Charles André (astronome)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'astronome. Pour l'architecte, voir Charles André.
Charles André
Description de l'image Charles Louis François André.jpg.
Naissance
Chauny (France)
Décès (à 70 ans)
Saint-Genis-Laval (France)
Nationalité Drapeau de la France France
Domaines astronome
Institutions Observatoire de Saint-Genis-Laval
Renommé pour Observatoire de Saint-Genis-Laval
Distinctions Prix Lalande (1874)
Prix Trémont (1876)
prix Valz (1901)

Charles Louis François André, dit Charles André, né à Chauny le et décédé à Saint-Genis-Laval le , est un astronome français, fondateur de l’observatoire de Lyon et directeur de ce dernier de 1878 à 1912.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Louis Alexandre François André, horloger, et de Placidie Godet, il fait ses études à l’Institution Saint-Charles et est admis, en 1861, à la fois à l’École polytechnique et à l’École normale supérieure. Il opte pour cette dernière dont il sort agrégé de physique en 1864. Il commence sa carrière comme professeur de physique au lycée de Nevers, mais est attiré très tôt par l’astronomie[1].

L’astronome[modifier | modifier le code]

Il entre alors à l’Observatoire de Paris sous la direction d’Urbain Le Verrier. En 1874, il est envoyé à Nouméa pour observer le passage de Vénus sur le disque du Soleil ; à son retour, il entreprend l’étude expérimentale des phénomènes de diffraction dans les instruments d’optique, sujet de la thèse qui lui permet d’obtenir son doctorat en 1876.

En 1878, il part à nouveau en mission pour observer à Ogden (Utah) le passage de Mercure devant le soleil. Il profite de ce voyage pour visiter plusieurs observatoires étrangers et, à son retour, il publie, en collaboration avec Rayet et Angot, un ouvrage en 5 volumes sur L’Astronomie pratique et les Laboratoires en Europe et en Amérique depuis le 17° siècle jusqu’à nos jours.

En 1877, André a été nommé titulaire de la nouvelle chaire d’Astronomie physique de la faculté de Lyon, et il entre dans la commission d’étude chargée de l'implantation d’un nouvel Observatoire à Lyon. Les géodésiens militaires, sous la direction de François Perrier, membre du Bureau des Longitudes, font le choix de Saint Genis-Laval[2], au détriment de Sainte Foy lès Lyon. Plusieurs projets d'équipements sont présentés à la commission, et les autorités choisissent celui d’André.

L’observatoire de Lyon[modifier | modifier le code]

Charles André est nommé directeur de ce nouvel observatoire ; il prépare et suit la construction, et forme les personnels qu’il embauche. Sa personnalité, affable et modeste, persévérante et rigoureuse, fera de lui un grand directeur, apprécié par des collaborateurs dévoués[3], comme François Gonnessiat, Émile Marchand, Michel Luizet, Georges Le Cadet, Joseph-Noël Guillaume.

L'équipement se fait progressivement de 1880 à 1900

  • 1879 : Transfert des instruments du Palais saint-Pierre à Saint-Genis-Laval, construction du pavillon météorologique, construction de la salle du petit méridien.
  • 1880 : Construction du bâtiment de l'administration et de la maison du Directeur.
  • 1881 : Mise en service du petit équatorial Brunner de 160 mm sous sa coupole.
  • 1882 : Creusement de la grande galerie souterraine, destinée à des expériences d'optique instrumentale
  • 1885-1887 : Construction du grand équatorial coudé de 350 mm sous abri roulant.

Il crée en même temps des stations météorologiques au parc de la Tête d'or à Lyon et au Mont-Verdun, et dirige les études météorologiques pendant de nombreuses années. Il a ainsi publié :

  • Recherches sur le climat du Lyonnais
  • Influence de l’altitude sur la température
  • Relation des phénomènes météorologiques déduites de leurs variations diurnes et annuelles

En astronomie :

  • Une traduction du « Traité d’astronomie de Brünnow »
  • Un traité d’astronomie stellaire (1898 et 1901)
  • Les planètes et leur origine

Outre ses travaux d’astronomie proprement dite, le magnétisme terrestre, l’électricité atmosphérique, la télégraphie sans fil, ... étudiés à l’Observatoire, l’intéressaient au plus haut point ; il dirige ainsi la publication d’un volume « Annales de l’Observatoire de Lyon », suivi des 5 volumes des « Travaux de l’Observatoire de Lyon ».

Charles André est décédé en sa maison de l’Observatoire le 6 juin 1912 à l’âge de 70 ans. Son éloge funèbre[4] fut prononcé par son adjoint Michel Luizet.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Lauréat de l’Institut, membre correspondant de l’Institut et du Bureau des longitudes depuis 1889, Officier de la Légion d’honneur en 1906.

Prix Lalande (1874), prix Trémont (1876) et prix Valz (1901)[5].

Le site historique de l’Observatoire de Lyon à Saint-Genis-Laval porte le nom de Charles André, ainsi que l'avenue qui y conduit.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]