Décembre 2005 en Afrique

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Jeudi 1er décembre[modifier | modifier le code]

  • Éthiopie : Le tribunal fédéral d’Addis-Abeba a, pour la 3e fois, prolongé de 15 jours la détention de 19 dirigeants du principal parti de l’opposition, la Coalition pour l’unité et la démocratie (CUDP).

Samedi 3 décembre[modifier | modifier le code]

  • Afrique, France : 23e sommet Afrique-France à Bamako les 3 et 4 décembre. La capitale malienne accueille les chefs d’État et de gouvernement de 51 pays africains et de la France autour du thème « la jeunesse africaine, sa vitalité, sa créativité, ses aspirations ». L’émigration et les conflits ont également été à l’ordre du jour. Le président ivoirien Laurent Gbagbo était absent, justifiant son absence par l’attaque d’un camp de gendarmerie à Agban le 1er décembre.

Dimanche 4 décembre[modifier | modifier le code]

Samedi 10 décembre[modifier | modifier le code]

  • Nigeria : Un nouvel accident d’avion s’est produit à Port Harcourt. Un DC-9 de la compagnie Sosoliso s’est écrasé faisant 107 morts, dont 75 élèves du collège jésuite Ignatius Loyola d’Abuja.

Mercredi 14 décembre[modifier | modifier le code]

  • Rwanda : Le Tribunal pénal international pour le Rwanda a condamné à 25 ans de prison Aloys Simba, ancien officier de l’armée et ancien parlementaire reconnu coupable d’avoir incité des miliciens à tuer des civils dans la préfecture de Gikongoro et de leur avoir fourni des armes pendant le génocide au Rwanda.
  • Tanzanie : Élection présidentielle. Jakaya Kikwete, ministre des affaires étrangères et candidat du parti au pouvoir, le Chama cha Mapinduzi (CCM) l’a emporté avec 80,3 % des suffrages selon la Commission électorale. Ibrahim Lipumba, candidat du Front civique uni (CUF), principale formation de l'opposition a obtenu 11,6 % des voix.

Jeudi 15 décembre[modifier | modifier le code]

  • Côte d’Ivoire : Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution prorogeant jusqu’au 15 décembre 2006 certaines dispositions de la résolution 1572 adoptée le 15 novembre 2004, notamment l’embargo sur les ventes d’armes à destination de la Côte d’Ivoire et les sanctions contre les personnes entravant le processus de paix. La nouvelle résolution instaure également un embargo contre l’importation de diamant en provenance de Côte d’Ivoire.

Vendredi 16 décembre[modifier | modifier le code]

  • Érythrée : La Mission des Nations unies en Érythrée et en Éthiopie (Minuee) a évacuée en deux jours 180 de ses membres (sur les 3794 membres présents) conformément à l’ordre donné par le gouvernement érythréen qui avait exigeait le départ des américains, canadiens, européens et russes. Les autorités de l’Érythrée considère que l’Onu soutien l’Éthiopie dans son refus d’accepter les frontières définies par une commission indépendante comme convenu lors de l’accord de paix conclu le 12 décembre 2000.

Samedi 17 décembre[modifier | modifier le code]

Dimanche 18 décembre[modifier | modifier le code]

  • Guinée : élections des conseillers communaux et communautaires. L’ensemble des partis politiques guinéens participe à ces élections. Le Parti de l'unité et du progrès (PUP, au pouvoir) a remporté 31 communes sur 38, dont les cinq communes composant Conakry, et 241 Communautés rurales de développement sur 303.
  • République démocratique du Congo : un référendum pour l’adoption d’une nouvelle constitution a été organisé. Selon les résultats provisoires publiés par la Commission électorale indépendante le 20 décembre, le oui l’a emporté avec environ 78 % des suffrages. Ce référendum est une première étape dans le processus devant achever la transition démocratique, des élections générales doivent se tenir d’ici juin 2006.
  • Tchad : une attaque armée a été menée contre une garnison installée dans l’est du pays. Le gouvernement tchadien accuse le Soudan d’être responsable de cette attaque.

Lundi 19 décembre[modifier | modifier le code]

  • Kenya : ouverture, dans les locaux de l’Université de Nairobi, de l’Institut Confucius dont la vocation est d’enseigner la langue et de faire connaître la culture chinoise en Afrique.
  • Ouganda, République démocratique du Congo : La Cour internationale de justice (CIJ) a condamné l’Ouganda pour être responsable entre août 1998 et juin 2003 de l’« occupation de l’Ituri », de « violation des lois internationales sur les droits de l’Homme », d’« usage illégale de la force» et de « pillages et exploitations des ressources naturelles » en République démocratique du Congo ».

Mardi 20 décembre[modifier | modifier le code]

  • Libéria: Le Conseil de sécurité des Nations unies, considérant que la situation du pays « continue de constituer une menace pour la paix internationale et la sécurité dans la région », a reconduit les embargos sur les armes et l’importation de bois et de diamants libériens.
  • Nigeria : Une explosion a provoqué un incendie d’un oléoduc de la compagnie Shell dans le Delta du Niger au sud de pays. L’incendie a été maîtrisé au bout de trois jours. Selon la compagnie pétrolière, l’explosion serait due à un acte de sabotage. Le 22 décembre, le président Olusegun Obasanjo a décrété l’état d'alerte maximum pour les forces de sécurité déployée dans le Delta du Niger.

Mercredi 21 décembre[modifier | modifier le code]

Jeudi 22 décembre[modifier | modifier le code]

Mardi 27 décembre[modifier | modifier le code]

Mercredi 28 décembre[modifier | modifier le code]

Vendredi 30 décembre[modifier | modifier le code]

  • Égypte : Les autorités égyptiennes ont violemment évacué un campement de 2000 Soudanais, déboutés du droit d’asile qui avait pris refuge en Égypte, manifestant devant le bureau du HCR au Caire. Selon les chiffres de la police, 27 Soudanais, dont 5 enfants, sont morts au cours de l’évacuation. Selon des représentants du HRC, qui avait demandé l'évacuation des manifestants par des voies pacifiques, 150 personnes ont été tués[1] (voir HCR).

Samedi 31 décembre[modifier | modifier le code]

  • Burundi : début du retrait progressif des 5364 soldats de l’Opération des Nations unies au Burundi (ONUB). Les « casques bleus » de l’Onub, déployés depuis juin 2004 pour aider à consolider la paix et la réconciliation nationale, après douze ans d'une guerre civile doivent avoir quitté le Burundi en décembre 2006.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. M. Agier, "Protéger les sans-Etat ou contrôler les indésirables : où en est le HCR ?", TERRA-Ed., Coll. "Reflets", janv. 2006 : http://terra.rezo.net/article348.html