Charles Milhaud

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Charles Milhaud
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Charles Milhaud, né le à Sète, est un homme d'affaires français, ancien président du directoire de la Caisse nationale des Caisses d'épargne et président du conseil de surveillance de Natixis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Technicien supérieur en électromécanique de formation, Charles Milhaud fait toute sa carrière au sein des Caisses d'épargne. Il entre en 1964 à la Caisse d'épargne de Sète dont son père est directeur, et en devient à son tour le directeur en 1967.

Directeur général adjoint (1980), directeur général (1983) puis président (1985-1999) du directoire de la Caisse d'épargne des Bouches-du-Rhône et de la Corse, devenue Caisse d'épargne Provence-Alpes-Corse en 1992, il occupe également les fonctions de secrétaire général de l'union régionale des Caisses d'épargne du Sud-Est jusqu'en 1983.

Membre de la commission Ancian en 1981, il siège au conseil de surveillance du Centre national des Caisses d'épargne et de prévoyance (CENCEP) instauré par la loi du 1er juillet 1983. Il est élu vice-président du conseil d'administration de la Caisse centrale des Caisses d'épargne dès sa création en 1995.

Au départ de René Barberye, qu'il remplace en février 1999, il devient donc à la fois président du directoire du CENCEP et du conseil d'administration de la Caisse centrale, et ce jusqu'à leur fusion au sein de la Caisse nationale des Caisses d'épargne en septembre 1999. Il est président des caisses d'épargne lorsque celles-ci se transforment en banques coopératives dans des conditions qui ont été très largement critiquées[1].

À cette date, il est élu président du directoire de cette dernière, fonction à laquelle il est reconduit pour six ans à compter de janvier 2004.

En 2002, puis de nouveau en 2004, il est vice-président de la compagnie financière EULIA, créée en partenariat avec l'établissement public de la rue de Lille. Il est président de cette compagnie en 2003, année au cours de laquelle est annoncée sa cession ainsi que les activités d'IXIS à l'Écureuil, par laquelle le groupe acquiert le statut de banque universelle.

À la tête du conseil d'administration de la Financière OCÉOR[2] depuis sa création, Charles Milhaud a présidé le Groupement européen des Caisses d'épargne en 1999-2000 ; il en est de nouveau président depuis 2003 et jusqu'en décembre 2006.

Membre du conseil d'administration du Groupement national de la coopération depuis juin 2000, il a été élu en septembre 2006, pour une durée d'un an, à la présidence de la Fédération bancaire française, où il succède ainsi à Baudouin Prot, directeur général de BNP Paribas.

Administrateur de nombreuses sociétés comme la Compagnie générale des eaux ou Sodexho Alliance (depuis 2002), il préside également depuis septembre 2005 le conseil d'administration du Centre national d'enseignement à distance (CNED). En outre, il a été président ou vie-président des conseils de différentes sociétés : Natixis, filiale commune des Groupes Banque Populaire et Caisse d'épargne, le Crédit immobilier et hôtelier, Nexity. Il demeure le président du conseil d'administration de la Banque Tuniso-Koweïtienne (Tunisie) depuis le 22 janvier 2008 et président du conseil de surveillance de l'institut de prospective économique du monde méditerranéen (Ipemed) depuis le 7 juillet 2008.

En 7e position dans la liste UMP des 9e et 10e arrondissements de Marseille (5e secteur) conduite par Jean-Claude Gaudin pour les élections municipales des 9 et 16 mars 2008, il est élu conseiller municipal.

L'échec du Groupe Caisse d'épargne[modifier | modifier le code]

Natixis est un échec patent pour les deux ex-groupes, Banque Populaire et Caisse d'épargne. Les pertes cumulées en 2008 acculent les deux groupes bancaires.

Le 19 octobre 2008, à la suite d'une perte supllémentaire des Caisses d'épargne de 695 millions d'euros, Charles Milhaud doit quitter la présidence du directoire de la Caisse Nationale des Caisses d'Epargne ainsi que de la présidence du conseil de surveillance de Natixis[3],[4],[5].

