Condé-lès-Herpy

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Condé-lès-Herpy
Condé-lès-Herpy
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Rethel
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Rethélois
Maire
Mandat
Bernard Rousseaux
2020-2026
Code postal 08360
Code commune 08126
Démographie
Population
municipale
221 hab. (2019 en stagnation par rapport à 2013)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 45″ nord, 4° 13′ 30″ est
Superficie 11,55 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Reims
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Château-Porcien
Législatives Première circonscription
Localisation
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Condé-lès-Herpy est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Condé-lès-Herpy est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Reims, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 295 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (87,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (81,9 %), forêts (9,8 %), zones agricoles hétérogènes (5,6 %), zones urbanisées (2,7 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est le lieu d'un oppidun de 50 ha des Remii sur le plateau Nandin en partie sur la commune de Chateau-Porcien[8] auquel est associé des découvertes de tombes[9] et monnaies. Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Nandin-sur-Aisne[10].

L'incendie de 1849[modifier | modifier le code]

Un des dangers perpétuels était la présence du four dans les maisons. D’autres dangers, toujours là, étaient la cheminée, l’imprudence des domestiques, la malveillance des enfants, les accidents dus au foin rentré encore humide dans les greniers et qui « chauffait ». L’imprudence est en cause dans quelques incendies très meurtriers.

Ainsi celui de Condé les Herpy en 1849, où les propriétaires d’une maison, la cuisson de leur pain finie, avaient, comme c’était l’usage partout, placé les braises dans un étouffoir (boite cylindrique en tôle) puis, les estimant refroidies, les avaient rangées dans un tonneau en bois défoncé, une « gueulbée ». Malheureusement, le temps chaud et sec raviva les braises qui enflammèrent la toiture de chaume. Comble d’irréflexion, les propriétaires de la maison pensèrent d’abord à leur meubles, plutôt qu’à prévenir leurs voisins.

La rue sur plus de cent cinquante mètres devint un tunnel de flammes. Le manque de matériel et l’absence d’eau contraignirent les habitants à user d’expédients pour combattre le terrible incendie : on essaya d’étouffer les flammes des toits (les maisons étant très basses) à grands coups de pelles à enfourner, des seaux d’eau et de vin. Rien n’y fit, cinquante six habitations et trois cents espaces (épaces) d’engrangement avaient disparu.

Devant ce danger d’incendie, les communes réagirent. À partir de 1849, le règlement contre l’incendie de certaines communes, faisait obligation aux maçons, charpentiers, et couvreurs de se rendre, en cas d’incendie et au premier coup de cloche avec leurs échelles, haches et autres instruments à l’endroit du feu et à tous les habitants en état de porter secours de venir avec des seaux d’eau[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 mars 1995 J. Eustache    
mars 1995 mars 2014 Joëlle Lavigne[12]    
mars 2014 En cours
(au 25 mai 2020)
Bernard Rousseaux[13]
Réélu pour le mandat 2020-2026
  Agriculteur[14]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2019, la commune comptait 221 habitants[Note 3], en stagnation par rapport à 2013 (Ardennes : −3,68 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
289308325308321328318325291
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
279264275258243240225215206
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
203172176166157128174148137
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017 2019
118139172159184188217217221
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. oppida.org.
  9. A. Larmigny, Découverte de sépultures à incinération de l’époque gallo-romaine à Château-Porcien (Ardennes), in : Bulletin de la Société Archéologique Champenoise, 3-4, 1908, p. 54-57.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Condé-lès-Herpy », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  11. Il y a cent ans dans les Ardennes, de François Guérin & Jacques Lambert
  12. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  13. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le )
  14. https://www.lemonde.fr/alsace-champagne-ardenne-lorraine/ardennes,08/conde-les-herpy,08126/
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Liens externes[modifier | modifier le code]