Bière traditionnelle

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Il n'existe pas d'appellation officielle pour désigner la bière traditionnelle (autochtone, indigène, tropicale, ethnique ou ancestrale), brassée depuis des temps lointains par nombre de populations autochtones réparties sur tous les continents ; ainsi les anciens Égyptiens disposaient déjà de maisons de bière.

Bien qu'aujourd'hui la bière dans sa définition légale[1] désigne un produit contenant au minimum de l'eau, du malt d'orge, du houblon et de la levure comme ingrédients, tel n'a pas toujours été le cas. En Occident, au Moyen Âge, le gruit remplaçait encore le houblon et la levure n'existait pas encore en tant que telle. On brassait alors aussi bien avec du froment que du seigle ou d'autres céréales. Certains types de bières artisanales ou industrielles forment d'ailleurs désormais des types de bières spécifiques en vertu de ces ingrédients particuliers (Oatmeal Stout, Emmerbier, Dinkelbier, Roggenbier, etc.). Concernant l'appellation « bière », on se rappellera également que dans le monde anglo-saxon, ce terme est souvent réservé aux boissons fermentées de moins de 5 % d'alcool en volume, alors que le terme de malt liquor ou « liqueur de malt » est employé pour désigner les bières de 5 à 9 % en vol. et celui de wine ou « vin » (barley wine, rice wine) pour celles comprenant entre 10 et 20 % d'alcool en vol..

Il convient dès lors de constater la similarité du mode de préparation ou du processus de fabrication de la bière. À ce titre, la bière est une boisson alcoolisée obtenue à partir de la fermentation des sucres simples obtenus par la saccharification (par des enzymes provenant de céréales maltées, de racines, de champignons ou de la salive) de matières amylacées (des céréales en général, mais des graminées ou des tubercules conviennent aussi, voire des fruits).

Il est aussi essentiel de se rappeler la fonction de pain liquide dans nombre de sociétés qui consomment ces bières (auxquelles les enfants ont souvent accès), en plus de rôles sociaux ou rituels qui peuvent y être associés. La consommation individuelle de ces bières est très importante dans certains pays africains (+ de 160 l/an) et dépasse les records européens concernant la bière industrielle.

De manière générale, ces bières traditionnelles ne sont ni légères ni rafraîchissantes ; au contraire, elles ont un fort potentiel nutritif, et présentent un aspect trouble, voire opaque, délivrant peu de gaz (à moins qu'il ne s'agisse de bière verte ou tiède en pleine fermentation) et ayant un goût aigre ou acididulé ; on les boit très souvent à la paille afin de ne pas absorber des matières résiduelles et on ne les conserve pas. Quant à leurs taux d'alcool, ils sont très variables allant de 1 à 16 % en volume.

La production à petite échelle individuelle ne signifie pas que leur poids économique soit minime ; au contraire, la production de bière de banane ou de sorgho se chiffre en millions d'hectolitres et concurrence vivement le marché des bières industrielles quand il ne le domine pas (jusqu'à 80 % de part de marché), étant plus abordable. Les brasseurs occidentaux ne s'y sont d'ailleurs pas trompés en proposant à leur clientèle tropicale des bières brassées à l'aide de denrées locales, donc moins chères à importer et à vendre, et plus proches du goût traditionnel local. Comme par ailleurs il existe de vrais problèmes d'hygiene des petites productions locales, au point que certains pays africains interdisent désormais le brassage domestique, les produits de substitutions sont du coup très recherchés mais le savoir ancestral est dès lors menacé.

Ancienne recette de bière de Sumer
Pictographes d'une allocation de bière sumérienne (-3000 av. J-C.)

Céréales[modifier | modifier le code]

Sahti commercial

Toutes les céréales se prêtent à l'amylase, toutefois, depuis les temps anciens, certaines ont été préférées. D'autres ne sont pas mentionnées ici faute de trouver un nom précis de bière traditionnelle qui en fasse usage.

Bière d'avoine[modifier | modifier le code]

Céréale assez pauvre destinée à l'alimentation animale, et par défaut à des bières rustiques :

Bière de blé[modifier | modifier le code]

Verre de kvas

En raison de la prédilection de son usage en panification, cette céréale est moins usitée en brasserie que l'orge.

