet, S.M Sidi Mohamed V, La Culture Physique (56e année), juillet 1952, no 702 p. 3.
  96. Léon Sée, Edmond Desbonnet n’est plus, La Culture Physique (57e année), août 1953, no 715 p. 1-6.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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