Verrue génitale

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Verrue génitales en zone périanale.

Une verrue génitale, aussi appelé condylome, condylomata acuminata, condylomes acuminés, est une infection sexuellement transmissible (IST) extrêmement contagieuse due à certaines variantes du papillomavirus humain. Elles peuvent se présenter comme des excroissances indolores touchant la peau ou les muqueuses des régions anale et/ou génitale. Leur aspect le plus fréquent les font surnommer crêtes de coq, mais les lésions peuvent parfois être planes et même rester non visibles à l'œil nu.

Le papillomavirus humain se répand au cours de contacts cutanés ou encore au cours de rapports sexuels avec un partenaire infecté. Les verrues génitales sont les manifestations externes de cette infection, les plus faciles à remarquer. Les condylomes cutanés du type crêtes de coq ne se transforment qu'exceptionnellement en cancer car les types de papillomavirus (il en existe environ deux cents[1]) en cause sont faiblement oncogènes. Elles peuvent être causées par les formes 6, 11, 42, 44, 50, 53 et 83 [2] de cette infection, les formes 6 et 11 en étant responsables à plus de 90 %[3],[4]. Les types 6 et 11 bénéficient depuis 2007 d'un vaccin préventif, le Gardasil[5].

Les porteurs de ces formes développent donc rarement un cancer, qui est principalement causé par les formes 16 et 18 puis 31 et 33, le tabagisme ou un système immuno-déprimé (VIH, greffe...) étant des facteurs de risque aggravants[6].

Dépistage[modifier | modifier le code]

Le diagnostic se fait par observation des excroissances, par test à l'acide acétique (dont l'application fait blanchir temporairement les lésions), le frottis du col ou bien par une biopsie cutanée, et depuis plus récemment par biologie moléculaire (indiquée lorsque le frottis du col utérin ne permet pas de conclure formellement sur l'existence de lésions).

Traitement[modifier | modifier le code]

Le traitement est local et peut faire appel :

  • à des méthodes physiques : azote liquide, curetage, laser CO2 ou bien électrocoagulation[7],
  • à l'application de crèmes/lotion : chimiothérapie locale par podophyllotoxin (e.g. Warix 0.5 %)[7], traitement immunomodulateur par imiquimod.

Une surveillance prolongée est nécessaire afin de dépister toute récidive éventuelle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Condylomes génitaux (verrues génitales) et Humain Papilloma Virus (HPV) », sur www.aly-abbara.com (consulté le 1er mai 2016)
  2. « Human Papilloma Virus (HPV) : caractéristiques des infections à HPV à bas risque et haut risque », sur www.aly-abbara.com (consulté le 1er mai 2016)
  3. http://www.emedicine.com/med/topic1037.htm sur http://www.emedicine.com
  4. (fr) « Verrues ano-génitales ou condylomes acuminés - Papillomavirus », sur Papillomavirus (consulté le 1er mai 2016)
  5. « Les condylomes », sur Institut Pasteur (consulté le 1er mai 2016)
  6. « Les condylomes acuminés », sur hpsj.fr
  7. a et b S. Aragtini et I. Bourgault Villada, « Condylomes », sur www.therapeutique-dermatologique.org,‎ (consulté le 19 juillet 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]