Bombardement d'Évreux (1944)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Les bombardements d'Évreux de 1944 sont des bombardements aériens stratégiques menés par les Alliés en 1944. Ils ont détruit tout le centre ville, tué 195 habitants[1], blessé et mutilé beaucoup d'autres.

Déroulement et bilan humain[modifier | modifier le code]

  • Le , vers 11h45, un bombardement se déroule au Vieil Évreux et à Saint-Aubin, il y a six morts.
  • Le , deux bombes tombent sur le Palais de Justice et deux autres sur une maison.
  • Le , un bombardement anglais touche par hasard un convoi allemand près de la gare, il n'y a pas de victimes civiles.
  • Le mercredi , jour de la Première communion, entre 6h et 6h30, une nouvelle attaque aérienne anglo-américaine se déroule. Des bombes tombent sur le transformateur électrique sur la colline près du collège Saint-François-de-Sales, ainsi que dans la rue Saint-Germain, dans la rue de l’Épargne, dans la rue aux Cailloux. Une dizaine de maisons sont touchées, deux civils sont sérieusement blessés.
  • Le jeudi , deux bombes anglo-américaines tombent rue Saint-Germain, provoquant un incendie. On déplore un mort.
  • Le samedi , il y a plusieurs alertes et des bombes anglo-américaines tombent sur la ville, on comptabilise deux points de chute à Gravigny, plusieurs à Huest. Il y a deux morts et quatre blessés. Le soir vers 19h des double-fuselages piquent vers la gare et mitraillent les environs, les forteresses volantes bombardent aussi le camp d'aviation.
  • Le dimanche vers 7h15, une escadrille alliée de 329 appareils, composée de 225 bombardiers Lancaster, 86 Halifax, 18 chasseurs Mosquitos, quittent leur aérodrome en Angleterre pour se diriger vers leurs cibles à Évreux et Massy-Palaiseau. Des mitraillages et des gros bombardements sont signalés aux environs d'Évreux.
  • Dans la nuit du 11 au 12, vers minuit, la sirène retentit; vers 3h15 un premier avion pique sur le centre de la ville, des bombes éclairantes et des bombes explosives tombent. Les rues de Paris, du Capitaine-Herriot, Jean-Jaurès, du Remblai et de Pannette sont ravagées. De nombreuses bombes ont touché l'amorce de la rue Victor-Hugo, la rue Villaine, la rue Maillot, la place Dupont-de-l'Eure. Le désastre est total à la Madeleine et au collège Saint-François-de-Sales; des incendies se déclarent[2].