Bière d'amidonnier[modifier | modifier le code]

Cette céréale rustique était très prisée par les Anciens et on la retrouve notamment dans :

Bière de blé tendre ou de froment[modifier | modifier le code]

Il en existe plusieurs variétés en Europe de l'Est et en Afrique brassées à partir de malt de blé :

  • Bouza et Kishk (Égypte, Nigéria, Soudan)
  • Hemeket (Égypte antique)
  • Kvas (Biélorussie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Ouzbékistan, Pologne, Russie, Ukraine)
  • Maijiu (Chine ancienne)
  • Sahti (Finlande)
  • Tella ou Talla (Éthiopie)

Bière d'épeautre[modifier | modifier le code]

Bol de pito

Cette ancienne céréale est rarement employée :

Bière de lin[modifier | modifier le code]

Céréale employée uniquement dans les quelques régions[Où ?] où elle est fortement exploitée.

Bière de malt[modifier | modifier le code]

Il en existe plusieurs variétés en Afrique et en Amérique selon le type de malt utilisé :

  • mil : Dolo (MALI), Chibuku (Zambie), Bangberu (Gabon), Busaa et Bousa (Éthiopie, Kenya, Ouganda, Tanzanie), Kaffir beer, Bantu beer, Sekete ou Utshwala (Afrique du Sud, Zimbabwe), Kibuku (Congo), Kwete (Ouganda)
    Bol de chicha
  • sorgho :Ikigage (Amarwa y'amasaka) (Rwanda), Chibuku et Walwa wamasa (Zambie, Zimbabwe), Kaffir beer, Bantu beer, Imfulamfula, Isiqatha, Sekete, Umqombotha ou Utshwala (Afrique du Sud)
  • blé : Tella ou Talla (Éthiopie)
  • maïs : Abati (Argentine, Paraguay), Atol de maíz tierno (Guatemala), Bangberu, Gualo, Kibuku et Ovallo (Congo), Batári, Charagua, Chicha, Izquiate, Nahua, Ostoche, Quebranta huesos, Sendecho, Sugíki, Tepache et Tesgüino (Mexique), Bordè (Éthiopie), Byala et Riadleku (Mozambique), Capata et Cimbombo (Angola), Chibuku (Zambie), Doko (République Centrafricaine), Flatta (Guinée), Gir et Sekete (Nigéria), Ndoro (Mali), Outega (Comores), Pito, Nandom, Kokmba, Togo et Dagarti (Ghana, Nigéria), Oshikundu (Angola, Namibie), Pombe (Tanzanie), Sora (Pérou), Tchapalo ou Chapalo (Bénin, Burkina Fasso, Côte d'Ivoire, Niger, Togo), Tiswin (États-Unis), Walwa wakabaka (Zimbabwe)

Certaines variétés emploient des racines à la place du malt :

D'autres sont machées puis recuites :

Bière de mil[modifier | modifier le code]

Beaucoup de variétés de mil existent offrant diverses recettes de bières selon leurs ingrédients ou mélanges, tant en Asie qu'en Afrique ou en Amérique.

Bière d'éleusine[modifier | modifier le code]

Cette céréale secondaire joue un rôle important dans certains pays africains avec notamment :

  • Amargwa y uburo (Rwanda)
  • Amasoni (Kenya)
  • Aua (Congo)
  • Busaa et Bousa (Kenya, Ouganda, Tanzanie)
  • Chang, Tongba ou Marwa (Bhoutan, Chine, Inde, Népal)
  • Daloy et Tchergue (Cameroun)
  • Tchapalo ou Chapalo (Bénin, Burkina Fasso, Côte d'Ivoire, Niger, Togo)

Bière de fonio noir[modifier | modifier le code]

Rare et très ancienne céréale africaine :

  • Tchapalo ou Chapalo ou Dolo (Mali, Bénin, Burkina Fasso, Côte d'Ivoire, Niger, Togo)
Dolotière

Bière de millet[modifier | modifier le code]

Il en existe plusieurs variétés en Afrique et en Asie selon le type de malt utilisé :

