Château-Porcien

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Château-Porcien
Château-Porcien
Blason de Château-Porcien
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Rethel
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Rethélois
Maire
Mandat
Didier Simon
2020-2026
Code postal 08360
Code commune 08107
Démographie
Gentilé Castelporcinien
Population
municipale
1 338 hab. (2018 en diminution de 6,11 % par rapport à 2013)
Densité 77 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 48″ nord, 4° 14′ 48″ est
Superficie 17,31 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Reims
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Château-Porcien
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web chateau-porcien.fr

Château-Porcien est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mairie, monument aux morts et écoles.

Château-Porcien, située dans la vallée de l'Aisne, est dominée par un rocher escarpé sur lequel on voit les ruines d'un château fort.

Communes limitrophes de Château-Porcien
Saint-Fergeux Son Écly
Condé-lès-Herpy Château-Porcien Barby
Herpy-l'Arlésienne Avançon Taizy

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Château-Porcien est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Reims, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 295 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (88,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (74 %), zones agricoles hétérogènes (11,5 %), zones urbanisées (6,7 %), eaux continentales[Note 3] (5,6 %), forêts (2,3 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des traces d'habitation néolithique avec la découverte d'une hache et d'un foyer dans une gravière utilisée en 1913 pour du balast prélevé pour la construction de la voie de chemin de fer.

Âge du fer[modifier | modifier le code]

Puis des traces de présence gauloise en 1923, dans la briqueterie fut trouvé par M. Larmigny un squelette, un plateau et un oenochoe. Mais aussi un oppidum de 50 ha des Remii sur le plateau Nandin en partie sur la commune d'Herpy[8].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Une voie romaine[9], dont les traces sont encore visibles, partait de Reims vers le nord, et traversait l'Aisne tout près de Château-Porcien. C'est probablement à proximité de cette commune qu'un passage à bac, portus, a donné son nom au Porcien, cette région rurale des Ardennes françaises[10].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1243, Nicolas de Rumigny et sa femme Isabeau cèdent à Jean Pain de Soile, leur prévôt de Porcien, le moulin de Juisse à Château-Porcien[11].

Au XIVe siècle, Château-Porcien est élevé en comté par Charles VII pour récompenser Antoine Ier le Grand de Croÿ, le titre de comte se transmit à la famille de Croÿ.

Epoque moderne[modifier | modifier le code]

Lors de la Fronde, après un siège, la ville se rend le 14 août 1650 à Turenne qui la capturait pour les frondeurs[12]. la ville est reprise au printemps 1654 par l’armée royale française[13].

Epoque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Marat-Fruvaine ou de Marat-sur-Aisne[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1862 1879 David Jules Holleaux    
         
mars 2001 mars 2013 James Champenois PS Décédé en fonction[15]
11 juin 2013[16] En cours
(au 25 mai 2020)
Didier Simon [17]
Réélu pour le mandat 2020-2026
DVG Chef d'entreprise
Réélu pour le mandat 2014-2020[15]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].