Il accuse alors deux membres de la direction de l'ex-Groupe Banque populaire, Philippe Dupont et Bruno Mettling, d'avoir orchestré une campagne de dénigrement pour forcer sa chute de la direction du groupe[6] .

Il est resté par la suite président du conseil de surveillance d'OCEOR[2], une filiale des Caisses d'épargne à l'outre-mer, possédant un réseau d'établissements aux Antilles, Tahiti, Nouvelle-Calédonie.

Le 29 mai 2009, il est annoncé que Charles Milhaud quitterait ses activités en juillet 2009[7].

Nouvelles activités professionnelles[modifier | modifier le code]

En 2011, il ouvre une société de consulting au Maroc dénommée Chami consulting[8]. Pour améliorer ses relations avec le Maroc, il avait fait acheter par les Caisses d'Epargnes une part du capital d'une banque marocaine, le CIH, à un prix très élevé.

En avril 2013, dans le cadre de l'affaire Karachi, il reconnait que Ziad Takieddine possédait un compte à la Caisse d'épargne pour y placer des fonds lybiens[9].

Autres mandats sociaux[modifier | modifier le code]

Il est ou a été (A compléter):

  • Président du conseil de surveillance de la Financière Oceor
  • Membre du conseil de surveillance de CNP Assurances
  • Administrateur de Sopassure
  • Président de Sas Erixel
  • Représentant permanent et Administrateur de Sogima
  • Président du conseil d'administration du Centre national d'enseignement à distance
  • Membre du conseil de surveillance de Veolia Eau (Compagnie générale des eaux)
  • Membre du conseil de surveillance de SAS IDF Tele
  • Vice-président du conseil de surveillance du Crédit immobilier
  • Membre du conseil de surveillance d'Europacorp
  • Membre du conseil d'administration de Sodexho Alliance
  • Administrateur de la Caisse des Dépôts Développement
  • Membre du conseil de surveillance de Cetelem
  • Membre du Conseil d'administration de Douja Promotion Groupe Addoha, le premier groupe d'immobilier au Maroc.
  • Administrateur de la Société nouvelle d'exploitation de la Tour Eiffel
  • Administrateur de l'Université Paris Descartes
  • Président du Conseil d'administration de Sicp
  • Membre du conseil de surveillance de de CDC Entreprise

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

  • Vice-président du Groupement européen des caisses d'épargne
  • Membre du comité exécutif de la Fédération bancaire française
  • Membre du conseil d'administration du Groupement national de la coopération
  • Trésorier de la Fondation Belem
  • Président de la Fondation des Caisses d'épargne pour la solidarité

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Emmanuel Galiero et Charles Milhaud, Qui veut la peau de l'écureuil ? : Petite histoire d'une manipulation, Monaco, Alphée Éditions, , 265 p. (ISBN 978-2753805279)[6]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas Cori, « Vote au soviet des caisses d'Epargne », sur Liberation.fr,
  2. a et b « http://www.financiere-oceor.fr/oceor.php?id=102&n=ssm&lg=fr »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  3. Bertille Bayart, « Révolution de palais chez l'Ecureuil », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  4. Benoît Leprince, « Ecureuil : un seul trader perd 695 millions d’euros », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  5. « Caisse d'épargne : la chute de la maison Milhaud », Le Point,‎ (lire en ligne)
  6. a et b Libie Cousteau, Benjamin Masse-Stamberger, « Charles Milhaud: "On a voulu m'abattre" », sur Lexpress.Fr,
  7. Charles Milhaud quitte définitivement les Caisses d'épargne, Capital.fr, 29 mai 2009
  8. « Charles Milhaud ouvre "Chami consulting" au Maroc », sur Lavieeco.com,
  9. Gérard Davet, Fabrice Lhomme, « Ziad Takieddine a sollicité la Caisse d'épargne pour placer des fonds libyens », sur Lemonde.fr,
  10. « ORDRE DE LA LEGION D'HONNEUR Décret du 12 juillet 1996 portant promotion et nomination », sur Legifrance.gouv.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]