David Widhopff

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David Ossipovitch Widhopff
Youth Wing.JPG

David Ossipovitch Widhopff.
L'Homme à la pipe.
Sculpture de Chana Orloff (1924).

Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Formation
Distinction

David Ossipovitch Widhopff (en russe Давид Осипович Видгоф) dit aussi « D.O. Widhopff », né à Odessa (Empire russe) le 5 mai 1867 et mort à Saint-Clair-sur-Epte (Val-d'Oise) le 20 juillet 1933 est un artiste peintre, affichiste, décorateur et caricaturiste français d'origine ukrainienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'Académie impériale d'Odessa, Widhopff part pour Munich où il entre à l'Académie royale dans la classe de Johann Caspar Herterich (1843-1905). Venu à Paris en août 1887, il entre à l'Académie Julian où il est l'élève de Tony Robert-Fleury et Jules Joseph Lefebvre. Il expose aux Salons de 1888, 1891 et 1893. Il voyage au Brésil et fonde une école des beaux-arts dans l'État du Pará. De retour à Paris, il vit à Montmartre et se lie avec Alfons Mucha et Léon Deschamps, directeur de la revue La Plume où il publie des portraits charges. Il rencontre aussi Hugues Delorme et Jules Roques au Courrier français, d'où naît une collaboration fructueuse pour l'illustration de l'hebdomadaire en compagnie entre autres de Willette. Il en devient le principal fournisseur de dessin et de portraits de personnalités des arts et du spectacle à partir de 1896. Il collabore aussi à la revue l'Assiette au beurre, à Cocorico et à celle d'Ogoniok de Saint-Pétersbourg[1].

Dessinateur, portraitiste du monde de la littérature, du théâtre, et du cirque, il s'inscrit dans la même veine que Jean-Louis Forain, Steinlen. Il peint aussi des paysages de Normandie, de Touraine, et de Provence, ainsi que des scènes de rue et des portraits d'intérieur à la palette très contrastée et de plus en plus stylisés, et les exposent au Salon des indépendants, au Salon d'automne, à celui des Tuileries... En 1907, il se rend à Audresselles, où peignent ses collègues Albert-Ernest Carrier-Belleuse et Carolus Duran et y réalise plusieurs paysages dont La Maison du douanier[2].

Il a illustré, notamment, les Récits et légendes bretonnes (1900) de Théodore Botrel[3].

Widhopff vu par...[modifier | modifier le code]

Widhopff par lui-même, Le Courrier français, 1er mai 1904.

Il est qualifié par ses amis d’« Hercule aussi puissant par l’âme que par le torse… qui a enchanté Paris par sa force, sa bonté son cœur inépuisable, son inépuisable talent… ayant le goût de la santé, de la puissance, des femmes… sa puissance n’empêche pas sa finesse ni son énormité sa grâce »[4].

Selon le Bénézit : « Ce Russe du Sud fut un parfait Parisien du Nord : un Montmartrois de la belle époque, lié à la rive gauche seulement, si l'on peut dire ainsi, par ce Widhopff de pierre bellement taillé par Chana Orlof. Paysagiste, peintre de natures mortes, cet artiste a exécuté aussi des cartons de tapisserie pour les Gobelins et Beauvais. »

Œuvre[modifier | modifier le code]

Affiches[modifier | modifier le code]

  • La mort, l'amour l'attend. Kolamarque, Établissement Minot, 1895 (Paris, BNF)[5]
  • Première exposition annuelle des élèves de l'Académie Jullian. Galerie Vollard, 1897
  • Pilar Montero, 1899
  • Estrella de los Rios, 1906 (Paris, BNF)[6]

Illustrations de livre[modifier | modifier le code]

  • Louis Latourrette, Cœur immolé. Roman contemporain inédit, deux lithographies, Paris, La Librairie parisienne, 1898.
  • Théodore Botrel, Contes du Lit-Clos suivis de Chansons à dire. Récits et légendes bretonnes, avec vingt lithographies, Paris, Georges Ondet, 1900.
  • Paul Brulat, L'Aventure de Cabassou, Paris, Pierre Douville, 1905.
  • Georges d'Esparbès, Le Briseur de fer, Paris, Louis Michaud, 1908.
  • Paul Brulat, La Gangue, Paris, Albin Michel, 1909.
  • Jeanne Landre, Échalote Continue. Roman de mœurs montmartroises, Paris, Louis Michaud, 1910.
  • Abel Hermant, Souvenirs du Vicomte de Courpière par un témoin, préface de Léon Blum, Paris, Louis Michaud, 1910.
  • Louis Artus, Le Petit Dieu [théâtre], Paris, La Petite Illustration, 1910.
  • Jean Ott, Les trois bossus. Fabliau en 1 acte, en vers, d'après le trouvère Durand de Douai, Paris, Édition de l'hexagramme, 1911.
  • Jean-José Frappa, Dernière heure, pièce en quatre actes, 1912.

Peintures[modifier | modifier le code]

  • Village et fenaison (huile, coll. particulière)
  • Sous-bois, huile sur toile, 63 X 46 cm, don du fils de l'artiste. Collection particulière de l'atelier Charles Despiau.
  • Les Voltigeurs, Les Phénomènes, Parade burlesque, L'Amazone, Boxeur luttant avec un kangourou (Limoges, musée des beaux-arts - Palais de l'Évêché)

Autres[modifier | modifier le code]

  • Décoration du cirque-théâtre de Limoges (1924), détruit en 1958
  • Dessin sur papier-encre violette, dédicacé à Isaac Pavlovsky, représentant un couple de paysans russes marchant dans la campagne (musée du Louvre)

Notes et référence[modifier | modifier le code]

  1. Русские художники в Париже: Давид Осипович Витгоф. ОгонёкЪ. Иллюстрированное обозрение. — 1903. - № 17. 10(23).05.1903
  2. (HPSD) 32,5 x 40,5 cm, cf. vente Debacker du 30 avril 2011 lot 209.
  3. Peintres russes en Bretagne, ouvrage collectif (R. N Antipova, Jean-Claude Marcadé, Dimitri Vicheney, Cyrille Makhroff, C. Boncenne, V. Brault, Ph. Le Stum, T. Mojenok, I. Obuchova-Zielinska, M. Vivier-Branthomme), Musée départemental breton à Quimper, Éditions Palentines, 2006, p. 122 à p. 123 (ISBN 2-911434-56-0)
  4. Marcel Lami, In: Le Courrier français, 1er mai 1904.
  5. Notice du Catalogue général de la BNF.
  6. Notice du Catalogue général de la BNF.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Extrait de la notice de David Widhopff dans le dictionnaire Bénézit sur le site Oxford Index. 2006, (ISBN 9780199773787)
  • « D.O. Widhopff », dans Gérard Solo, Dico Solo. Plus de 5000 dessinateurs de presse, Vichy, Aedis, 2004, p. 897.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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