Collège Saint-François-de-Sales (Évreux)

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Collège Saint-François-de-Sales
Généralités
Création 1872
Pays Drapeau de la France France
Académie Académie de Rouen
Adresse 8 rue Portevin
Évreux
Site internet http://www.st-francois-de-sales.fr/
Cadre éducatif
Type École privée

Le collège Saint-François-de-Sales est aujourd'hui un établissement privé catholique sous contrat d'association avec l'État (classes de collège, de lycée et prépa) situé à Évreux, sur la colline dominant la ville depuis 1883, rue Portevin, dans le département de l'Eure avec un internat important lié à la proximité de la gare ferroviaire. Créé en 1872 par Monseigneur François Grolleau, évêque d'Évreux le collège fut confié plus tard aux jésuites.

Origines[modifier | modifier le code]

Le collège Saint-François-de-Sales est né de l'initiative de Monseigneur Grolleau et de personnalités catholiques, Georges L'Hopital, le comte Charles de Maistre et Alfred de Jancigny, qui souhaitaient avoir à Évreux une autre école que le seul lycée d'État.

Dès le début, l'évêque souhaitait un encadrement jésuite pour son institution mais la Compagnie de Jésus déclina la proposition. Aussi la première rentrée (9 novembre 1872) se fit-elle sous l'autorité d'une équipe de prêtres diocésains. Il se trouvait alors au 6 rue de l'Horloge, à proximité de la cathédrale,

Devant la croissance de l'école, Mgr Grolleau et les personnalités citées plus haut décidèrent d'acquérir la colline du Haut-Collet en créant une société civile qui fit construire, par l'architecte diocésain Denis Darcy, élève de Viollet-le-Duc, un vaste établissement formant un quadrilatère entouré d'un parc dessiné par les frères paysagistes Denis et Eugène Bühler.

L'évêque d'Évreux, n'hésite pas à s'adresser directement au pape Léon XIII afin d'en obtenir un encadrement jésuite. Sur le désir formel de Léon XIII les jésuites acceptent de prendre la direction du collège.

Un collège jésuite de 1882 à 1963[modifier | modifier le code]

De 1882 à 1901[modifier | modifier le code]

Sous la direction du père Alexandre de Gabriac le collège avec internat et externat se développe rapidement : déjà 270 élèves en 1887. En 1890, 21 jésuites (dont 7 frères coadjuteurs) y travaillent. Les activités et la pédagogie jésuite prennent leur essor : académie, congrégations de la Vierge, théâtre pédagogique, distributions des prix, sports, fêtes religieuses... Signe de son attachement profond à cette œuvre éducative, à sa mort (1890) Mgr Grolleau lègue sa croix épiscopale au collège.

De 1901 à 1914[modifier | modifier le code]

En 1901, les lois anti-congrégationnistes entraînent le départ des Jésuites. Certains partent pour Jersey ainsi que des internes. Le collège est repris par des prêtres diocésains, sous la direction du chanoine Raphaël de Maistre qui cherchent à lui conserver la même orientation pédagogique.

En 1905, avec la loi de séparation de l'Église et de l'État, le collège n'est pas confisqué car appartenant à une Société civile, mais il accueille l'évêque pendant quatre ans, Monseigneur Meunier, qui a perdu son évêché, ainsi que les élèves chassés du petit séminaire devenu bien de l'État.

De 1914 à 1919[modifier | modifier le code]

En 1914, le collège est réquisitionné pour devenir un hôpital militaire. Les externes sont transférés rue du Parvis-Notre-Dame, actuelle rue Charles-Corbeau, à côté de la cathédrale Notre-Dame d'Évreux ; les internes vont à Beaumesnil (Eure) dans les locaux de l'association Le Repos fondé par le père Joseph de Maistre, dont le père, Charles de Maistre, fut un des fondateurs de l'école.

De 1919 à 1944[modifier | modifier le code]

Après la grande guerre, en 1919, les Jésuites sont de retour à Évreux. Beaucoup viennent du collège en exil de Bon-Secours de Jersey qui est fermé ayant perdu sa raison d’être, les religieux étant de nouveau autorisés à avoir des institutions éducatives en France. Une centaine d’internes venant de Jersey sont intégrés au collège Saint-François-de-Sales.

Le collège connaît pendant toute cette période une situation florissante. Le baccalauréat littéraire est privilégié dans le cursus des études.

Durant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944, la moitié des bâtiments sont occupés par les Allemands et l'autre par les élèves et leurs enseignants.

Le 12 juin 1944, la ville d'Évreux et le collège sont gravement endommagés par des bombardements anglais qui avaient pour cible la gare d’Evreux, point stratégique pour les Allemands. Il ne reste presque rien des bâtiments, sauf une aile construite en 1927. Elle permettra la rentrée scolaire de 1944.

De 1944 à 1963[modifier | modifier le code]

Un nouveau collège est construit, toujours sous la direction des Jésuites. Cependant, à partir de 1964, le nombre de vocations chez les Jésuites diminuant leur départ est envisagé en 1963.

De 1963 à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

De 1963 à 1977, le collège est dirigé par des prêtres diocésains. Les traditions jésuites s’y maintiennent. Ensuite, à partir de 1977, le collège, faute de prêtres, est dirigé par des laïcs et connaît de profonds changements par rapport à l'époque des Jésuites en raison de la démocratisation de l'enseignement, de la croissance des effectifs, de la loi Debré et de la sécularisation de la société. Cependant il reste la tradition d'un internat avec environ 300 élèves internes pour un ensemble de 750 élèves au collège Saint-François-de-Sales.

Personnalités liées au collège (par ordre chronologique)[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Mémoire présenté à sa Sainteté Léon XIII par Monseigneur Grolleau en février 1886, manuscrit, Archives départementales de l'Eure, 6J-1J1
  • La Croix de l'Eure de 1893 à 1901
  • Discours de Joseph L'Hopital, 1923
  • Paul Dutronc, Chez nous Spécial centenaire, Imprimerie Hérissey, Évreux, 1973