Institution Notre-Dame Saint-François (Évreux)

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Institution Notre-Dame Saint-François
Image illustrative de l’article Institution Notre-Dame Saint-François (Évreux)
Devise « Rien par force, tout par amour »[1]
Généralités
Création 1872
Pays Drapeau de la France France
Académie Académie de Normandie
Coordonnées 49° 00′ 59,7″ nord, 1° 09′ 01,3″ est
Adresse 8 rue Portevin
27000 Évreux
Site internet http://www.ndsf.fr/
Cadre éducatif
Réseau http://www.andsf.fr/
Type École privée
Tutelles école privée sous contrat d'association diocésaine
Directeur Alexandre Toussaint[2]
Niveau maternelle , primaire , collège , lycée , classe préparatoire
Options Section artistique, Section européenne, Ecole maîtrisienne
Langues étudiées Anglais, Allemand, Espagnol
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Point carte.svg
Géolocalisation sur la carte : Eure
(Voir situation sur carte : Eure)
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L'Institution Notre-Dame Saint-François est aujourd'hui un établissement privé catholique sous contrat d'association avec l'État (classes de collège, de lycée : général, professionnel, technologique et supérieur) situé à Évreux, sur la colline dominant la ville depuis 1883, rue Portevin, dans le département de l'Eure avec un internat important lié à la proximité de la gare ferroviaire. Créé en 1872 par Monseigneur François Grolleau, évêque d'Évreux, le collège fut confié plus tard aux jésuites.

Origines[modifier | modifier le code]

Le collège Saint-François-de-Sales est né de l'initiative de Monseigneur Grolleau et de personnalités catholiques, Georges L'Hopital, le comte Charles de Maistre et Alfred de Jancigny, qui souhaitaient avoir à Évreux une autre école que le seul lycée d'État.

Gravure Création ANDSF.jpg

Dès le début, l'évêque souhaitait un encadrement jésuite pour son institution mais la Compagnie de Jésus déclina la proposition. Aussi la première rentrée () se fit-elle sous l'autorité d'une équipe de prêtres diocésains. Il se trouvait alors au 6 rue de l'Horloge, à proximité de la cathédrale[3].

Devant la croissance de l'école, Mgr Grolleau et les personnalités citées plus haut décidèrent d'acquérir la colline du Haut-Collet en créant une société civile qui fit construire en 1882, par l'architecte diocésain Denis Darcy, élève de Viollet-le-Duc[4], un vaste établissement formant un quadrilatère entouré d'un parc dessiné par les frères paysagistes Denis et Eugène Bühler.

L'évêque d'Évreux n'hésite pas à s'adresser directement au pape Léon XIII afin d'en obtenir un encadrement jésuite. Sur le désir formel de ce dernier, les jésuites acceptent de prendre la direction du collège.

Un collège jésuite de 1882 à 1963[modifier | modifier le code]

De 1882 à 1901[modifier | modifier le code]

Sous la direction du père Alexandre de Gabriac, le collège avec internat et externat se développe rapidement : déjà 270 élèves en 1887. En 1890, 21 jésuites (dont 7 frères coadjuteurs) y travaillent. Les activités et la pédagogie jésuite prennent leur essor : académie, congrégations de la Vierge, théâtre pédagogique distributions des prix, sports, fêtes religieuses... Signe de son attachement profond à cette œuvre éducative, à sa mort (1890) Mgr Grolleau lègue sa croix épiscopale au collège.

De 1901 à 1914[modifier | modifier le code]

En 1901, les lois anti-congrégationnistes entraînent le départ des Jésuites. Certains partent pour Jersey ainsi que des internes. Le collège est repris par des prêtres diocésains, sous la direction du chanoine Raphaël de Maistre qui cherchent à lui conserver la même orientation pédagogique.

En 1905, avec la loi de séparation de l'Église et de l'État, le collège n'est pas confisqué car appartenant à une Société civile, mais il accueille l'évêque pendant quatre ans, Monseigneur Meunier, qui a perdu son évêché, ainsi que les élèves chassés du petit séminaire devenu bien de l'État.

De 1914 à 1919[modifier | modifier le code]

En 1914, au début de la Première Guerre mondiale, le collège est réquisitionné pour devenir un hôpital militaire. Les externes sont transférés rue du Parvis-Notre-Dame, actuelle rue Charles-Corbeau, à côté de la cathédrale Notre-Dame d'Évreux ; les internes vont à Beaumesnil (Eure) dans les locaux de l'association Le Repos fondée par le père Joseph de Maistre, dont le père, Charles de Maistre, fut un des fondateurs de l'école.