Sont tués sur le coup: Ernestine Adine, Edith Emilienne Marie Allais, Maria Hélène Célestine Appert, Maurice Albert André Barbier, Françoise Baret, Christian Leslie Cyrille Charles Barraud, Claude Alfred Emile Beauné, Reine Léontine Benoit, Alphonsine Marie Bercheux, Léon Désiré Billon, Yvonne Birot, Alice Louise Arthémise Bisson, Jacques Charles Marie Blaizot, Luc Jean-Pierre Charles Blaizot, Marie Elisabeth Louise Marguerite Blaizot, Anaïs Marie Denise Boigues, François Marie Laurent Boigues, Laurence Marie Boigues, Patrice Marie Antoine Boigues, Gabrielle Charlotte Bonnamy, Bertheline Bonnemain, Bernadette Eliane Désirée Boucher, Désiré Auguste Albert Boucher, Marie Isope Boucher, Auguste Emile Boulestreau, Jean Léon Gabriel Bourdin, Louis Marcel Bourge, Lucien Victor Bouteiller, Marie Joseph Françoise Bouvrais, Victorine Breton, Paul Bridier, Joseph Buglet, Françoise Henriette Germaine Buquet, Marcel Gaston Buquet, Hélène Marie Cantillon, Claude Henri Hippolyte Armand Caplan, Denis Henri Caplan, Hélène Gabrielle Cathier, Maurice Georges Jean Chamonin, Valérie Chedozeau, Joséphine Cobac, Mathurin Marie Ange Corbel, Francis Cravilly, Kléber Modeste Curé, Jeanne Berthe Danloux-Dumesnils, Marie Gustave André de Font-Réaulx, Raphaël Marie Joseph Xavier de Maistre, Yolande Berthe Joséphine Denoual, Isamand Disma, Pierre Armand François Dodin, Angéline Isidorine Alice Drouet, Fernande Louise Emilienne Appoline Drouet, Léontine Blanche Dubos, Edith Thérèse Renée Duclos, Adolphe Victor Dupont, Alice Yvonne Marie Etès, Berthe Jenny Férière, François Hippolyte Flavignard, Louis Léon Fonnard, Jean-Baptiste Paul Franger, Irmine Marthe Joséphine Gachod, Pierre Marie Gandin, René Jean Garnotel, Claude Emile Armand Gelly, Marcel Gohory, Madeleine Julia Grare, Isabelle Marie Laure Gronnier, Marie Groult, Bernard René Georges Guérin, Georges Guérin, Pierrette Madeleine Elizabeth Guérin, Ernestine Victoire Joséphine Guernon, Albert Joseph Guillaume, Antonin Guillaume, Jeannine Christiane Madeleine Guillaume, Emile Louis Robert Habert, Gustave Emile Joseph Hamel, Gustave Alexandre Théodule Hardouin, Clémence Hauchecorne, Renée Désirée Valentine Hélot, Marie Joséphine Hersent, Augustine Berthe Victorine Gabrielle Jouenne, Victor François Marie Jouenne, Elisabeth Marthe Kerro, Marie Kieffer, Odette Victorine Augustine Labbé, Marguerite Marie Thérèse Lamiable, Pierre Emile Lancelin, Marie Louise Lasseur, Anne Marie Le Roux, Lucien Siméon Lebel, Lucienne Henriette Fernande Lebel, Madeleine Louise Augustine Leblond, Ludovic Cyrille Lecompte, Marie Lefebvre, Jean François Adrien Lherminier, Monique Loiseleur, Odette Renée Loiseleur, Pierre René Loiseleur, Geneviève Pierrette Renée Maigne, Marcel Marie Malégol, Marie Margondard, Michel Joseph Mertens, Bernard Marie Michel Millais, Jean Marie Louis Millais, Marie Angéline Mordret, Marie Juliette Moreau, Marie Louise Morin, Rachel Félicie Louise Moulin, Pauline Naud, Marie Augustine Angèle Oman, André Jules Louis Orème, Jean Claude Michel André Orème, Augustine Félicité Louise Pacilly, Louise Parisse, Albert Pauleau, Jacques Pauleau, Lucienne Pellerin, Gisèle Pézard, Monique Pézard, Angéline Pougeolles, Angèle Prévost, Maurice Marcel Quétel, Rose Suzanne Elizabeth Quétel, Joséphine Louise Marie Raulot, Félix Pierre Eugène Raveleau, François Joseph Riou, Marguerite Odette Robin, Hélène Jeanne Rosset, Yvonne Madeleine Rosset, Gilbert Rousseaux, Cécile Madeleine Emma Sanier, Marie Saussaye, Joséphine Scouarnec, Gustave Souché, Jacqueline Henri Souché, André Marcel Tessier, Maurice André Thomasse, Marie Elia Tournié, Jean-Claude Tristan, Pierre Tristan, Emilie Célestine Verstavel, Charlotte Paulette Vilain, Eglantine Henriette Elise Vilain, Armantine Marthe Angélique Voyer et Jeanne Wolff[1].

  • Le , Marie Delphine Boucher et Albert Rosset meurent de leurs blessure.
  • Le , mort de Pierre Guérin victime du bombardement du 12.
  • Le , mort de Marie Métairie et Denise Lacroix victimes du bombardement du 12.
  • Le , mort d'Albertine, Clémentine, Georgette Blondel victimes du bombardement du 12.
  • Le , on arrête le chiffre des morts à 163. Dans la nuit du 22 au 23, quelques bombes tombent sur la gare de marchandises. Les 24 et 29, des bombes tombent sur le dépôt des machines.
  • Le , mort de Jeanne Moniot.
  • Le , morts de Marcel Truchon et Robert Drouet, victimes du bombardement du 12.
  • Le , mort de Louis Legrand, des blessures du bombardement du 12.
  • A partir de la fin juin et courant juillet, plusieurs bombardements se déroulent sur la gare de Bacquepuis (ligne de train Évreux-Glos) mais celle-ci est hors service depuis le début de juin, il ne reste plus qu'une locomotive rouillée.
  • Le , des bombes tombent au Clos-au-Duc et à l’École Normale.
  • Le , mort de Pierre Lefrançois, victime du bombardement du 8.
  • Le dimanche à 10h45 cent bombes tombes sur le Pré-Margot, faisant deux morts et une dizaine de blessés, les bombes étaient destinées à la ligne du Neubourg.
  • Le , trente-quatre nouveaux cadavres sont trouvés dans les décombres, victimes des bombardements du 23.
  • Le , mort de Gaston Ecker, victime du bombardement du 8.
  • Le , mort de Louis Albert, victime des bombardements du ,
  • Le vers midi, les bombes tombent sur les routes aux alentours d’Évreux. Les bombardements visent en principe les véhicules allemands, donc dès que les civils apercevaient un véhicule allemand ils se précipitaient le plus loin possible.
  • Le lundi à 16h30, un bombardement se déroule rue Saint-Michel, trois bombes tombent sur des maisons, il y a trois morts. Une bombe tombe sur Arnières-sur-Iton. Roger Salaun et son fils Yann sont tués.
  • À partir du , il n'y a plus de bombardements, la ville est libérée le lendemain.
  • Le , mort d'Henri Herny et de Roland Simion suite aux blessures du bombardement du 8.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Mémorial des victimes civiles: Bataille de Normandie
  2. Nicolas Daumet, « L'histoire d'Evreux en 1944 », sur www.evreux-histoire.com (consulté le 13 octobre 2017)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]