Coraline (film)

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Coraline
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Titre québécois Coraline
Titre original Coraline
Réalisation Henry Selick
Scénario Henry Selick
Acteurs principaux
Sociétés de production Universal Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Animation
Durée 100 min.
Sortie 2009

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Coraline est un film d'animation en volume américain d'après le roman éponyme de Neil Gaiman, sorti en 2009.

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Le film s'ouvre sur une scène où l'on voit deux mains squelettiques faites d'aiguilles attraper une poupée arrivant par les airs et figurant une petite fille, avant d'arracher toute la surface de la poupée pour coudre de nouveaux éléments dessus et réaliser une nouvelle poupée, qui représente une petite fille aux cheveux bleus et à l'imperméable jaune. Les mains renvoient alors la poupée refaite, qui disparaît dans un ciel nocturne.

Coraline est une petite fille qui vient d'emménager avec ses parents dans une immense maison. Toujours débordés par leur travail, ses parents, obsédés par l'idée de la publication d'un catalogue de jardinage, n'ont jamais le temps de s'occuper d'elle. Coraline doit se faire à sa nouvelle vie, et fait connaissance avec ses nouveaux voisins : Patbie (Wybie dans les versions originale et québécoise), un garçon étrange et bavard (vivant avec sa grand-mère) que Coraline méprise rapidement ; Miss Spink et Miss Forcible, deux comédiennes retraitées qui vivent entourées de fox-terriers ; et M. Bobinsky, un vieil homme d'origine russe qui prétend créer un cirque de souris savantes. Coraline s’ennuie immédiatement dans son nouvel environnement, délaissée par ses parents, sans amis et sans distractions.

Patbie apporte un jour à Coraline une vielle poupée qui lui ressemble trait pour trait (et qui en fait la poupée que l'on a vue au début du film), qu'il a trouvée dans son grenier. Coraline l'accuse de mensonge, répondant que c'était Patbie qui avait fait la poupée, celle-ci étant beaucoup trop ressemblante pour que ce soit une simple coïncidence.

Un jour, en explorant sa nouvelle maison, Coraline découvre grâce à la poupée qui la représente l'existence d'une petite porte fermée. Après en avoir trouvé la clé, Coraline s'introduit dans la porte et découvre un passage mystérieux la conduisant à un monde parallèle, réplique de sa propre vie, mais dans une version cependant nettement plus intrigante et intéressante. Là-bas, elle fait la rencontre d'étranges personnages personnifiant ses propres parents et voisins mais ayant chacun pour particularité d'avoir des boutons noirs à la place des yeux. Tout semble être mieux dans cet univers pour Coraline, ses parents s'occupent enfin d'elle, son « autre mère » cuisine des plats délicieux, son « autre père » chante et joue du piano, ses voisins sont devenus intéressants et divertissants : « l'autre Patbie » est devenu gentil et muet (pour qu'il n'agace pas Coraline), et ses « autres voisins », Bobinsky, Spink et Forcible, sont devenus de véritables artistes mettant tout en oeuvre pour éblouir Coraline par des jeux et des spectacles. Elle y retrouve également un chat du monde normal, qui a dans l'autre monde la capacité de parler et qui deviendra son compagnon. La petite fille, séduite par ce monde-miroir, y retourne de plus en plus souvent (elle rentre dans son monde dès qu'elle s'endort), envoûtée par les délices et les trésors de cette « autre maison ».

Cependant, un soir, son « autre mère » et son « autre père » lui proposent de lui coudre, à son tour, les fameux boutons noirs dans les yeux, avec l’intention de la faire rester chez eux pour toujours. Effrayée, Coraline s'y refuse et décide alors qu'il serait mieux de rentrer chez elle, abandonnant cet univers pour retrouver le sien ; ses « autres parents » comptent néanmoins sur elle pour revenir et rester chez eux à jamais, ce qu'elle n'envisage pas, bien entendu. Coraline s'enfuit et se barricade dans sa chambre, avant de se coucher, bien décidée à ne jamais revenir.

Par malheur, elle se réveille dans l'autre monde. Ses autres parents sont apparemment décidés à la garder avec eux. Après avoir erré dans le monde, en compagnie du chat, elle explore l'autre monde, pour se rendre compte qu'il se limite à la maison et ses dépendances ; au delà, il n'y a rien que du vide. Coraline décide fermement de rentrer chez elle par la petite porte, mais trouve le salon, la pièce par laquelle on accède au passage, clos. Après avoir été terrorisée par les habitants de ce monde, qui semblent avoir complètement changé de caractère (comme son autre père, qui paraît être devenu comme un robot), elle force l'accès au salon pour trouver l'autre mère qui l'attend. Coraline exige de rentrer chez elle, et déclenche un conflit avec son autre mère, qui entre en rage et se transforme en une créature terrifiante, grande, maigre et difforme, qui jette la petite fille dans un miroir magique en punition. Là, Coraline rencontre trois fantômes d'enfants, tous avec des boutons en guise d'yeux, qui lui expliquent la vérité sur ce monde : l'autre mère est une sorcière maléfique qui attire les enfants grâce à la poupée, qui est en fait l'espionne de l'autre mère : celle-ci voit à travers les yeux de la poupée et découvre ainsi le malheur des enfants. Elle les attire ensuite dans l'autre monde avec des cadeaux et des jeux, et les séduit jusqu'à ce que l'enfant accepte de se laisser coudre des boutons dans les yeux ; elle dévore alors la vie de l'enfant avant d'enfermer le « souvenir » de l'enfant dans le miroir magique. Les trois fantômes demandent à Coraline de tenter de retrouver leurs yeux, ce qui permettrait aux âmes des enfants d'être libérées. Mais Coraline a à peine le temps d'acquiescer que quelqu'un la tire hors du miroir magique. Elle se débat, croyant que c'était l'autre mère ; mais elle découvre l'autre Patbie, que l'autre mère a torturé en lui mettant deux ficelles sur ces joues pour faire un horrible sourire parce qu'il ne voulait pas sourire en raison de danger que cours Coraline. Grâce à l'autre Patbie, Coraline parvient à s'échapper des griffes de l'autre mère, et réussit à rentrer chez elle par le passage magique.

