Catégories des personnels des services spéciaux russes

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Il y a d’importantes spécificités russes et différences notables (par rapport à leurs équivalents dans d'autres pays du monde) dans le classement et l’usage des termes des personnels du SVR et d'autres services spéciaux russes.

Hauts fonctionnaires et dirigeants[modifier | modifier le code]

Chef de la Tchéka russe, il est l'une des figures emblématiques de la Révolution russe.
Il s'agit d'un ancien chef du KGB qui est devenu Secrétaire général du parti communiste de l'Union soviétique pendant un court laps de temps.
Iouri Drozdov avec Sergueï Jirnov dans les locaux du Namakon en 1998.
ancien Directeur adjoint de la Première direction générale du KGB (des renseignements extérieurs, devenue le Service des renseignements extérieurs de la Fédération de Russie) et directeur de la Direction « S » (les « illégaux ») de 1979 à 1991.
Ancien général du KGB et condamné par défaut à 15 ans de prison pour divulgation de secret d'État, il est en 2006 membre du conseil de direction du Musée international de l'espionnage.

Les éléments opérationnels (officiers de carrière)[modifier | modifier le code]

En effet, les personnels ou « éléments » opérationnels (оперативные сотрудники разведки, оперативные уполномоченные, оперуполномоченные, « опера » - жаргон) sont appelés en Russie les officiers de carrière (кадровые офицеры разведки). Ils sont fonctionnaires d'État avec un statut militaire spécifique.

De son vrai nom Vilyam Genrikovich Fisher et chef du réseau d'espionnage soviétique aux États-Unis, le FBI l'arrête en 1957.
La carte professionnelle de l’ancien « illégal » Sergueï Jirnov
commandant, ancien officier supérieur du Service des « illégaux » russe et soviétique, le premier espion soviétique et russe d'avoir poursuivi en justice le Service des renseignements extérieurs de la Fédération de Russie pour la non remise du diplôme d'espion de l'Institut du Drapeau rouge du KGB[1]; poursuivi en Russie pour la divulgation de secrets d'État dans les articles sur Internet, a été contraint en 2001 de s'exiler en France où il a reçu le statut de réfugié politique selon la Convention de Genève 1951.
Colonel du GRU, il a révélé une multitude de secrets sur les armes nucléaires russes et le GRU. Arrêté par ses compatriotes, son procès fut surtout un spectacle à grand déploiement.
Ex-président de la Russie, ancien lieutenant-colonel du KGB
Agent soviétique qui a espionné pour le compte de la CIA dans les années 1980, il a livré maintes informations stratégiques sur l’URSS (voir (en) [1]).
Connu sous le pseudonyme de « Farewell », il a livré à la France des documents sur les activités du KGB en Occident.

Les agents et « indics »[modifier | modifier le code]

Le mot « agent » s’emploie en Russie dans un sens assez différent[réf. nécessaire] par rapport à son utilisation occidentale et désigne non pas un « officier de carrière du service spécial », mais une « personne extérieure », un civil ou militaire (y compris d'origine étrangère) bénévole qui « aide secrètement » les officiers de carrière du renseignement à remplir leurs missions spécifiques, la plupart du temps sans aucune contrepartie pécuniaire. Donc « l’agent » en russe correspondrait en français plus à un « indicateur », « honorable correspondant », « source », « cible », « indic », « cousin », « tonton », « collabo » (агент, агентура, агент влияния, доверенное лицо, доверительная связь, секретный сотрудник – « сексот » (устарелое), « стукач » (жаргон, грубое) и т.п.)[2],[3].

Ces agents doubles travaillant au Royaume-Uni pour le compte de l'URSS ont miné la confiance des Britanniques dans le MI6 pendant des décennies.
Né le à Rotterdam, George Blake était un agent double travaillant au Royaume-Uni pour le compte de l'Union soviétique. Démasqué, jugé et condamné à 42 ans de détention, il fut emprisonné, mais réussit à s'enfuir de la prison Wormwood Scrubs en 1966. Il se réfugia en URSS. Il est l'un des agents qui a miné la confiance des britanniques dans le MI6 pendant des décennies.

Les civils[modifier | modifier le code]

Vu la taille du SVR et le nombre de ses sites, il est évident que ce service fédéral emploie également beaucoup de simples civils (personnels d’entretien et de nettoyage, chauffeurs, médecins et infirmiers, cuisiniers, électriciens, maçons, professeurs, etc.) qui ont le statut des civils « engagés volontairement» sous contrats de travail (вольнонаемные), mais aussi de simples militaires contractuels (par exemple gardiens sous contrats à durée déterminée renouvelables). Toutes ces catégories ne font pas partie des éléments opérationnels et n’ont pas toutes les contraintes de la vie professionnelle d’espions.

Les réserves du SVR[modifier | modifier le code]

La « réserve » dans le cas de SVR n’a le plus souvent de réserve que le nom et la plupart du temps désigne l’inverse.

La réserve active[modifier | modifier le code]

Lorsque les éléments opérationnels « légaux » du SVR (censés travailler sous les couvertures officielles russes - ambassades, consulats, représentations commerciales, mass médias, etc.) quittent le QG à Yasénévo et passent en première ligne pour remplir les missions sur le terrain en Russie ou à l’étranger, administrativement on dit qu’ils ont passé dans la « réserve active » (en russe « действующий резерв », « офицер действующего резерва »).

La réserve spéciale[modifier | modifier le code]

La « réserve spéciale » (en russe « Особый резерв », « офицер Особого резерва », « оперативный сотрудник Особого резерва ») est utilisée pour désigner l'ensemble des « illégaux » (éléments opérationnels en activité sous les couvertures profondes, les NOC en classification américaine, non official cover operatives) qui sont en mission sur le terrain.

Officiers en réserve[modifier | modifier le code]

À ne pas confondre avec les officiers de carrière qui ont terminé ou interrompu leur service actif au SVR, mais n’ont pas atteint l’âge limite pour passer à la retraite. Ces officiers (devenus civils) restent mobilisables sous les drapeaux en cas d'un conflit majeur et sont appelés « officiers de réserve » ou « en réserve » (en russe on utilise le mot différent : « запас » - « офицер запаса »)[4], ce qui correspond au sens français du terme. De temps en temps ils passent quelques jours en formation[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La guerre de l'ancien espion Sergueï JIRNOV contre les services secrets et les hautes administrations russes
  2. Положение об агентурном аппарате и доверенных лицах органов государственной безопасности СССР Приложение к приказу Председателя КГБ СССР от 4 июля 1983 года № 00140
  3. Инструкция по учету агентуры в органах государственной безопасности СССР Приложение № 1 к приказу Председателя КГБ СССР от 4 июля 1983 г. № 00145
  4. (ru)http://lib.deport.ru/slovar/bes/z/1-zapas.html Explication du mot « запас »
  5. (ru)http://www.astera.spb.ru/zakon/zakon/zakon2/ Les normes juridiques concernant l'enregistrement des officiers en réserve

Articles connexes[modifier | modifier le code]