  • millet : Ajon (Ouganda), Antakar, Cochate, Nylon et Pipi (Tchad), Arehara et Burkutu (Niger), Balsa, Bia, Bours, Bumma, Doley, Ouzam, Peh et Yi (Cameroun), Bière de mil et Pourr (Sénégal), Bozo (Kirghisistan), Bouza (Égypte, Nigéria, Soudan), Braga ou Bosa (Europe de l'Est), Chang, Tongba ou Marwa (Bhoutan, Chine, Inde, Népal), Dam (Bénin, Burkina Fasso, Ghana, Togo), Finyipe, Katata et Nshikwa (Zambie), Impeke (Burundi), Jaanr ou Bhatte jaanr (Inde), Kaffir beer, Bantu beer, Imfulamfula, Isiqatha, Umqombotha ou Utshwala (Afrique du Sud, Zimbabwe), Khaung, Chin khaung ou Kachin khaung (Birmanie), Mahango, Oshikundu et Ontaku (Angola, Namibie), Mahewu et Magada (Zimbabwe), Merissa (Soudan), Otheka et Pala (Mozambique), Parabiè (Grèce antique), Phumpha (Malawi), Raam (Burkina Fasso), Sujiu (Chine ancienne), Tchapalo ou Chapalo (Bénin, Burkina Fasso, Côte d'Ivoire, Niger, Togo)
  • sorgho : Kaffir beer, Bantu beer, Imfulamfula, Isiqatha, Umqombotha ou Utshwala (Afrique du Sud, Zimbabwe)
  • blé : Tella ou Talla (Éthiopie)
Zoulous préparant la Kaffir beer.

Bière de millet des oiseaux[modifier | modifier le code]

Rare variété utilisée en Inde dans les zones tribales:

Bière de sorgho[modifier | modifier le code]

Tongba de chang

Il en existe plusieurs variétés en Afrique selon le type de malt utilisé :

  • millet : Dolo (Burkina Fasso, Mali), Kaffir beer, Bantu beer, Imfulamfula, Isiqatha, Umqombotha ou Utshwala (Afrique du Sud, Zimbabwe), Pito (Nigéria), Sibamu (Zambie)
  • sorgho : Abrey et Merissa (Soudan), Ajouet et Bussa (Ouganda), Amgba, Balsa, Bolo, Doleyna, Fourdou, Himi, Kass, Koumorri, Mgba, Mouzoum, Soum, Suma et Zoum (Cameroun), Amargwa orikagage (Kenya, Rwanda), Bazagbara, Bofunda et Kibuku (Congo), Bil bil ou Bili bili (Cameroun, République Centrafricaine, Tchad), Bojalwa ou Khadi (Botswana), Bordè (Éthiopie), Burukutu (Nigéria, Bénin, Ghana), Bwalwa, Mbwejeo et Pombe (Tanzanie), Chang’aa et Nubiangin (Kenya), Chibuku (Zambie, Zimbabwe), Cochet (Tchad), Dolo (Burkina Fasso, Mali, Sénégal, Togo), Doro, Mahewu, Magada et Qîlika (Zimbabwe), Finyipe (Zambie), Gamalua et Ndyik (Kenya), Impeke (Burundi), Inturire (Rwanda), Kaffir beer, Amatonga, Boyalla, Bantu beer, Imfulamfula, Isiqatha, Umqombotha et Utshwala (Afrique du Sud, Zimbabwe), Mbarag et Ndyik (Sénégal), Otheka et Pala (Mozambique), Ocimbombo, Oshikundu, Omakau, Oumbulonga, Onkhela et Owale (Angola, Namibie), Phumpha (Malawi), Pito, Poitou, Nandom, Kokmba, Togo et Dagarti (Ghana, Nigéria), Souloum (Togo), Tchapalo ou Chapalo (Bénin, Burkina Fasso, Côte d'Ivoire, Niger, Togo), Tchoukoutou (Bénin)
  • blé : Tella ou Talla (Éthiopie)

Certaines variétés emploient des racines à la place du malt :

Bière de teff[modifier | modifier le code]

Céréale secondaire consommée en Afrique de l'Est :

Bol de makgeolli

Bière d'orge[modifier | modifier le code]

Avant d'intéresser les brasseurs industriels, l'orge a depuis longtemps été choisi pour confectionner la bière selon des recettes variées :

Bière de riz[modifier | modifier le code]

Il en existe plusieurs variétés en Asie selon le type de champignon (microscopique) utilisé ; comme elles sont préparées à base de riz cuit et non malté, les Anglo-Saxons les qualifient souvent de Rice Wine, soit « vin de riz », mais « alcool de riz » serait plus exact  :

