Fritz Wunderlich

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Fritz Wunderlich
Naissance
Kusel, Palatinat, Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Décès (à 35 ans)
Heidelberg, Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Activité principale Artiste lyrique
Ténor
Style Opéra, lied

Fritz Wunderlich, né Friedrich Karl Otto Wunderlich le 26 septembre 1930 à Kusel dans le Palatinat et mort le 17 septembre 1966 à Heidelberg, est un ténor allemand, chanteur d'opéras et d'oratorios.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fritz Wunderlich grandit dans un milieu modeste. Son père, Paul, était violoncelliste, chef d'orchestre et chef de chœur. Sa mère, Anna, était violoniste. Mais son père se suicide alors qu'il n'a que cinq ans. Il étudie à la Musikhochschule de Fribourg-en-Brisgau, avec Margarete von Wintenfeldt (1950-1955) et se destine d'abord au cor, dirigeant également un orchestre de danse (comme son aîné Julius Patzak). En 1955, il fait ses débuts comme ténor à l'Opéra de Stuttgart dans le rôle de Tamino dans Die Zauberflöte (La Flûte enchantée), de Mozart, rôle qui sera également celui de sa dernière apparition, au Festival d'Édimbourg en 1966. Suivent le Festival de Salzbourg, où il chante Tamino et Henri dans Die schweigsame Frau (La Femme silencieuse) de Richard Strauss, l'Opéra de Francfort-sur-le-Main en 1958 et l'Opéra de Munich, dans la troupe duquel il entre en 1960. Il aborde alors le répertoire italien avec un brio qui lui vaut de recevoir deux ans plus tard le titre de Kammersänger. À partir de cette époque, sa renommée est internationale, même s'il conserva toujours une très grande simplicité ; il se produit alors régulièrement à l'Opéra de Vienne, au Royal Opera House de Covent Garden, à la Städtische Oper (Opéra de la Ville) de Berlin, au Festival d'Aix-en-Provence, à Florence.

Outre le répertoire lyrique, en particulier mozartien, il chante des lieder, ainsi que dans des oratorios, occupant par exemple l'emploi d'Évangéliste dans la Passion selon saint Matthieu de Bach. Il chante aussi dans des œuvres lyriques contemporaines, créant ainsi le rôle de Tirésias dans Œdipe le Tyran de Carl Orff (Stuttgart, 1960), et le rôle de Christophe dans Les Noces de Saint-Domingue de Werner Egk (Munich, 1965), et reprenant celui de Palestrina de Hans Pfitzner.

En 1956, il épousa la harpiste Eva Jungnitsch, avec qui il eut trois enfants, Constanze, Wolfgang et Barbara en 1957, 1959 et 1964. La famille vécut d'abord à Stuttgart avant de s'établir à Munich. Wunderlich meurt le 17 septembre 1966, victime d'une chute dans l'escalier chez un ami. Il est inhumé au Waldfriedhof de Munich.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il était reconnu pour « la beauté de son timbre et son chant lumineux »[1], qui lui valurent une reconnaissance immédiate. Malgré sa mort prématurée, Wunderlich laisse une discographie volumineuse, qui témoigne aussi de l'évolution de son registre : chanteur de lieder et ténor léger à ses débuts, il progressa vers un registre plus héroïque, qui aurait pu lui permettre d'aborder quelques rôles wagnériens. Il « s'était imposé comme le meilleur ténor lyrique léger allemand de sa génération, par l'ampleur de sa voix et l'intensité de l'expression, restituant aux héros mozartiens une vitalité et un enthousiasme trop souvent édulcorés. »[2]

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

Fritz Wunderlich est décédé avant que son enregistrement de La Création de Joseph Haydn ne soit complètement achevé.

Film documentaire sur Wunderlich[modifier | modifier le code]

Fritz Wunderlich - Leben und Legende (Fritz Wunderlich - Vie et Légende), de Thomas Staehler et Thomas Voigt, 60 min., Allemagne, Autriche, 2006, première diffusion sur Arte le .

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Univers de l'opéra. Œuvres, scènes, compositeurs, interprètes, sous la direction de Bertrand Dermoncourt, Robert Laffont, collection « Bouquins », 2012, p. 1181.
  2. Le Nouveau Dictionnaire des interprètes, sous la direction de Alain Pâris, Robert Laffont, collection « Bouquins », 2015, p. 1032.

Liens externes[modifier | modifier le code]