Château de Mesnières

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Château de Mesnières
Image illustrative de l'article Château de Mesnières
Le château en 2014.
Période ou style Renaissance
Type Château
Fin construction 1546
Propriétaire initial Charles de Boissay
Destination actuelle Institution Saint-Joseph
Protection Logo monument historique Classé MH (1862, 1995)
Site web Site internet du Château de Mesnières
Coordonnées 49° 45′ 44″ nord, 1° 22′ 54″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Normandie
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Commune Mesnières-en-Bray

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Mesnières

Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

(Voir situation sur carte : Seine-Maritime)
Château de Mesnières

Le château de Mesnières est situé à Mesnières-en-Bray (Seine-Maritime).

Historique[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, une forteresse de bois entourée d'une palissade est construite par Robert de Mesnières, seigneur du lieu, pour contrôler le passage d'une ancienne voie romaine et la vallée de la Béthune[2].

Vers 1200 la propriété passe à la famille Valliquerville, puis à Henri de Bailleul, cousin du roi d'Écosse, et à la famille de Boissay.

La forteresse est démantelée par les Anglais au XVe siècle[2].

Charles de Boissay entreprend la reconstruction du château, en s'inspirant de l'architecture Renaissance des châteaux de la Loire; construit en quarante ans, après sa mort sa sœur Suzanne supervisera les travaux ; la chapelle est bénie en 1546[2].

Le château devient en 1590 la propriété de la famille Fautereau ; Louis Fautereau agrandit et embellit le château en aménageant notamment la chapelle, la "galerie des Cerfs", le plafond de la "salle des Cartes" et la "salle des Quatre Tambours".

En 1713 la famille Durey de Bourneville fait l'acquisition du domaine ; après sa ruine il est vendu en 1762 et échangé par le roi Louis XV avec Michel-Charles-Louis de Biencourt, aristocrate picard[2].

Le 6 brumaire an II, le château est transformé en prison, qui recevra un total de 150 prisonniers [2].

Il était considéré comme le centre du village durant des siècles (selon le maire Dany Minel, au XIXe siècle, produisant et vendant l'électricité au village, et le boulanger était au château.

Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862 et les abords, d'un classement en 1995[3].

Le , la toiture du château a brûlé[2],[4], il a fallu 10 ans jusqu'en 2014, sous l'impulsion de Michel Huet (ancien directeur de l'Institution Saint-Joseph , 1983-2009) pour reconstruire les parties détruites (la Grande Chapelle) et restaurer/ rénover l'ensemble.

Aujourd'hui , les activités économiques, touristiques, culturelles et d'enseignement se développent à nouveau. L' Institut Saint-Joseph qui occupe la propriété se compose d'un collège d'enseignement général[5] et d'un lycée[6]. Ce dernier possède quatre filières d'enseignement technique en plus de l'enseignement général : horticulture-jardins-espaces verts, santé et social, forêt, hôtellerie-restauration. Environ 400 à 500 élèves et étudiants (BTS) vivent sur le site durant l'année scolaire.

Architecture[modifier | modifier le code]

Le château de Mesnières-en-Bray est considéré comme une merveille de l'architecture Renaissance, à l'image des châteaux de la Loire ; à noter à cet égard qu'en 1791 Charles de Biencourt (1747-1824), 1er marquis du nom, acquit le château d'Azay-le-Rideau (37) que ses descendants conserveront jusqu'en 1899.

L'architecture de l'édifice subit une double influence : d'un côté, on retrouve des tours cylindriques encadrant le bâtiment principal, écho des ascendances médiévales ; de l'autre côté, on découvre un plan largement inspiré du château de Chaumont-sur-Loire.

Derrière ses façades renforcées de mâchicoulis, le château abrite notamment un pavillon central dont la façade relève son élégance de pilastres grecs, de grandes croisées, de bustes et d'armoiries[7].

L'incendie de 2004 a ravagé les superbes vitraux de la chapelle seigneuriale d'où le feu est parti (La Guérison de l'hydropique, La Transfiguration…) qui ont explosé sous la chaleur. De même, si elles n'ont pas été brûlées, la "galerie des Cerfs" (XVIIIe siècle) ornée d'une paroi sur laquelle sont sculptés sept grands cerfs, la "salle des Quatre-Tambours" (le salon de musique) et la "salle des Cartes" qui doit son nom aux cartes des grandes villes de la région peintes à la fin du XIXe siècle pour les élèves), deux pièces classées Monument Historique comme le château lui-même, auront été détruites par les masses d'eau déversées pour éteindre l'incendie. Ont été également détruits les vitraux du Cardinal, certaines œuvres de l'école de Guardi (XVIIe siècle), notamment celles qui ornaient les plafonds et les murs peints, inévitablement attaqués par les eaux.

Le château est entouré d'un jardin dessiné par Le Nôtre[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. a, b, c, d, e et f Franck Boitelle, Le château Renaissance renaît de ses cendres, Paris-Normandie, 21 août 2010, p. 36-37.
  3. Notice no PA00100751, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. http://www.infos-dieppoises.fr/Archives2004/IncendieMesnieres.htm
  5. « Accueil du Collège Saint Joseph de Mesnières-en-Bray, Normandie », sur www.college-saintjoseph-mesnieres.fr (consulté le 3 août 2016)
  6. massenet jean yves, « Lycée Saint joseph de Mesnières en Bray, Normandie », sur www.lycee-saintjoseph-mesnieres.fr (consulté le 3 août 2016)
  7. a et b http://www.seinemaritime.net/tourisme/Du-strapontin-au-balcon/chateaux/Chateau-de-Mesnieres-en-Bray

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Hellouin de Ménibus, Mesnières-en-Bray : un "château de la Loire" en Normandie, Rouen, (OCLC 157087458)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]