Bière de seigle[modifier | modifier le code]

Cette céréale rustique est depuis longtemps connue dans le brassage domestique des pays de l'Est :

  • Kalja et Sahti (Finlande)
    Bouteilles de sato
  • Keptinis alus (Lituanie)
  • Kvas (Biélorussie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Ouzbékistan, Pologne, Russie, Ukraine)
Tonneau de saké

Rhizomes[modifier | modifier le code]

L'usage de tubercules ou de racines comme matière première amylacée est répandu depuis longtemps, y compris avec la pomme de terre, bien qu'ici certaines variétés ne soient pas documentées.

Bière d'igname[modifier | modifier le code]

Ce tubercule riche en féculent se prête aussi à la fermentation alcoolique :

  • Kalili (Guyane). Le célèbre anthropologue, Matthieu Le Bihan, après moult voyages dans les pays producteurs d'igname, a développé, à son retour en France, une bière à base d'igname et de ty punch, bière qu'il nomma la Vaillante. L'idée lui est venue de son observation des producteurs d'igname, ceux-ci gardant une activité sexuelle régulière très tardive, au-delà des 80 ans. Cette bière ne dépassera pas le cap expérimental. Même si cette bière donne des facultés physiques aux hommes, elle apporte aussi son lot de désagréments: jaunissement des dents, pousse rapide des onglons et surtout un effet laxatif extrême, incompatible avec l'effet aphrodisiaque recherché.

« Bière » de gingembre[modifier | modifier le code]

Cette racine bien connue a donné aux Caraïbes une boisson alcoolisée (sans matière amylacée au départ) devenue par la suite très en vogue en Amérique du Nord :

Bière de manioc[modifier | modifier le code]

Il en existe plusieurs variétés en Afrique et en Amérique selon le type de malt utilisé :

  • mil : Kaffir beer, Bantu beer, Imfulamfula, Isiqatha, Umqombotha ou Utshwala (Afrique du Sud, Zimbabwe)
  • sorgho : Burukutu (Nigéria, Ghana), Kaffir beer, Bantu beer ou Utshwala (Afrique du Sud, Zimbabwe), Otheka (Mozambique)
  • maïs : Bakno (Afrique du Sud)

Parmi ces variétés, on distingue aussi celles qui utilisent des racines à titre de source d'amylase :

Enfin certaines variétés utilisent la salive humaine comme source d'amylase :

  • Cauim (Brésil, Guyane)
    Verre de root beer
  • Chicha (Amazonie, Andes)
  • Cachiri, Kasili, Tiapi ou Kawi (Guyane, Surinam)
  • Sakura, Nihamanci, Nijiamanchi (Andes, Surinam, Brésil)
  • Malicha, Dubia ou Yakupa (Brésil)
  • Masato (Amazonie, Andes)
  • Paiwari (Antilles)

Bière de patate douce[modifier | modifier le code]

Ce tubercule est souvent utilisée en remplacement du maïs :

« Bière » au sassafras[modifier | modifier le code]

Cette racine est utilisée pour parfumer une boisson parfois alcoolisée (mais ne contenant pas de matière amylacée au départ) originaire d'Amérique du Nord :

Fruits[modifier | modifier le code]

Les fruits sont très rarement mis à contribution pour l'élaboration de la bière mis à part les variétés amylacées dont la banane à bière est le principal représentant. Pour les autres, un ajout de céréales est nécessaire au brassage.

« Bière » d'ananas[modifier | modifier le code]

  • Bush beer (Îles Cook, Hawaï, Polynésie)
  • Tepache (Mexique), bien que qualifié parfois de bière, il s'agit d'un cocktail.

Bière de banane[modifier | modifier le code]

Il en existe plusieurs variétés en Afrique, en Amérique et en Océanie selon le type de malt utilisé :

  • éleusine : Wari wa umbi (Tanzanie)
  • mil : Mbégé et Orubisi (Tanzanie)
  • sorgho : Agadadigi (Nigéria), Amavu, Kasiksi ou Kasi-kisi (Congo), Barwokole et Urwaga (Kenya), Butunda, Inkangaza et Ruhanzwe (Rwanda), Kisubi, Tonto, Ndizi, Musa, Kivuru, Kabula, Mbidde, Mwenge, Lubisi, Omulamba, Urgwagwa et Warangi (Ouganda, Rwanda, Burundi), Mbégé, Pombe et Wari (Tanzanie), Ogaza (Gabon)
  • Bush beer (Îles Cook, Hawaï, Polynésie)
  • Chicha (Amazonie, Andes)
  • Masato (Amérique centrale)

« Bière » de datte[modifier | modifier le code]

Jarre de kvas en fermentation.

