Cervoise

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La cervoise est l'ancêtre de la bière[Selon qui ?]. Rarement houblonnée, elle est obtenue à partir d'orge ou d'autres céréales comme le méteil. Elle peut être parfumée avec des herbes aromatiques comme la menthe[réf. nécessaire].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot cervoise est attesté en langue d'oïl dès 1175 sous la forme cerveisa au sens de « breuvage des anciens »[1]. Il s'agit d'un mot du substrat gaulois emprunté par le latin impérial sous la forme cervesia et qui s'est diffusé dans plusieurs langues romanes[2],[1], où la bière est encore appelée cerveza en espagnol; cervesa en catalan et en occitan; cerveja en portugais et cervexa en galicien. L'étymon gaulois devait être du type ceruesia / *keruisia qui n'a pas d'étymologie indo-européenne connue, ni de cognat en celtique insulaire[2]. En effet, le mot désignant la bière dans les langues celtiques est dérivé du radical *kurmi- : vieil irlandais cuirm (génitif corma); gallois cwrf / cwrw; moyen cornique coruf / coref; néo-breton korev que l'on retrouve également dans une inscription en gaulois sous la forme CVRMI[2]. Les termes connus pour désigner la bière et l'activité de brasser remontent aux gaulois : cervoise, brais, brasser et caractérise la Celtique antique[2], par opposition au monde méditerranéen, le pays du vin. D'un point de vue structurel, le mot cervesia peut se décomposer en *keru-is-iā, dont les deux éléments -is-iā sont peut-être identiques à ceux que l'on repère dans Alisia / Alesia[2]. Ces deux formes s'expliquent par la tendance observée en gaulois qui veut que le [e] se ferme en [i] dans certains contextes phonétiques, notamment après /l, w/ (cf. *swesor > *swisor > suior- « sœur »[3], d'où *keruisia / cervesia en latin. Les éléments -is-iā / -es-iā se retrouvent également dans d'autres mots du substrat gaulois : *aritisia / *ardesiā > ardoise[2]; *uindesiā > vandoise, etc.

Consommation[modifier | modifier le code]

Faisant partie intégrante de l'alimentation gauloise, sa popularité vient du fait qu'elle présente moins de risques sanitaires que l'eau : les sucres étant extraits des céréales par cuisson ; l'eau potentiellement contaminée est stérilisée pendant le processus.

En Égypte ancienne, il existe également une cervoise[4].

L'aire de consommation de la cervoise se réduit à mesure que se répand, dans les villes et hors des régions viticoles, la consommation du vin. Au XVe siècle, la cervoise est surtout la boisson du menu peuple du Nord et Nord-Est de la France[réf. nécessaire].

Fabrication[modifier | modifier le code]

La cervoise est fabriquée par le cervoisier.

Un mélange d'herbes et d'épices nommé gruit est utilisé pour fabriquer la cervoise[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Site du CNRTL : étymologie de cervoise [1]
  2. a b c d e et f Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, editions Errance, Paris, 1994. p. 191.
  3. Pierre-Yves Lambert, op. cit., p. 41
  4. « Historique de la bière », sur univers-biere.net (consulté le )
  5. Fabrizio Bucella, « Ce que vous ignoriez sur le gruit, remplacé par le houblon dans nos bières actuelles », sur huffingtonpost.fr, .