Die Frau ohne Schatten

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La Femme sans ombre

Die Frau ohne Schatten
Genre opéra
Nbre d'actes 3 actes
Musique Richard Strauss
Livret Hugo von Hofmannsthal
Langue
originale
allemand
Durée (approx.) 190 minutes
Dates de
composition
-
Création
Opéra de Vienne
Création
française
1965
Strasbourg

Personnages

Die Frau ohne Schatten, en français La Femme sans ombre, est un opéra en trois actes de Richard Strauss, sur un livret de Hugo von Hofmannsthal.

Il a été créé le à l'Opéra de Vienne, avec Lotte Lehmann dans le rôle de la femme de Barak et Maria Jeritza dans celui de l'Impératrice, sous la direction de Franck Schalk, dans une mise en scène et des décors d'Alfred Roller, dont Strauss et Hofmannsthal ne furent pas satisfaits, « la nature “magique” et les extraordinaires difficultés de l'opéra » semblant avoir dépassé le metteur en scène[1].

Ces difficultés expliquent que l'opéra est peu souvent monté, en raison de l'obscurité supposée de son livret et de son « réel gigantisme : orchestre immense, et cinq voix hors classe[2] ». Après l'avoir déjà repris à Vienne en 1943, à la fin de l'année 1955, le chef d'orchestre Karl Böhm l'inscrit au programme des galas de réouverture de l'Opéra de Vienne, dix ans après son bombardement, et le succès est tel que dans la foulée, il en réalise le premier enregistrement discographique pour Decca, avec Leonie Rysanek (l'Impératrice), Hans Hopf (l'Empereur), Christel Goltz (la Femme), Paul Schöffler (Barak)[3], Elisabeth Höngen (la Nourrice).

Personnages[modifier | modifier le code]

  • L'Empereur, ténor
  • L'Impératrice, soprano
  • La Nourrice, mezzo-soprano
  • Le teinturier Barak, baryton-basse - seul personnage à posséder un nom[4]
  • Sa Femme (la teinturière), soprano
  • Le Messager des Esprits, baryton
  • Le Gardien du seuil du Temple, soprano
  • La voix d'un jeune homme, ténor
  • La voix du Faucon, soprano
  • Une voix d'en haut, alto
  • Les frères du teinturier :
    • Le Borgne, basse
    • Le Manchot, basse
    • Le Bossu, ténor
  • Les Veilleurs, trois basses
  • Les voix d'enfants / Les voix des enfants à naître : trois sopranos, trois altos
  • Les Servantes, deux sopranos, alto
  • Petits mendiants, Esprits serviteurs, Voix des Esprits

Argument[modifier | modifier le code]

L'empereur des îles du sud-est a chassé une gazelle blanche qui s'est transformée en une belle femme sous ses yeux, à savoir la fille du roi fantôme Keikobad (d'après le souverain Key Qobad dans la mythologie persane). Il la désire et la prend pour épouse, mais parce que l'impératrice ne projette pas d'ombre, elle n'appartient pas pleinement au peuple, car l'ombre, la fertilité et l'empathie humaine sont une seule et même chose. A ses côtés, la nourrice, qui déteste tout ce qui est humain, aime l'impératrice par-dessus tout. L'infirmière rapporte à propos de l'empereur : «C'est un chasseur et un amant, sinon il n'est rien! (...) Ses nuits sont ses jours, ses jours sont ses nuits."

Analyse[modifier | modifier le code]

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

(Sont indiqués dans l'ordre le chef, l'orchestre, l'Impératrice, l'Empereur, la Teinturière, Barak, la Nourrice)

Die Frau ohne Schatten, conte d'Hofmannsthal[modifier | modifier le code]

La Femme sans ombre (conte) (de) (Die Frau ohne Schatten) est aussi un conte de l'écrivain Hugo von Hofmannsthal, paru en 1919 chez S. Fischer à Berlin. Il a été traduit de l'allemand par Jean-Yves Masson et est paru aux éditions Verdier en 1992[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Piotr Kamiński, Mille et un opéras, Fayard, coll. « Les indispensables de la musique », 2003, p. 1478.
  2. André Tubeuf, livret de présentation du coffret Strauss : les grands opéras, La Discothèque idéale de Diapason, 2016, p. 21.
  3. En remplacement de Ludwig Weber, qui incarnait Barak lors de la première représentation. Karl Böhm dirigera aussi les premières de l'opéra au Metropolitan Opera de New York en 1966 et à l'Opéra de Paris en 1972, avec à peu près la même distribution : Leonie Rysanek (l'Impératrice), James King (l'Empereur), Christa Ludwig (la Femme), Walter Berry (Barak), Irene Dalis (à New York) et Ruth Hesse (à Paris) (la Nourrice) ; tandis que dans l'intervalle, Georg Solti créera l'œuvre à Londres en 1967.
  4. Personnage axial, par le sentiment de compassion qu’il suscite auprès de l’Impératrice, être d'abord égoïste, puis compassionnel.
  5. « La femme sans ombre », sur editions-verdier.fr (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]