Club Med 2

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Club Med 2
Image illustrative de l'article Club Med 2
En juin 2007 à Capri

Type voilier de croisière
Histoire
Chantier naval Le Havre - Drapeau de la France France
Lancement 1992
Équipage
Équipage + de 200
Caractéristiques techniques
Longueur 187 m
Maître-bau 20 m
Tirant d'eau 5 m
Tonnage 14 983
Propulsion 4 Wärtsilä diesel (3000 ch)
Vitesse 14.1 nœuds
Caractéristiques commerciales
Pont 8
Passagers + de 300
Carrière
Armateur groupe Club Méditerranée
Pavillon Mata Utu Wallis-et-Futuna - Drapeau de la France France
IMO 9007491

Le Club Med 2 est une goélette à cinq-mâts et à voiles d'étai dont la construction commence en 1989 aux chantiers navals du Havre (Société nouvelle des Ateliers et Chantiers du Havre). Il est lancé en 1992 et passe les six premières années de navigation dans le Pacifique, pour finalement alterner par la suite principalement entre la Méditerranée et les Caraïbes.

Ce voilier est le sister-ship de l'ex-Club Med 1 (1988), devenu depuis le Wind Surf en 1998. Le Club Med 2 est le plus grand voilier cinq-mâts naviguant.

Histoire[modifier | modifier le code]

Club Med 2 au mouillage aux Caraïbes
Club Med 2 à Bornholm

Les premières croisières sont commercialisées par le Club Méditerranéenne au milieu des années 1960. L'entreprise loue alors l'Yvan Franko, un grand paquebot de croisières russe, et le fait naviguer l'hiver 1965 sur la Méditerranée ; peu de clients sont volontaires pour aller sur la mer déchainée à cette saison là : un échec. L'initiative n'est pas reconduite l'été suivant[1].

Quelques décennies plus tard, Gilbert Trigano promet de ne pas se lancer dans la croisière comme activité annexe aux villages[2]. Pourtant après le Club Med 1, il fait construire le Club Med 2.

La construction débute à l'initiative de Jean-Marc Poylo (PDG de l'entreprise Services et Transports) et Gilbert Trigano. Le voilier est mis en service en 1992[3]. En juin 2009, le voilier repart en mer après avoir bénéficié d'une rénovation importante[4] supervisée par Sophie Jacqmin[n 1].

Le Club méditerranée, qui depuis plusieurs années se recentre sur son cœur de métier, annonce fin 2015 vouloir vendre ce navire[5].

Descriptif[modifier | modifier le code]

Ce voilier de croisière à faible tirant d'eau[6] long de 187 m[7] est décrit comme « un grand yacht à voiles au gréement particulier qui rappelle un cinq-mâts goélette »[6]. Il possède huit ponts pour un total de 2 000 m2 en teck et cinq mats d'une cinquantaine de mètres de haut. Il peut déployer une surface de voilure de 2 500 m2 pour sept voiles[n 2] pouvant être rentrées en 30 secondes[8] ; la gestion de celles-ci est entièrement informatisée[9]. La propulsion est mixte entre moteurs électriques et voiles. L'électricité est apportée par des groupes électrogènes[n 3],[9]. Un accès à la mer, un « hall nautique »[10] de 85 m2 est aménagé à partir du pont inférieur pour les activités sportives : planche à voile, plongée, ski nautique, kayak…

Le Club Med 2 est immatriculé à Mata Utu[7] afin de profiter d'avantages de défiscalisation[9],[11].

Le bateau est un « hôtel flottant » doté d'environ 170 cabines[n 4] d'une vingtaine de m², ainsi que des cabines un peu plus grandes[12],[n 5] et une dizaine de suites de taille supérieure[13],[n 6], pouvant recevoir environ 380 passagers et plus de 200 membres d'équipage, avec deux piscines et deux restaurants[12],[n 7].

