Choguel Maïga

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Choguel Kokalla Maïga
Choguel Kokalla Maïga (cropped).jpg
Choguel Kokalla Maïga en mai 2016.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (62 ans)
GaoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Parti politique

Choguel Kokalla Maïga, né en 1958 à Tabango dans la région de Gao, est un homme politique malien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ingénieur des télécommunications de profession, il est proche de Moussa Traoré. Il a été membre de l’Union nationale des jeunes du Mali, association fondée par le régime dictatorial.

En février 1997, il devient président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), parti politique se réclamant de Moussa Traoré.

En 2002, il se présente à l’élection présidentielle où il obtient 2,73 % des voix au premier tour avant de soutenir au second tour Amadou Toumani Touré. En vue des élections législatives de 2002 il s’allie au Rassemblement pour le Mali (RPM) d’Ibrahim Boubacar Keïta et au Congrès national d’initiative démocratique (CNID) dans la coalition Espoir 2002. Choguel Kokalla Maïga a été ministre de l’Industrie et du Commerce dans les gouvernements d’Ahmed Mohamed ag Hamani du 16 octobre 2002 au 28 avril 2004 et d’Ousmane Issoufi Maïga du 2 mai 2004 au 27 septembre 2007.

Pour l’élection présidentielle malienne de 2007, Choguel Kokalla Maïga a soutenu la candidature du président sortant Amadou Toumani Touré.

En janvier 2008, il est nommé directeur du Comité de régulation des télécommunications (CRT)[1].

En janvier 2015, il fait son retour au gouvernement en étant nommé ministre de l’Économie numérique, de l'Information et de la Communication[2]. Le 7 juillet 2016, à l'occasion d'un remaniement, il n'est cependant pas reconduit à son poste et est remplacé par Mountaga Tall[3].

Le 10 juillet 2020, la coalition d'opposition Mouvement du 5-Juin - Rassemblement des Forces Patriotiques organise des manifestations contre le président Ibrahim Boubacar Keïta dans tout le Mali. A Bamako elle dégénère en émeute, l'Assemblée nationale est saccagée, les heurts avec la police font au moins 4 morts et plusieurs dizaines de blessés. Dans la soirée et le lendemain, 6 leaders et théoriciens de l'opposition sont arrêtés par les forces de sécurité maliennes, dont Maïga (avec Clément Dembélé, Mountaga Tall, Issa Kaou Djim, Oumara Diarra et Adama Ben Diarra)[4]. S'ensuivent deux autres jours de manifestations violentes pour empêcher l'arrestation supposée de Mahmoud Dicko, le principal chef du M5-RPF qui fédère les autres, et de répressions policières qui feront 11 morts et 124 blessés[5], puis les leaders de l'opposition seront relâchés le 13 juillet[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Choguel Kokala Maïga parachuté DG du CRT, Les Échos,28 Janvier 2008, [1]
  2. « Le nouveau ministre de l’Economie numérique, de l’Information et de la Communication, porte parole du gouvernement : Choguel Kokalla Maïga », sur malijet.com,
  3. « Mali: une membre de l'ex-rébellion et huit nouveaux ministres au gouvernement », sur slateafrique.com,
  4. « Mali : interventions policières contre l'opposition, fortes tensions à Bamako », sur france24.com, (consulté le 12 juillet 2020)
  5. Matteo Maillard, « Onze morts et plus de cent blessés au Mali dans des manifestations contre le pouvoir », sur lemonde.fr, (consulté le 14 juillet 2020)
  6. « Cible de la contestation au Mali, le fils du président Keïta quitte un poste clé », sur france24.com, (consulté le 14 juillet 2020)