Château-Porcien

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Château-Porcien
Château-Porcien
Blason de Château-Porcien
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Rethel
Canton Château-Porcien
Intercommunalité Pays Rethélois
Maire
Mandat
Didier Simon
2014-2020
Code postal 08360
Code commune 08107
Démographie
Gentilé Castelporcinien
Population
municipale
1 424 hab. (2015 en augmentation de 1,64 % par rapport à 2010)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 48″ nord, 4° 14′ 48″ est
Superficie 17,31 km2
Localisation

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Château-Porcien
Liens
Site web chateau-porcien.fr

Château-Porcien est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mairie, monument aux morts et écoles.

Château-Porcien, située dans la vallée de l'Aisne, est dominée par un rocher escarpé sur lequel on voit les ruines d'un château fort.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces d'habitation néolithique avec la découverte d'une hache et d'un foyer dans une gravière utilisée en 1913 pour du balast prélevé pour la construction de la voie de chemin de fer.

Puis des traces de présence gauloise en 1923, dans la briqueterie fut trouvé par M. Larmigny un squelette, un plateau et un oenochoe. Mais aussi un oppidum de 50ha des Remii sur le plateau Nandin en parti sur la commune d'Herpy[1].

Une voie romaine[2], dont les traces sont encore visibles, partait de Reims vers le nord, et traversait l'Aisne tout près de Château-Porcien. C'est probablement à proximité de cette commune qu'un passage à bac, portus, a donné son nom au Porcien, cette région rurale des Ardennes françaises[3].

En 1243, Nicolas de Rumigny et sa femme Isabeau cèdent à Jean Pain de Soile, leur prévôt de Porcien, le moulin de Juisse à Château-Porcien. [4]

Au XIVe siècle, Château-Porcien est élevé en comté par Charles VII pour récompenser Antoine Ier le Grand de Croÿ, le titre de comte se transmit à la famille de Croÿ.

Lors de la Fronde, après un siège, la ville se rend le 14 août 1650 à Turenne qui la capturait pour les frondeurs[5]. la ville est reprise au printemps 1654 par l’armée royale française[6].

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Marat-Fruvaine ou de Marat-sur-Aisne[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1862 1879 David Jules Holleaux    
         
mars 2001 mars 2013 James Champenois PS Décédé en fonction[8]
11 juin 2013[9] en cours Didier Simon DVG Chef d'entreprise
Réélu pour le mandat 2014-2020[8]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2015, la commune comptait 1 424 habitants[Note 1], en augmentation de 1,64 % par rapport à 2010 (Ardennes (département) : -1,94 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 9211 9201 9582 0422 2672 1972 4632 7312 595
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 9541 8191 7681 5851 4871 4291 2671 2371 248
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 1569588988318346168079251 006
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2015
1 1561 2811 3021 2851 3861 4001 4141 4251 424
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sa grande valeur, son extrême bravoure et ses connaissances dans l'art de la construction de machines de guerre, sont très vite reconnues par Godefroid de Bouillon. Celui-ci en fait son porte-étendard et son homme de confiance, l'envoyant ainsi, alors que les croisés sont déjà en Asie Mineure, comme ambassadeur auprès du Basileus Alexis Comnène afin de remettre les choses au point et contrer le double jeu auquel l'empereur se prêtait entre forces chrétiennes et musulmanes ; Anselme est tué au combat à Archas le 26 février 1099 d'une pierre lancée par un mangonneau qu'il prit en pleine tête. Il était l'époux d'Agnès de Roucy, fille d'Ebbles II de Montdidier, comte de Roucy et de Ramerupt, et de Sibylle Guichard de la Pouille. Anselme a encore une très nombreuse postérité au XXI°s., et est très connu pour ses actes de piété, dont la donation de ses terres à Pecquencourt, sur lesquelles fut fondée la très célèbre abbaye d'Anchin (détruite en 1792) et des lettres écrit de Palestine à l'évêque Manassés de Reims.
  • Gui de Château-Porcien, mort en 1250, évêque de Soissons.
  • Gaucher V de Châtillon, comte de Porcien et connétable de Champagne, puis connétable de France.
  • Charles III de Croÿ, comte de Porcien et prince de Chimay
  • Jean Taté, bourgeois et échevin de Château-Porcien au XVIIIe siècle, chroniqueur. Chronique de Jean Taté : Sièges de Château-Porcien en 1652 et 1653.
  • Jules Grison, organiste et compositeur, né à Château-Porcien en 1842.
  • Le prince Albert II de Monaco revendique le titre de prince de Château-Porcien, titre de la famille du cardinal de Mazarin, éteint avec le dernier Mazarin dont les Monaco sont les descendants.
  • Nicolas Wilbault (1686-1763), artiste peintre né et mort à Château-Porcien. Surnommé "Duchastel", il travailla à Leipzig et fut membre de l'Académie de Dresde.
  • Jacques Wilbault (1729-1816), artiste peintre né et mort à Château-Porcien, neveu et élève de Nicolas Wibault. Le musée de Reims conserve son autoportrait aux côtés de son épouse, ainsi que, signés également de lui, plusieurs portraits de son oncle Nicolas Wibault et un autre de Claude Etienne Bidal, deuxième marquis d'Asfeld.
  • Abbé Lalondrelle (1742-1823), curé de Château-Porcien dont le portrait, peint par Jacques Wilbault, est conservé au musée de Reims. Le bibliothécaire rethélois Henri Jadart a publié en 1906 un fascicule biographique à son propos.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. oppida.org.
  2. A. Larmigny, Découverte de sépultures à incinération de l’époque gallo-romaine à Château-Porcien (Ardennes), in : Bulletin de la Société Archéologique Champenoise, 3-4, 1908, p. 54-57.
  3. Auguste Longnon, Études sur les pagi de la Gaule (lire en ligne)
  4. C-G. Roland, Histoire généalogique de la maison de Rumigny-Florennes, Annales de la Sté Archéologique de Namur, n° 19, 1891 et 20, 1893, réédition de 1982, page 298.
  5. Almanach...Matot-Braine, Reims, 1874, p102.
  6. Anne Blanchard, « Louis Nicolas de Clerville», in Actes du colloque « Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant », Brest, 16-19 mai 1993, publié dans Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant, Paris : Association Vauban, 2000, p 122 (également publié dans Les cahiers de Montpellier no 38, tome II/1998, Histoire et Défense, Université Paul-Valéry)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Château-Porcien », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 24 décembre 2012)
  8. a et b « Didier Simon élu maire », La Semaine des Ardennes, no 239,‎ , p. 27
  9. « Château-Porcien Didier Simon élu maire sans surprise », L'Union,‎ (lire en ligne)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. Notice no PA00078420, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J.-B. Lépine, Histoire de Château-Porcien, Imprimerie Duchêne, Vouziers, 1859 (lire en ligne).
  • Henri Jadart, Émile Bosse et Jules Carlier, Les anciens châteaux de l'arrondissement de Rethel, Éditions L. Michaud, 1913.
  • Henri Jadart, « L'origine de Château-Porcien », Almanach Matot-Braine, 1915.
  • Pascal Trichet, Château-Porcien, Association Saint-Thibaut de Château-Porcien/Imprimerie Binet, Rethel, 2003.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]