Rarement rencontrée car souvent reliée au vin de palme :

  • Shekhar (Palestine antique), les historiens sont divisés quant au type de cette boisson (vin ou bière ?).

Bière de fruit à pain[modifier | modifier le code]

Ce fruit de l'arbre à pain offre un matériau proche des féculents :

  • Masato (Amazonie, Pérou) : le masato est fait soit avec du manioc (semble le plus fréquent[2]), soit avec du fruit à pain, soit avec du palmier pêche (Bactris gasipaes)[3]

« Bière » de muratina[modifier | modifier le code]

Ce fruit de l'arbre à saucisse est utilisé bien qu'il ait la réputation de ne pas être comestible :

« Bière » d'orange[modifier | modifier le code]

  • Bush beer, Koni, Kona, Kava et Maori kawa (Îles Cook, Polynésie, Hawaï)
  • Tepache (Mexique), bien que qualifié parfois de bière, il s'agit d'un cocktail.

Plantes diverses[modifier | modifier le code]

D'autres plantes sont aussi utilisées en fonction de leurs distributions et de l'absence de céréales :

Arbres[modifier | modifier le code]

La sève, voire l'écorce, de certains arbres est aussi utilisée à titre d'ingrédient principal :

Autres ingrédients[modifier | modifier le code]

  • Miel : Braggot ou Bracket (Écosse), Cervisia (Gaule), chicha (Paraguay), En aishi et Muratina (Kenya), Inkangaza et Inturire (Rwanda), Keerxima (Chine), Médalus (Lettonie), Walwa wakasolu (Zimbabwe), Wary wa ukyi (Tanzanie)

Ferments[modifier | modifier le code]

Les bières traditionnelles utilisent nombre de micro-organismes à titre de ferment, de levure ou de starter. Parmi les plus courants on trouve :

Aspergillus niger, A. flavus, A. oryzae, Bacillus subtilis, Candida Krusei, Kloeckera apiculata, Koji, Lactobacillus bifermentans, L. casei, L. divergens, L. fermentum, L. fructivorans, L. viridescens, L. hilgardii, L. kandleri, L. delbruku, L. helieticus, L. plantarum, L. salivarius, Lactococcus lactis, Leuconostoc mesenteroides, Mucor rouxii, Penicillium damnosus, Rhizopus oryzae, Saccharomyces cerevisiae, S. elegans, Schizosaccharomycesn,Saccaromyces bruxellensis

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Huetz de Lemps, Boissons et civilisations en Afrique, Presses Universitaires de Bordeaux, 2001.
  • Éric Jolly, La pirogue ivre. Bières traditionnelles en Amazonie, Erikson Philippe (éd.), Musée français de la Brasserie, Saint-Nicolas de Port, 2004.
  • Clément Delaude et al., Munkoyo, les boissons fermentées africaines, Éditions Antoine Degive, 1993.
  • J-P Hébert & D. Griffon, Toutes les bières moussent-elles ?, Éditions Quae, 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Spécification technique n°G8-99 relative aux bières, élaborée par le Groupe permanent d'étude des marchés des denrées alimentaires (GPEM/DA) et adoptée par la Section technique de la Commission centrale des marchés le 8 février 1999: http://www.economie.gouv.fr/files/directions_services/daj/marches_publics/oeap/gem/5541-6/sup4.pdf . Cf. également http://www.economie.gouv.fr/daj/boissons-ndeg-5541-6
  2. musée de Liverpool, jarre à masato http://www.liverpoolmuseums.org.uk/wml/humanworld/worldcultures/americas/amazon/today/masquerades/beer_jars.asp
  3. [en] "There are three things that people usually make masato from: yuca root (manioc), peach palm, and breadfruit." : http://pcbg-peru.blogspot.com/2008/02/making-masato-jungle-beer.html

Liens externes[modifier | modifier le code]