De 1919 à 1944[modifier | modifier le code]

Après la grande guerre, en 1919, les Jésuites sont de retour à Évreux. Beaucoup viennent du collège en exil de Bon-Secours de Jersey qui est fermé ayant perdu sa raison d'être, les religieux étant de nouveau autorisés à avoir des institutions éducatives en France. Une centaine d’internes venant de Jersey sont intégrés au collège Saint-François-de-Sales.

Le collège connaît pendant toute cette période une situation florissante. Le baccalauréat littéraire est privilégié dans le cursus des études.

Durant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944, la moitié des bâtiments est occupée par les Allemands et l'autre, par les élèves et leurs enseignants.

Le , la ville d'Évreux et le collège sont gravement endommagés par des bombardements anglo-américains destinés à interrompre, au milieu de la ville d'Évreux, la ligne de chemin de fer utilisée par les Allemands pour approvisionner la Normandie. Une grande partie du centre-ville et de la cathédrale est détruite, ainsi que les bâtiments de l'ancien petit séminaire ; des centaines d'habitants sont tués ou gravement blessés par les bombes incendiaires.

Bâtiments de l'Institution Notre Dame Saint François après les bombardements de la Seconde Guerre mondiale

Il ne reste presque rien des bâtiments du collège, sauf une aile construite en 1927. Elle permettra la rentrée scolaire de 1944.

De 1944 à 1963[modifier | modifier le code]

Un nouveau collège est construit, toujours sous la direction des Jésuites. Cependant, à partir de 1964, le nombre de vocations chez les Jésuites diminuant, leur départ est envisagé en 1963.

Photo aérienne de l'Institution notre Dame Saint François après reconstruction.jpg

De 1963 à 2018[modifier | modifier le code]

De 1963 à 1977, le collège est repris par les Pères de l'Oratoire dans la continuité des jésuites.

Ensuite, à partir de 1977, le collège, faute de prêtres, est dirigé par des laïcs et connaît de profonds changements par rapport à l'époque des Jésuites en raison de la démocratisation de l'enseignement, de la croissance des effectifs, de la loi Debré et de la sécularisation de la société. Cependant, il reste la tradition d'un internat avec environ 300 élèves internes pour un ensemble de 750 élèves au collège Saint-François-de-Sales.

2018 : rapprochement avec l'Institution Notre-Dame[modifier | modifier le code]

En 2018, le collège fusionne avec un autre établissement ébroïcien, l'Institution Notre-Dame et devient l'Institution Notre-Dame-Saint-François.

2019 : l'Institution accueille une école primaire[modifier | modifier le code]

En septembre 2019, les locaux de la nouvelle école maternelle et primaire sont inaugurés par Monseigneur Nourrichard, évêque d'Évreux et Guy Lefrand, maire de la ville.

2020 : inauguration du pôle supérieur[modifier | modifier le code]

En septembre 2020, les 1800 m² du pôle supérieur sont inaugurés par des représentants de la Région autour des autorités de tutelle et du CNAM (conservatoire national des Arts et Métiers) ouvrant ainsi une nouvelle page de l’établissement.

2021 : partenariat avec le CNAM[modifier | modifier le code]

En janvier 2021, le conseil d'administration de l'institution a validé la création d’une Licence en partenariat avec le CNAM et d’une École maitrisienne pour poursuivre sa mission d’éducation en offrant une formation artistique d’excellence aux élèves et en travaillant à la transmission du patrimoine musical classique et liturgique.

De nos jours, l’institution est composée d’environ 1200 élèves, 90 enseignants et formateurs ainsi que d’environ 40 salariés.

Personnalités liées au collège (par ordre chronologique)[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notre Dame du Web ».
  2. « Évreux. Institution Notre-Dame Saint-François, An I », La Dépêche, 31 août 2018.
  3. Philippe Rocher, « Un collège de la compagnie de Jésus au XIXe-XXesiècle : Notre-Dame de Mongré à Villefranche sur Saone(1851-1951) », sur hal.fr, these, (consulté en 24 févier 2020)
  4. « DARCY Denis », elec.enc.sorbonne.fr, consulté le 19 janvier 2021.

Sources[modifier | modifier le code]