Château-Porcien

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Château-Porcien
Image illustrative de l'article Château-Porcien
Blason de Château-Porcien
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Arrondissement Arrondissement de Rethel
Canton Canton de Château-Porcien
Intercommunalité Communauté de communes du Pays rethélois
Maire
Mandat
Didier Simon
2014-2020
Code postal 08360
Code commune 08107
Démographie
Gentilé Castelporcinien
Population
municipale
1 417 hab. (2012)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 48″ N 4° 14′ 48″ E / 49.53, 4.246749° 31′ 48″ Nord 4° 14′ 48″ Est / 49.53, 4.2467  
Superficie 17,31 km2
Localisation

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Château-Porcien

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Château-Porcien
Liens
Site web chateau-porcien.fr

Château-Porcien est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mairie, monument aux morts et écoles

Château-Porcien, situé dans la vallée de l'Aisne est dominé par un rocher escarpé sur lequel on voit les ruines d'un château fort.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une voie romaine, dont les traces sont encore visibles, partait de Reims vers le nord, et traversait l'Aisne tout près de Château-Porcien. C'est probablement à proximité de cette commune qu'un passage à bac, portus, a donné son nom au Porcien, cette région rurale des Ardennes françaises[1].

Au XIVe siècle, Château-Porcien est élevé en comté par Charles VII pour récompenser Antoine Ier le Grand de Croÿ, le titre de comte se transmit à la famille de Croÿ.

Lors de la Fronde, la ville est reprise au printemps 1654 par l’armée royale française[2].

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Marat-Fruvaine ou de Marat-sur-Aisne[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1862 1879 David Jules Holleaux    
         
mars 2001 mars 2013 James Champenois PS Décédé en fonction[4]
11 juin 2013[5] en cours Didier Simon DVG Réélu pour le mandat 2014-2020[4]

Il s'agit du chef-lieu du Canton de Château-Porcien. Celui-ci comptait 4 113 habitants en 2011.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 417 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 921 1 920 1 958 2 042 2 267 2 197 2 463 2 731 2 595
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 954 1 819 1 768 1 585 1 487 1 429 1 267 1 237 1 248
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 156 958 898 831 834 616 807 925 1 006
1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012 - -
1 156 1 281 1 302 1 285 1 386 1 414 1 417 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sa grande valeur, son extrême bravoure et ses connaissances dans l'art de la construction de machines de guerre, sont très vite reconnues par Godefroid de Bouillon. Celui-ci en fait son porte-étendard et son homme de confiance, l'envoyant ainsi, alors que les croisés sont déjà en Asie Mineure, comme ambassadeur auprès du Basileus Alexis Comnène afin de remettre les choses au point et contrer le double jeu auquel l'empereur se prêtait entre forces chrétiennes et musulmanes ; Anselme est tué au combat à Archas le 26 février 1099 d'une pierre lancée par un mangonneau qu'il prit en pleine tête. Il était l'époux d'Agnès de Roucy, fille d'Ebbles II de Montdidier, comte de Roucy et de Ramerupt, et de Sibylle Guichard de la Pouille. Anselme a encore une très nombreuse postérité au XXI°s., et est très connu pour ses actes de piété, dont la donation de ses terres à Pecquencourt, sur lesquelles fut fondée la très célèbre abbaye d'Anchin (détruite en 1792) et des lettres écrit de Palestine à l'évêque Manassés de Reims.
  • Gui de Château-Porcien, mort en 1250, évêque de Soissons.
  • Gaucher V de Châtillon, comte de Porcien et connétable de Champagne, puis connétable de France.
  • Charles III de Croÿ, comte de Porcien et prince de Chimay
  • Jean Taté, bourgeois et échevin de Château-Porcien au XVIIIe siècle, chroniqueur. Chronique de Jean Taté : Sièges de Château-Porcien en 1652 et 1653.
  • Jules Grison, organiste et compositeur, né à Château-Porcien en 1842.
  • Le prince Albert II de Monaco revendique le titre de prince de Château-Porcien, titre de la famille du cardinal de Mazarin, éteint avec le dernier Mazarin dont les Monaco sont les descendants.
  • Nicolas Wilbault (1686-1763), artiste peintre né et mort à Château-Porcien. Surnommé "Duchastel", il travailla à Leipzig et fut membre de l'Académie de Dresde.
  • Jacques Wilbault (1729-1816), artiste peintre né et mort à Château-Porcien, neveu et élève de Nicolas Wibault. Le musée de Reims conserve son autoportrait aux côtés de son épouse, ainsi que, signés également de lui, plusieurs portraits de son oncle Nicolas Wibault et un autre de Claude Etienne Bidal, deuxième marquis d'Asfeld.
  • Abbé Lalondrelle (1742-1823), curé de Château-Porcien dont le portrait, peint par Jacques Wilbault, est conservé au musée de Reims. Le bibliothécaire rethélois Henri Jadart a publié en 1906 un fascicule biographique à son propos.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Auguste Longnon, Études sur les pagi de la Gaule (lire en ligne)
  2. Anne Blanchard, « Louis Nicolas de Clerville», in Actes du colloque « Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant », Brest, 16-19 mai 1993, publié dans Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant, Paris : Association Vauban, 2000, p 122 (également publié dans Les cahiers de Montpellier no 38, tome II/1998, Histoire et Défense, Université Paul-Valéry)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Château-Porcien », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 24 décembre 2012)
  4. a et b « Didier Simon élu maire », La Semaine des Ardennes, no 239,‎ 10 avril 2014, p. 27
  5. « Château-Porcien Didier Simon élu maire sans surprise », L'Union,‎ 16 juin 2013 (lire en ligne)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012
  8. « Notice no PA00078420 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]