Coraline découvre alors que ses parents ont disparu. Elle les attend longuement, et rencontre Patbie, qui vient reprendre la poupée, en disant qu'elle est en fait un vieux souvenir de sa famille, elle appartenait à la sœur de sa grand-mère. Coraline la cherche, sans la trouver, et tente de révéler l'histoire à Patbie, mais celui-ci la croit « cinglée » et s'enfuit. Après le départ de Patbie, Coraline aperçoit avec horreur ses véritables parents derrière son grand miroir ; ils l'appellent sans qu'elle puisse les entendre, et tracent sur de la buée « AU SECOURS ». La petite fille, désespérée, brise le miroir, mais sans résultat. Finalement, le chat révèle à Coraline, cachée dans la chambre de ses parents, la poupée de l'autre mère, désormais à l'effigie des parents de Coraline. Celle-ci comprend alors que c'est l'autre mère qui a enlevé ses parents pour la faire revenir. De rage, elle brûle la poupée avant de repartir résolument dans l'autre monde, accompagné du chat, qui lui suggère l'idée de lancer un défi à l'autre mère pour retrouver ses vrais parents, lui révélant le point faible de l'autre mère : les jeux.

La petite fille suit ce conseil, et lance un défi à l'autre mère : si elle retrouve, en quelque temps, les yeux des enfants fantômes et ses vrais parents, l'autre mère rendra la liberté à tous ses prisonniers : les fantômes et les parents de Coraline. Tentée par le défi, la sorcière accepte. Coraline doit alors explorer travers l'autre monde, où elle devra affronter tous les personnages, dont l'autre père, qui s'avèrent être des robots contrôlés par l'autre mère, et qui sont tous devenus de redoutables ennemis. Coraline réussit finalement, après de nombreuses épreuves et avec l'aide du chat, à rassembler les trois yeux. Soudain le monde autour d'elle se désintègre et s'effondre, à l'exception de la maison. Coraline court s'y réfugier, pour découvrir l'aspect fantomatique qu'a pris l'intérieur de la maison. Elle retrouve l'autre mère, qui a repris sa forme véritable de créature arachnoïde, dont les mains sont celles qu'on a vu au début du film. L'autre mère tente de s'emparer des yeux des fantômes, mais Coraline l'en empêche, et exige de revoir ses parents. La sorcière sent la situation lui échapper, puisqu'elle a verrouillé la porte et avalé la clé. Coraline aperçoit alors ses parents, prisonniers d'une boule à neige posée sur la cheminée ; elle lance le chat sur la sorcière, qui se fait lacérer le visage et arracher les boutons par les griffes du chat, et récupère la boule à neige. Folle de rage, l'autre mère pulvérise la pièce, ouvrant à la place du plancher un piège en forme de toile d'araignée. Par chance, elle avait également ouvert en force la petite porte en déclenchant son piège que Coraline à fait, et elle réussit à s'introduire dans le passage. La sorcière menace de la suivre mais les trois fantômes l'aident à fermer la porte. Coraline traverse le passage et referme la porte à clé (dont il existait qu'une seule clé). Elle retrouve alors ses parents libérés (la boule à neige s'est brisée), indemnes mais ayant oublié ce qu'il leur était arrivé.

La nuit suivante, Coraline voit en rêve les trois enfants qu'elle a libérés ; ils l'avertissent que la sorcière trouvera la clé du passage tant qu'elle sera vivante, et grâce à sa main, qui a été coupée lors de la fuite de Coraline, elle pourra la récupérer. À son réveil, Coraline prend la décision de faire disparaître la clé. Elle prend la clé, se dirige dans le jardin et s'apprête à la jeter dans un vieux puits quand la main de la sorcière surgit et tente d'entraîner Coraline dans l'autre monde (avec la clé) ; mais celle-ci est sauvée par Patbie. Les deux enfants écrasent la main sous une pierre et jettent le tout, restes de la main et clé, dans le puits. Patbie s'excuse de ne pas avoir cru Coraline au sujet de l'autre monde (car sa grand-mère lui a donné une photo d'elle avec sa sœur jumelle qui était un des trois fantômes dont Coraline lui a fait une description après de l'avoir vue). Le film se conclut sur tous les résidents de la maison (y compris les parents de Coraline ont plus de temps maintenant avec elle) qui s'occupent ensemble du jardin ; ce faisant, ils lui donnent la forme du visage de l'autre mère (par opposition à l'autre monde, où l'autre père avait créé un jardin figurant le visage de Coraline).

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Voix originales[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Voix québécoises[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

Henry Selick avait réalisé L'Étrange Noël de monsieur Jack et James et la Pêche géante produits par Skellington Productions, le studio de Tim Burton. Il n'est donc pas étonnant que l'univers de Coraline présente certaines similitudes avec l'œuvre de ce dernier (les monstres à rayures, les arbres qui se déroulent, les créatures aux doigts fins…).

Comme dans Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll, le chat est un fil conducteur. De même on retrouve la « petite porte » pour symboliser le passage entre les deux mondes.

Liens externes[modifier | modifier le code]