En 2018, la commune comptait 1 338 habitants[Note 4], en diminution de 6,11 % par rapport à 2013 (Ardennes : −3,23 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 9211 9201 9582 0422 2672 1972 4632 7312 595
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 9541 8191 7681 5851 4871 4291 2671 2371 248
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 1569588988318346168079251 006
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2018
1 1561 2811 3021 2851 3861 4001 4141 4251 338
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sa bravoure et ses connaissances, notamment dans l'art de la construction de machines de guerre, sont appréciées par Godefroid de Bouillon. Celui-ci en fait son porte-étendard et son homme de confiance, l'envoyant ainsi, alors que les croisés sont déjà en Asie Mineure, comme ambassadeur auprès du Basileus Alexis Comnène afin de remettre les choses au point et contrer le double jeu auquel l'empereur se prêtait entre forces chrétiennes et musulmanes ; Anselme est tué au combat à Archas le 26 février 1099 d'une pierre lancée par un mangonneau qu'il prit en pleine tête. Il était l'époux d'Agnès de Roucy, fille d'Ebbles II de Montdidier, comte de Roucy et de Ramerupt, et de Sibylle Guichard de la Pouille. Anselme a encore une très nombreuse postérité au XXIe s., et est très connu pour ses actes de piété, dont la donation de ses terres à Pecquencourt, sur lesquelles fut fondée la très célèbre abbaye d'Anchin (détruite en 1792) et des lettres écrit de Palestine à l'évêque Manassés de Reims.
  • Gui de Château-Porcien, mort en 1250, évêque de Soissons.
  • Gaucher V de Châtillon, comte de Porcien et connétable de Champagne, puis connétable de France.
  • Charles III de Croÿ, comte de Porcien et prince de Chimay.
  • Jean Taté, bourgeois et échevin de Château-Porcien au XVIIIe siècle, chroniqueur. Chronique de Jean Taté : Sièges de Château-Porcien en 1652 et 1653.
  • Jules Grison, organiste et compositeur, né à Château-Porcien en 1842.
  • Le prince Albert II de Monaco revendique le titre de prince de Château-Porcien, titre de la famille du cardinal de Mazarin, éteint avec le dernier Mazarin dont les Monaco sont les descendants.
  • Nicolas Wilbault (1686-1763), artiste peintre né et mort à Château-Porcien. Surnommé "Duchastel", il travailla à Leipzig et fut membre de l'Académie de Dresde.
  • Jacques Wilbault (1729-1816), artiste peintre né et mort à Château-Porcien, neveu et élève de Nicolas Wibault. Le musée de Reims conserve son autoportrait aux côtés de son épouse, ainsi que, signés également de lui, plusieurs portraits de son oncle Nicolas Wibault et un autre de Claude Etienne Bidal, deuxième marquis d'Asfeld.
  • Abbé Lalondrelle (1742-1823), curé de Château-Porcien dont le portrait, peint par Jacques Wilbault, est conservé au musée de Reims. Le bibliothécaire rethélois Henri Jadart a publié en 1906 un fascicule biographique à son propos.

Blason[modifier | modifier le code]

Le blason de Château-Porcien.

En 1824, la ville utilisait : de sinople à un marteau ducal d'hermines chargé d'un écusson d'azur surchargé d'une hache d'armes ou consulaire; entouré d'houssines d'argent liées d'or. une fasce en en devise de gueules chargé de trois étoiles d'or brochant sur le tout et qui est sommé 'une couronne ducale d'or et supportant le tout un porc de sable passant en point. La fasce de gueules aux trois étoiles d'or vient, peut-être au moment où Mazarin prend possession du comté.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. oppida.org.
  9. A. Larmigny, Découverte de sépultures à incinération de l’époque gallo-romaine à Château-Porcien (Ardennes), in : Bulletin de la Société Archéologique Champenoise, 3-4, 1908, p. 54-57.
  10. Auguste Longnon, Études sur les pagi de la Gaule (lire en ligne)
  11. C-G. Roland, Histoire généalogique de la maison de Rumigny-Florennes, Annales de la Sté Archéologique de Namur, n° 19, 1891 et 20, 1893, réédition de 1982, page 298.
  12. Almanach...Matot-Braine, Reims, 1874, p102.
  13. Anne Blanchard, « Louis Nicolas de Clerville», in Actes du colloque « Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant », Brest, 16-19 mai 1993, publié dans Vauban et ses successeurs dans les ports du Ponant et du Levant, Paris : Association Vauban, 2000, p 122 (également publié dans Les cahiers de Montpellier no 38, tome II/1998, Histoire et Défense, Université Paul-Valéry)
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Château-Porcien », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  15. a et b « Didier Simon élu maire », La Semaine des Ardennes, no 239,‎ , p. 27
  16. « Château-Porcien Didier Simon élu maire sans surprise », L'Union,‎ (lire en ligne)
  17. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le )
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. Notice no PA00078420, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J.-B. Lépine, Histoire de Château-Porcien, Imprimerie Duchêne, Vouziers, 1859 (lire en ligne).
  • Henri Jadart, Émile Bosse et Jules Carlier, Les anciens châteaux de l'arrondissement de Rethel, Éditions L. Michaud, 1913.
  • Henri Jadart, « L'origine de Château-Porcien », Almanach Matot-Braine, 1915.
  • Pascal Trichet, Château-Porcien, Association Saint-Thibaut de Château-Porcien/Imprimerie Binet, Rethel, 2003.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]