François Gonnessiat

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François Gonnessiat
Description de l'image François Gonnessiat.jpg.
Naissance
Mornay (France)
Décès (à 78 ans)
Alger (Algérie)
Nationalité Drapeau de la France France
Domaines astronome
Institutions Observatoire d’Alger
Renommé pour astéroïde (1177) Gonnessia
Distinctions Prix Lalande (1889)
Astéroïdes découverts : 2
(915) Cosette
(931) Whittemora

François Gonnessiat (né le à Mornay et mort le à Alger non le 17 octobre 1934 ) est un astronome français, directeur des observatoires de Quito, puis d'Alger.

Biographie

Fils de Claude Gonnessiat, facteur rural, et de Jeannette Dubourget, il fait ses études à l’école communale de Maillat et passe avec succès le concours de l'École Normale d'instituteurs en 1872 en s'y classant à la première place ; il intègre l'École normale de Bourg-en-Bresse le 1er octobre 1872. Entré au Lycée de Bourg comme aspirant répétiteur, il réussit le baccalauréat ès science avec mention assez bien, puis s'inscrit en licence de sciences mathématiques à la faculté de Lyon dont il est boursier en février 1878[1].

L’astronome

Gonnessiat devient un des premiers étudiants de Charles André, professeur d'astronomie à la faculté des sciences, alors chargé de la création d’un nouvel observatoire à Lyon. Après sa licence obtenue en novembre 1879. André le recrute comme élève astronome en mai 1880 à l'Observatoire de Lyon, et lui confie, malgré son jeune âge, la responsabilité du service méridien.

Les travaux de Gonnessiat à cette époque visent à améliorer la précision des mesures de déclinaison et d'ascension droite des étoiles fondamentales en traquant toutes les sources d'erreur. La publication d’articles dans la nouvelle revue « Le Bulletin Astronomique » permet de définir le protocole d'observation et d'analyse des données, de façon à contrôler toutes les erreurs systématiques auxquelles les mesures méridiennes doivent faire face. Ces travaux lui valurent la reconnaissance de ses pairs, et Gonnessiat reçut le prestigieux prix Lalande en 1889.

Gonnessiat publie alors le résultat de ses observations, ce qui lui vaut une reconnaissance internationale : la confirmation sur une longue série temporelle obtenue dans un même site de la variation des latitudes terrestres, qui est la conséquence du déplacement des pôles géographiques prédit par Euler au 18e siècle (Pécontal)[2].

À partir de 1889, Gonnessiat concentre ses travaux sur l’équation personnelle, qui allaient être l’objet de sa thèse de doctorat passée en 1892, lui permettant d’accéder au grade d’astronome adjoint en 1893.

L’observatoire de Quito

En 1900, Henri Poincaré présente la mission géodésique qui allait partir mesurer le méridien au niveau de l'Équateur et écrivit:

Le Gouvernement français a mis à la disposition du Gouvernement équatorien pour une période de cinq ans un de nos plus habiles astronomes, M. Gonnessiat, de l'observatoire de Lyon. Ce savant va prendre la direction de l'observatoire de Quito.

L’Observatoire de Quito, à l’abandon depuis plusieurs années, fut remis en état par Gonnessiat qui y passa 6 ans. Ses efforts se portèrent essentiellement sur les mesures relatives à la mission géodésique (tables de réfraction en altitude, mesures de longitudes) et à l’organisation de l’observatoire ; il créa également une école supérieure des sciences et installa un observatoire géophysique.

Revenu en France, il n’y resta qu’un an, mais mis à profit ce temps pour avancer ses recherches en astrométrie ; ainsi, avec Gaston Fayet (1874-1967), il installa le premier micromètre impersonnel motorisé en France.

L’Observatoire d’Alger

Le 10 juin 1907, le directeur et fondateur de l’Observatoire d’Alger, Charles Trépied (1845-1907), meurt, et Gonnessiat est nommé pour lui succéder en décembre.

L’observatoire travaillait sur la Carte du ciel et Gonnessiat obtint, en 1909, du Congrès astrographique international de Paris, de lancer la réalisation d’un catalogue d’étoiles fondamentales. L’observatoire d’Alger s’y consacra pleinement et, si la première partie du catalogue fut prête en 1914, faute de moyens et à cause de la guerre, le catalogue complet ne sortit qu’en 1924.

D’autres projets, comme la révision des longitudes ou l’installation d’un service de sismologie, firent retarder le départ en retraite de Gonnessiat jusqu’à 75 ans.

Il a également découvert deux astéroïdes en 1918 et 1920. L'astéroïde (1177) Gonnessia a été nommé en son honneur.

François Gonnessiat est mort à Alger le 18 octobre 1934, à l’âge de 78 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]