Le Club Med 2 sillonne la Méditerranée et l'Adriatique l'été, et la mer des Caraïbes l'hiver[14],[15]. Afin de laisser les G.M. en escale dans la journée, le voilier navigue principalement la nuit[7]. Les croisières sont gérées par le Club Méditerranée. Le bateau, considéré comme un « village flottant »[16], a été rénové en 2009 afin de poursuivre la politique de montée en gamme de l'entreprise[17] ; il est classé comme un village de vacances avec cinq tridents[18], soit le maximum de confort du Club Med[19]. La clientèle est composée surtout de voyages d'affaires ou de couples[16]. Le Club Méditerranée propose des croisières à thème, dont « famille », « cinéma »[3] ou « découvertes »[n 8], ainsi que parfois des destinations originales[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sophie Jacqmin, architecte d'intérieur et designer de formation ayant élaboré la mise en scène de certains des « Passworld », l'espace réservé aux adolescents au sein des villages, mais également un peu avant la décoration du village de Cap Skirring après son incendie, puis à la suite du voilier, la rénovation du village Djerba la Douce, le projet du nouveau village de Cefalù en Sicile ou encore la décoration de Val Thorens Sensation.
  2. Un foc, cinq voiles d'étai, une d'artimon.
  3. Les groupes électrogènes moyenne tension (quatre moteurs pour quatre générateurs) ne fonctionnent pas au fuel lourd mais au gasoil léger, le Marine Diesel Oil (en). Ils alimentent deux moteurs électriques de trois mégawatt.
  4. Cabines : 48 au pont supérieur, 67 au pont intermédiaire, 55 au pont inférieur,
  5. Cabines de 24 m2, dites « Deluxe » selon la terminologie et classification propre au Club Méditerranée.
  6. Dix suites de 36 m2 et une de 40 m2.
  7. Équipage : 45 matelots et 160 G.O. ou affiliés.
  8. Les thèmes des croisières « découvertes » sont succinctement décrit in : Marine&Océans 2015, [interview de] Jérémie Gonzalez, Chef de village du Club Med 2, p. 59

Références[modifier | modifier le code]

  1. Trigano 1998, Tourisme et politique, p. 166
  2. Manceau 2010, Acte IV : la tempête, p. 202
  3. a et b David Grégoire, « Des vacances en croisière à bord du voilier Club Med 2 », sur suite101.fr, Suite 101,‎ (consulté le 25 août 2012)
  4. Manceau 2010, Un monde à reconstruire, p. 114 à 116
  5. « HGE serait prêt à céder le Club Med 2 », Challenges, no 456,‎ du 3 au 9 décembre 2015, p. 5 (ISSN 0751-4417)
  6. a et b Catherine Caubère, « Club Med 2, 300 lieues sous les mers », Voyages, sur lefigaro.fr, Le Figaro,‎ (consulté le 25 août 2012)
  7. a, b et c Marine&Océans 2015, p. 60
  8. Marine&Océans 2015, p. 58
  9. a, b et c Marine&Océans 2015, Entretien avec Yvon Laloge, Commandant du Club Med 2, p. 64
  10. Isabelle Willot, « Toutes lattes dehors », sur lesoir.be, Le Soir,‎ (consulté le 27 août 2012)
  11. Faujas 1994, Acte IV : la tempête, p. 219
  12. a et b « 187 mètres et 5 tridents », Voyages, sur lepoint.fr, Le Point,‎ (consulté le 27 août 2012)
  13. « Le Club Med 2 passe en 5 tridents », Croisières, sur quotidiendutourisme.com, Éditions Larivière,‎ (consulté le 25 août 2012)
  14. Isabelle Willot, « Croisières Le cinq-mâts du Club... ... passera l'hiver dans les îles », sur lesoir.be, Le Soir,‎ (consulté le 27 août 2012)
  15. Christian-Luc Parison, « On s’offre une croisière ? », Reportage, sur madame.lefigaro.fr, Le Figaro Madame,‎ (consulté le 27 août 2012)
  16. a et b « Majestueux cinq-mâts », Économie, sur lalibre.be, La Libre Belgique,‎ (consulté le 25 août 2012)
  17. Katya Pellegrino, « Le Club Med 2 : un cinq tridents de plaisir ! », Évasions et loisirs, sur luxe-magazine.com,‎ (consulté le 25 août 2012)
  18. « Nouveau Club Med 2 : 130 agents de voyages invités », Croisières, sur quotidiendutourisme.com, Éditions Larivière,‎ (consulté le 25 août 2012)
  19. Manceau 2010, Réinventer les vacances, p. 69
  20. Jean-François Gourdon, « Nouvelles destinations pour Club Med 2 », Croisières, sur tourmag.com,‎ (consulté le 25 août 2012)

Sources[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Chapman, Great sailing ships of the world, par Otmar Schäuffelen, 2004 (page 75) (ISBN 1-58816-384-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]