Château de la Mothe-Chandeniers

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Château de la Mothe-Chandeniers
Image illustrative de l'article Château de la Mothe-Chandeniers
Début construction XIIIe siècle
Fin construction XIXe siècle
Propriétaire initial Famille de Bauçay
Coordonnées 47° 05′ 32″ Nord, 0° 01′ 57″ Est
Pays Drapeau de la France France
Région historique Poitou-Charentes
Département Vienne
Commune Les Trois-Moutiers

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de la Mothe-Chandeniers

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(Voir situation sur carte : Poitou-Charentes)
Château de la Mothe-Chandeniers

Géolocalisation sur la carte : Vienne

(Voir situation sur carte : Vienne)
Château de la Mothe-Chandeniers

Le château de la Mothe-Chandeniers est un château du Loudunais situé dans la commune des Trois-Moutiers, au nord du département de la Vienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Construit au XIIIe siècle, il appartient alors à la famille de Bauçay dont il porte le nom : la Motte de Bauçay. Après la mort de Marie de Bauçay, il échoue à la famille de Chaunay, seigneur de Champdeniers dans les Deux-Sèvres[1]. Il est ensuite attribué à Jean de Rochechouart, puis passe à François de Rochechouart[note 1].

Quand François de Rochechouart est exilé de la cour en 1650 pour avoir fait partie de la Fronde, il attire auprès de lui une véritable cour[2]. Mais en 1668, il doit abandonner la Mothe à ses créanciers. Sa sœur Marie de Rochechouart rachète le domaine, puis le cède à Nicolas de Lamoignon (1648-1724), seigneur de Basville, qui obtient son érection en marquisat en 1700. Le fils de celui-ci, Guillaume Urbain de Lamoignon, comte de Courson, engagiste de Loudun, a trois filles ; l'une d'entre elles épouse René Charles de Maupeou (1688-1775), vice-chancelier et garde des Sceaux de France, à qui La Mothe est attribuée le 23 avril 1766. Le marquisat est confirmé sous le nom de Maupeou par lettres patentes de juillet 1767, enregistrées au Parlement le 13 août, en faveur de René Nicolas de Maupeou (1714-1792), chancelier et garde des Sceaux de France[3].

François Hennecart, riche entrepreneur parisien, l'achète en 1809 et le fait restaurer ainsi que ses alentours : des canaux sont creusés, des allées tracées, un vignoble planté. Hennecart conserve cependant une grande partie de l'édifice médiéval. Le domaine passe en héritage à sa fille Alexandrine Hennecart. Ayant épousé Jacques Ardoin, celle-ci lègue le château à sa troisième fille, Marie Ardoin, qui épouse en 1857 le baron Edgard Lejeune, écuyer de l'empereur Napoléon III (1808-1873). Edgard Lejeune entreprend aux alentours de 1870 une reconstruction massive dans le goût romantique amorcé par Louis II de Bavière. Cette reconstruction métamorphose le château puisque l'architecte anglais chargé des travaux s'inspire des châteaux de la Loire. Le château est désormais entouré d'eau.

Mais le dimanche 13 mars 1932, alors que le baron Robert Lejeune vient d'y faire installer le chauffage central, un violent incendie se déclare. Les pompiers, venus de toute la région, ne peuvent éviter le désastre. Seule la chapelle, les dépendances et le pigeonnier sont épargnés. Les pertes sont considérables et se chiffrent à plusieurs millions, d'après les journaux qui relatent le fait divers. Dans son édition du 14 mars, Le Figaro se désole des richesses détruites : « une bibliothèque contenant des livres très rares, des tapisseries des Gobelins, des meubles anciens et des tableaux de grande valeur. »

En 1963, après la guerre d'Algérie, l'industriel à la retraite Jules Cavroy rachète le domaine (2 000 ha dont 1 200 en forêt et 800 en terre agricole) à la veuve du baron Lejeune. Des rapatriés d'Algérie exploitent les terres de la Mothe (550 ha autour des ruines du château), qu'un mémoire d'histoire cite comme une exploitation-pilote. Au début des années quatre-vingt, le Crédit Lyonnais rachète les bois avant de les vendre en différents lots à plusieurs propriétaires.

Ce domaine est laissé à l'abandon pendant de nombreuses années, et la nature repend ses droits sur chaque partie.

Les bois voisins de la propriété accueillent un Center Parc, village de vacances néerlandais[2].

Une association crée en 2016 s'efforce de sauver le château de l'anéantissement[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. François (1611-1696), vicomte de Rochechouart, fils de Jean-Louis de Rochechouart (1582-1635) - ce dernier ayant participé en 1627 au siège de la Rochelle commandé par le cardinal de Richelieu - et de Marie-Sylvie de La Rochefoucauld, appartient à l'illustre famille de Rochechouart. Appelé le chevalier de Jars, François est proche de la reine Anne d'Autriche. Exilé en Angleterre, à son retour en 1632 il est enfermé à la Bastille et interrogé par Laffemas, le « Bourreau du cardinal », qui le fait condamner à mort. Conduit à l'échafaud le 10 novembre 1633, François est gracié quelques instants seulement avant son exécution. Après un long séjour en prison, il s'exile en Italie où il devient proche de Mazarin (qui succède à Richelieu en 1643). Il joue un rôle important aux premières heures de la Fronde. En 1661 il est fait comte de Limoges.
    Ne pas confondre avec son aïeul François de Rochechouart, nommé gouverneur de Gênes par Louis XII en 1508.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Qui peut sauver ce château ?, sur lanouvellerepublique.fr, 07 février 2013. Consulté le 10 mai 2016.
  2. a et b « Vienne : un château abandonné digne d'un conte de fées », Le Point, 29 novembre 2015.
  3. Arch. nationales, série X1B 9047.
  4. Association « Sauvons le château de la Mothe-Chandeniers » sur Facebook.

Lien externe[modifier | modifier le code]